Archives de Tag: électoralisme

Face à l’extrême-droite, face au capitalisme : nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

Lundi 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des luttes des travailleurs, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier. Que ce soit au sein des cortèges syndicaux (CGT, Solidaires, SCUM/CNT-SO) ou dans le cortège autonome, auquel les militants du SCALP-No Pasaran 34 ont participé, la tonalité était clairement défiante face à la mascarade électorale et à la percée de l’extrême droite.

Ces dernières décennies, les politiques libérales et sécuritaires, dont le candidat Macron est l’héritier, n’ont pu se développer que grâce à l’étouffement et à la marginalisation des luttes collectives et d’une perspective révolutionnaire. La possibilité réelle de l’arrivée au pouvoir d’un parti nationaliste, antisémite, raciste, misogyne et ultra-libéral révèle l’urgence de reconstruire par la base la solidarité de classe, afin de remettre à l’ordre du jour la transformation radicale de la société.

Il est temps de passer à l’offensive. Rejoignons, nombreuses et nombreux, la manifestation du dimanche 7 mai à 19h sur la place de la Comédie !
Nos rêves n’entrent pas dans leurs urnes !

SCALP-No Pasaran 34

scalp.mtp@live.fr www.scalp34.wordpress.com

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01/05/2017 : Un premier mai de luttes !

Pour la journée internationale de lutte des travailleurs, la manifestation partira de la place Zeus (quartier Antigone) à 10h30 ce lundi 1er mai.

Le SCALP – No Pasaran 34 sera bien entendu présent afin de réaffirmer la nécessité d’un large mouvement de classe antifasciste. Nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

– L’appel intersyndical (CGT, FSU, Solidaires) : http://lacgt34.over-blog.org/…/declaration-intersyndicale-p…
– L’appel de la CNT-SO 34 / SCUM : http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/cnt_so_34_1er_mai_17.pdf
– L’appel de Génération Ingouvernable : https://www.facebook.com/events/457059447971105/

23/04/2017 : Nuit des barricades contre la mascarade électorale

Le soir du premier tour des élections présidentielles, dimanche 23 avril à 18h sur la Place de la Comédie, des individus ont prévu de se rassembler et d’affirmer leur refus de l’Etat et de la mascarade électorale. Groupe d’action révolutionnaire, le SCALP-No Pasaran 34 appelle à participer massivement à cette première « Nuit des barricades ».

Lire ici l’appel :  Lire la suite

Pouvoir, marchandages et votes : une matinée dans les coulisses de la démocratie universitaire.

Article initialement publié sur le site montpelliérain « Le Pressoir ».

Pouvoir, marchandages et votes : une matinée dans les coulisses de la démocratie universitaire.

Mardi 10 mai 2016, c’était jour d’élection à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3. Pas une élection ouverte à tous, mais un vote au sein d’un des conseils centraux de cette université, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU). Il s’agissait, durant cette longue matinée, de désigner le futur vice-président de ce conseil, ainsi que de procéder à l’élection du futur vice-président étudiant.

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29/01/2016 : conférence-débat « Les libertaires et la gauche du capitalisme »

« Les libertaires et la gauche du capitalisme »

Jeudi 28 janvier 2016, 6 Rue Henri René  34 000  Montpellier

 Ø  19 h opération « Fallait pas » : chacun apporte de quoi manger et boire et tout est mis en commun pour le repas.

Ø  20 h Conférence-débat de et avec Miquel Amoros 

« Nous sommes immergés dans une crise qui n’est pas seulement économique mais générale : c’est la crise du capitalisme. Elle se manifeste tant au niveau structurel dans l’impossibilité d’une croissance suffisante, qu’au niveau territorial avec la prédominance du caractère destructeur de l’industrialisation.

 Ce qui a pour conséquence la croissance des inégalités, l’exclusion, les pollutions, le changement climatique, les politiques d’austérité et l’augmentation du contrôle social.

La ‘partitocratie’ est le système politique qu’adopte le capitalisme dans la phase de globalisation, et le citoyennisme est l’idéologie qui la fonde.

 Les nouveaux partis (Podemos, ciudadanos, Syriza,…) ont ici pour fonction d’éviter une rupture sociale. Leur fonction est de dissimuler la crise en reconstruisant l’État comme médiateur en ces temps de reconversion économique, d’extractivisme et d’austérité, en s’appuyant fondamentalement sur les mouvements sociaux dirigés par les classes moyennes.

Il s’agit avant tout de gérer le capitalisme, dans ou hors de la zone euro, avec le moins de dégâts possible pour ces classes-là. »

 

Appel à la réappropriation de nos vies !

Article publié dans SCALPel n°1.

Les décisions appelées « citoyennes », telles que le vote, ne sont en réalité que le moyen pour le système technico-capitaliste de mieux perdurer et d’entraîner dans sa destruction massive du monde, celle de l’homme lui-même. Car dans une société où la démocratie n’est que palabre, les pseudo-actes laissés au soin de l’homme (au « citoyen » devrons nous plutôt dire) ne restent qu’illusion pour ceux qui y croient encore. Le premier problème dans l’acte de voter est que votre choix n’en est pas un. Il est d’ors et déjà contrôlé implicitement (comme la moindre étape de votre vie dans le « monde nouveau ») par le rôle des médias omniprésents et omnipotents (historiquement, capables d’assurer un rôle de contre pouvoir…). Ceux-ci, au lieu de relayer de véritables informations sur les idées défendues par chaque parti, préfèrent donner une vue précise et puérile sur de simples personnages, ainsi qu’éviter d’interroger les problèmes réels qui nous touchent dans notre liberté humaine et feront bientôt de nous des substances inadaptés au système (développement des dispositifs de surveillance et de contrôle, ne faisant que limiter le champ des possibles à la réalisation humaine en créant une norme commune étroite; création d’un monde totalement artificiel où la machine est reine et la nature une chose à combattre…).

La question aujourd’hui que l’on refuse que vous vous posiez est simple : quelle vie un être humain comme vous a-t-il le droit de connaître ?

Elle n’est pas de savoir combien le patronat doit payer d’impôts alors que la réalité est que votre travail, à vous nouveau précaire, est une exploitation profonde, comme tout travail dans une société où la rentabilité est maîtresse et la création, l’épanouissement, absents de toute activité. Ni même de se demander comment calmer une dette qui ne va qu’en s’accroissant quand nous savons qu’elle s’inscrit dans un système économique où les bases mêmes sont synonymes d’incohérence et d’impossibilité factuelle.

En allant aux urnes, vous aurez dans vos mains ce bulletin de vote, encore aliénation : qui vous empêche de prendre vous-même les décisions concernant votre propre vie ; qui vous enchaînent aux désirs d’hommes assoiffés de pouvoir et d’argent. Alors ne choisissez pas le pire ou le « moins pire » (communément appelés « droite » et « gauche ») mais choisissez lautonomie : tant morale que pratique. Votre domination ne doit pas être un choix mais un refus. Refus du système en général que ni d’un côté ni de l’autre, il n’est question de faire disparaître.  

A bas le système capitaliste, et sa recherche effrénée de profit dans un monde qu’il crée à son image.

A bas le système technocratique, qui fait de nous des machines.

A bas la domination générale, qui nous prive de notre liberté.

« La démocratie est-elle un projet politique ? » le 11 mai

Causerie-Débat avec Jean-Louis PRAT

La question que je voudrais introduire, « La démocratie est-elle un projet politique ? », correspond au fait que, dans l’usage qu’on fait couramment, aujourd’hui, du mot « démocratie », et quel que soit le jugement, favorable ou défavorable, qu’on porte sur ce que l’on désigne par ce terme, on s’accorde pour considérer qu’il s’agit de la forme juridique et procédurale qui sert de cadre à la vie politique « moderne » – suffrage universel, élections parlementaires, présidentielles, etc., et que, par conséquent, il ne s’agit pas d’un projet politique, ni à plus forte raison d’un projet révolutionnaire : les candidats à des élections, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche », s’accordent sur la procédure, et sur la légitimité qu’elle est censée apporter aux élus.

Or cette conception de la démocratie n’est justifiée ni par l’étymologie du mot, ni par le sens que lui avaient donné les mouvements sociaux et politiques qui, au moins depuis le XVIIème siècle, avaient lutté pour l’instauration d’une société démocratique – sans remonter à la démocratie athénienne, où on élisait des stratèges, mais où il n’y avait pas d’élections parlementaires… Mais à partir du moment où on rejette cette conception procédurale de la démocratie, la question qui se pose est de savoir si le mot démocratie (comme tant d’autres mots du vocabulaire politique) peut désigner autre chose qu’une utopie, ou une rêverie nostalgique qui nous transporterait dans l’univers imaginaire de la « liberté des Anciens » (pour reprendre la formule de Benjamin Constant) ou même de cette « société contre l’Etat », que Pierre Clastres a cru pouvoir identifier dans les sociétés précoloniales des « sauvages » américains » : mon intention serait de montrer que la démocratie est inséparable d’un projet d’autonomie, au sens littéral de ce mot, c’est-à-dire d’une société qui se donne elle-même les lois qui la régissent, et qui, naturellement, ne sont pas intangibles, comme le savaient, entre autres, les rédacteurs de la Constitution de 1793 – celle-ci n’étant pas invoquée comme un modèle, mais comme un témoignage du fait que les protagonistes d’une révolution, que certains ont vite fait de cataloguer comme « bourgeoise », avaient en tête autre chose que les fictions légales du régime « moderne ».
JL PRAT

Jean-Louis Prat , philosophe demeurant dans les PO. Ce copain de Michéa a publié plusieurs articles sur la démocratie dans la revue du MAUSS, et à la Decouverte un livre sur Castoriadis.

Vendredi 11 mai 2012 à 20h30 au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René, 34 Montpellier.

Elections : piège à moutons

Excellent texte publié sur le site Montpelliérain http://zones-subversives.over-blog.com/

Alors que les élections présidentielles s’organisent, il semble indispensable de réfléchir sur les limites de la démocratie, et sur les moyens de l’abattre.

« Les enfants croient au Père Noël, les adultes votent », Pierre Desproges.

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Ne votez jamais…

Nous nous plaisons à nous envisager tels des hommes et des femmes libres, entier/es et indivisibles, que l’on ne peut couper en petits bouts pour ranger dans les tiroirs institutionnels de l’Etat ou les tiroirs caisses des patrons et autres propriétaires. Mais il n’est pas difficile de se rendre compte que tout cela n’est qu’une illusion de plus. Le fait est que nous ne parvenons pas à nous appartenir à nous mêmes. Nous sommes possédés par des maîtres, à coup de fric et de temps. Notre temps est morcelé en petits bouts au loisir des politiciens, des publicitaires, des flics, des juges, des « aides » sociales, des patrons, de la médecine, des communautés et des familles. Tous s’allient à un moment ou un autre, de façon consciente ou non, pour nous diviser, nous monter les uns contre les autres, nous représenter de force, nous dépouiller, nous enrégimenter, nous analyser, nous menacer, nous acheter et nous vendre, ou plus basiquement, nous matraquer.

Les politiciens sont de ceux qui nous achètent au meilleur prix pour nous revendre au rabais, ils sont de ceux qui nous humidifient les yeux avant de nous violer le temps de cerveau disponible. Ils prétendent représenter nos aspirations en nous les dictant, un pistolet social sur la tempe. Contre un bulletin de vote, ils nous promettent des oasis dans les tempêtes de sable de nos existences, dans le désert de faux-semblants et de misère qui peuple lamentablement nos vies ennuyées.

Bientôt, une nouvelle échéance électorale, la foire d’empoigne, l’hégémonie absolue des marchands de tapis idéologiques. Mais qui est encore assez con pour y croire sincèrement ? Qui est encore assez con pour aller voter le cœur battant comme on se rend à un premier rendez-vous amoureux ?
A peu prés personne, on va voter comme d’autres vont pointer, on va voter comme on va travailler, on va voter comme on va remplir ses déclarations d’impôt : dans l’ennui le plus total ou en baissant les yeux et en se détestant.
Certains sont ouvertement les représentants de la bourgeoisie, certains autres prétendent représenter les pauvres et les dominés, mais rien ne ressemble plus à un représentant de la bourgeoisie qu’un représentant des pauvres.

Aucun candidat ne représentera jamais notre soif de ne plus être représentés, aucun d’entre eux ne pourra jamais représenter fidèlement deux individus à la fois. Aucune élection ne pourra jamais nous rendre libre, nous rendre nos vies. Voter pour qui ou pour quoi n’est pas la question, la question est pourquoi voter ?

Aux prochaines élections, comme à toutes les autres auparavant, nous nous abstiendrons, et nous inviterons tout un chacun à faire de même, à ne pas participer à son propre esclavage. Seulement, il ne s’agit pas seulement de s’abstenir ou de déserter les urnes, il s’agit de toutes les brûler et de mettre le feu à ce monde qui nous avilit et nous dégrade, de se réapproprier nos vies, nos corps et notre dignité, et si l’intelligence ne suffit pas, la force fera l’affaire.

Révolution.

Attaquons tout ce qui nous rend faibles et nous dépossède de nos propres vies.
Libérons nous de la politique

« Soirée anti-électorale  » le 20 avril

présentée & animée par la CGA et la FA.

1 / Face aux crises et aux propositions économico-politiciennes, les élections Présidentielles 2012 apportent –elles des solutions ?

2/ Par quelles actions devons-nous répondre ?

Suivie de questions /débat.

Vendredi 20 avril 2012 à 20h30 au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René, 34000 Montpellier