La finale de la Coupe du Monde de football à Montpellier

 Près de 20 000 personnes ont fêté la victoire de l’équipe de France hier soir dans les rues de Montpellier. Au delà de l’aspect technique de ce beau match, et de l’aspect financier d’un événement d’ou sortiront surtout gagnants les multinationales et la FIFA, plusieurs faits sont à noter :
– Malgré l’impressionnant dispositif sécuritaire dans le stade de Moscou, les anarchistes des Pussy Riots ont envahi le terrain de jeu, et le joueur Kylian Mbappé a checké l’une d’entre elles devant les milliers de spectateurs, les millions de téléspectateurs, et juste sous le nez de Vladimir Poutine.
– Alors que Poutine, Macron et la présidente Croate attendaient sous la pluie les joueurs pour les féliciter, ceux-ci ne se sont pas génés pour les faire attendre et ont préféré d’abord partager entre eux leur bonheur d’être champions du monde, rompant ainsi avec le protocole.
– Dans plusieurs villes (Paris, Nantes, Lyon…etc), des émeutes massives ont éclaté contre les tentatives policières de contenir la joie des milliers de supporters dans les rues de ces villes. La tentative grossière de la préfecture de police de Paris et la RATP d’empêcher les banlieusards de venir fêter la victoire en ferment les lignes de bus a été un échec.
– A Montpellier, dans la « fan zone », quand Macron est apparu dans l’écran géant, il a été hué par les 12 000 personnes présentes.
– Sur la place de la Comédie, les célébrations ont donné lieu à une véritable et incontrôlable explosion populaire (feux d’artifices sauvages, pogos, gens qui escaladent les lampadaires géants, bataille d’eau géante, fumigènes…etc). Aux alentours de 23h15, une manifestation sauvage et spontanée est partie de la Comédie et a fait le tour dans les rues de l’écusson, avec, parmi les slogans, un « Mbappé président ! ».
En définitive, qu’on aime ou pas le football, et malgré la vague nationaliste entraînée par un tel événement, cette finale de Coupe du Monde n’a ressemblé à aucune autre.
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SCALP / No Pasaran 34
Antifascisme radical et lutte de classes à Montpellier
http://www.scalp34.wordpress.com
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A la Faculté des Sciences de Montpellier, les identitaires prêtent main forte à la droite pour étouffer le mouvement étudiant.

Ce mardi 24 avril au petit matin, un blocage symbolique de la Faculté des Sciences de Montpellier (le campus Triolet) était organisé par les étudiants mobilisés contre la mise en place de la sélection en Licence.
Une « manifestation » à l’entrée du campus attire l’attention : une douzaine de personnes agitent une grande banderole avec inscrit dessus « Non au blocage de nos facs », signé du hashtag #DéfendsTaFac. Même les élus étudiants des Corpos, eux-aussi opposés au blocage, sont surpris par cette manifestation : ils n’en sont pas à l’origine et ne semblent pas connaitre les organisateurs.
Aux alentours de 7h45, arrive un homme barbu, qui salue les personnes tenant la banderole et discute avec eux.
Cet homme, il s’agit de Martial Roudier, fils de Richard Roudier, président-fondateur du groupuscule d’extrême droite identitaire ultra-violent « Ligue du Midi ».
Comme son père, Martial Roudier aime faire parler de lui, mais plutôt par ses démêlés judiciaires : en avril 2013, il était condamné à deux ans de prison ferme pour tentative de meurtre. En effet, il avait poignardé un jeune adolescent de 16 ans.
Ce n’est pas la première fois que cet extrémiste identitaire se retrouve à côté de la fameuse banderole « Non au blocage de nos facs ». Le 26 mars, 4 jours après la violente agression fasciste contre les étudiants mobilisés de la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpellier, on retrouvait déjà Martial Roudier en train de discuter tranquillement avec les porteurs de banderole.
Un peu plus tard à l’Assemblée Générale étudiante qui s’est tenue dans un amphithéâtre du campus, c’est l’organisation de droite UNI (Union Nationale-Interuniversitaire) qui est venue en masse afin de perturber ce moment d’échange et d’organisation contre la mise en place de la sélection sociale. Rien d’étonnant, les responsables de l’UNI, en bon défenseurs de leur classe sociale, réclament depuis longtemps une sélection sociale accrue à l’entrée de l’université.

Identitaires et manifestation « étudiante » tôt le matin pour s’opposer aux étudiants en lutte, suivi d’une présence coordonnée et massive de la principale organisation de droite du campus lors de l’Assemblée Générale. Pour le SCALP – No Pasaran 34, la présence, encore une fois, d’un leader du groupuscule radical « Ligue du Midi » auprès de la « manifestation » contre le blocage n’est pas le fruit du hasard. Il ne s’agit pas là d’une initiative spontanée d’étudiants inquiétés par un éventuel blocage de leurs cours, mais bien d’une opération politique.
La lutte étudiante contre la précarité, comme tout ce qui se rattache à la lutte des classes, inquiète les bourgeois et les fascistes. Ceux-ci se rapprochent et s’organisent pour tenter d’empêcher et de diminuer les mobilisations sociales, prouvant une fois de plus que le fascisme est la meilleure arme du capitalisme contre celles et ceux qui luttent contre la barbarie capitaliste. Le weekend dernier, les identitaires tentaient une grotesque opération de communication dans les Alpes contre les migrants fuyant la misère et la guerre. Il ont été repoussés avec succès par les camarades antifascistes italiens.

Partout, ici comme ailleurs, nous repousserons ces marchands de haine et valets de l’exploitation capitaliste, par nos luttes anticapitalistes et internationalistes !

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SCALP / No Pasaran 34
Antifascisme radical et lutte de classes à Montpellier
http://www.scalp34.wordpress.com

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 4.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le quatrième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

(anti) édito : Après plus de 2 ans d’absence, « SCALPel, le journal fait à la (r)hache » est de retour pour un 4ème numéro. On espère que ça te fait plaisir ! N’hésites pas à partager SCALPel avec tes amis, tes collègues, ou à le laisser traîner dans un bar, une bibliothèque ou une salle d’attente !

LISTE DES ARTICLES :

17/07/2018 : Manifestation contre le projet de loi ELAN et la baisse des APL

Mardi 17 juillet à 14h sur la place de la Comédie;

Le projet de loi ELAN prévoit de précariser les locataires privés et HLM, vendre massivement les HLM à des profiteurs/expulseurs, détricoter l’encadrement des loyers et la loi SRU, accélérer l’expulsion des locataires les plus pauvres, écraser les maisons construites sans permis en Guyane, Construire des logements de mauvaise qualité, supprimer les normes handicap dans le neuf, perquisitionner en cas de non respect du code de l’urbanisme. Elle menace maintenant de criminaliser les occupants sans titre locatif …

Un toit c’est un droit !

14/07/2018 : Marche du 14 Juillet contre les CRA (Centres de Rétention Administrative)

Marche du 14 Juillet contre les CRA (Centres de Rétention Administrative) en solidarité avec les migrant-e-s !

EUX-ELLES, C’EST NOUS !

RDV Samedi 14 juillet 12H30 Place Aristide Briand à Sète
Atelier banderoles et pique nique sous le kiosque à partir de 11H

Le samedi 14 juillet, jour de la prise de la Bastille en 1789,
appliquons la devise républicaine Liberté/Egalité/Fraternité et
mobilisons-nous en marchant vers le CRA de Sète (15 Quai François
Maillol) pour y prendre la place des migrant.e.s. qui y sont
enfermé.e.s.

Nous exigeons la liberté pour les exilés enfermés.
Nous affirmons l’égalité entre tous les habitants du monde quel que soit
leur lieu de naissance.
Nous appelons à la fraternité, à la sororité, à la solidarité.

Assemblée Générale ExCRAdition Générale mardi 10 juillet 2018
18H à l’Astragale
L’Astragale, 21 rue Pierre Sémard à Sète

05/07/2018 : Contre-inauguration de la gare fantôme TGV de Montpellier

Citoyens, contribuables, cheminots, venez nombreux le 5 juillet à la contre-inauguration de la gare TGV de Montpellier !
Les détails de l’évènement seront envoyés aux personnes inscrites.

135 millions d’euros pour construire une nouvelle gare qui accueillera cette année 4 trains par jour. Une gare fantôme à 6 km du centre-ville, sans connexion TER ni transports en commun. Sa desserte en tramway coutera 50 millions d’euros supplémentaires.
185 millions d’euros au total alors que la gare Saint-Roch, desservie par 4 lignes de tramway à 300 mètres de la place de la Comédie, étendue et rénovée à hauteur de 55 millions d’euros en 2014, n’est absolument pas saturée.
La gare TGV de Montpellier est le symbole des dérives du « tout TGV » imposé par les gouvernements successifs. Le symbole de cette gabegie d’argent public régulièrement dénoncée par la Cour des comptes, mais sans cesse encouragée par l’État et les collectivités locales. A l’origine de la dette abyssale de la SNCF : 45 milliards d’euros !
Au moment où la réforme ferroviaire impose une cure d’austérité sans précédent aux cheminots, l’inauguration de cette nouvelle gare TGV fantôme est une véritable provocation.

Citoyens, contribuables, cheminots, venez nombreux le 5 juillet à 11h à la contre-inauguration de la gare TGV de Montpellier !

27/06/2018 : Procès du squat La Vigie Pirate

Résultat de recherche d'images pour "squats anarchiste"Rendez-vous mercredi 27 juin à 9 au tribunal d’instance de Montpellier (rue de la méditerranée) afin de soutenir les occupantes et occupants du squat « La Vigie Pirate ».

Face à une justice répressive qui cherche à expulser des camarades d’une maison désertée, solidarité !

18/06/2018 : Rassemblement contre la répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry – Montpellier 3

Après un mouvement étudiant particulièrement massif et radical, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 se venge. Un militant et porte-parole du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se retrouve la cible d’une féroce répression disciplinaire et judiciaire. La direction de l’université tente de faire passer le mouvement étudiant pour une petite agitation d’individus isolés.

Le SCALP – No Pasaran 34 relaie l’appel à solidarité contre la répression de militants étudiants à l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Rassemblement de soutien lundi 18 juin à 11h30, devant le site de Saint Charles (tramway Albert 1er)

Le communiqué du syndicat de l’université : Lire la suite

09/06/2018 : Montpellier : pas de places pour les réacs

Depuis plusieurs semaines La Manif Pour Tous, groupe réactionnaire, fascisant et anti-gay, essaie de faire son come back à Montpellier. Nous les avons déja viré de la place des martyrs de la Résistance devant la préfecture, il y a un mois. Hors de question qu’ils puissent faire leur propagande !

Machos, fachos, cathos, vous nous cassez le clito !

Rdv samedi 9 juin – 11h – place de la Comédie

Derrière des drapeaux bleus et roses et des photos de familles modèle, la bienscéance bourgeoise masque les fascistes. Luttons contre leur propagande qui opprime les libertés des homos, des femmes, des trans et de toutes les personnes discriminées pour leur genre, leur sexe, leur orientation sexuelle ou amoureuse !

Rassemblons-nous ce samedi 9 juin à 11h, place de la Comédie.

Fachos, cathos, vous nous cassez le clito !

Rappel : nos amis les réacs se rassemblent autour de leur gourou, Ludovine de la Rochère (présidente de La Marche Pour Tous), ce vendredi 8 juin au Novotel (125bis avenue de Palavas, Montpellier) à 19h15 sous le signe de l’anti-PMA/GPA.

Conseils : rester grouper / ne pas discuter avec les nazis et autres réacs / se méfier du service d’ordre

Appel provenant du Pressoir

31/05/2018 : Rassemblements pour Maxime et pour la suppression des grenades

rdv place jean jaures à montpellier à 18h le 31 mai … soutien à maxime.. pour la suppression des grenades

Les mois d’avril et mai dernier, les expulsions sur les terres de la zad à Notre-Dame-Des-Landes signifiaient des milliers de gendarmes, de tirs tendus, et d’affrontements.

Mardi 22 mai, Maxime, un jeune de 21 ans étudiant à Lille, a eu la main littéralement arrachée par l’explosion d’une grenade, tirée par les forces de l’ordre.

Peu importe qu’elle soit lacrymogène, instantanée, assourdissante, à effet de souffle, à effet psychologique, à effet combiné, modulaire, offensive ou de désencerclement.

Peu importe le nom donné à cette grenade : une grenade est une grenade.

Et peu importe également ce que Maxime a fait pour que cette grenade lui explose dans la main. Jamais cette grenade n’aurait dû être lancée, ni dans sa direction ni ailleurs, car nous ne sommes pas sur un terrain de guerre.

Il y a quatre ans, Rémi Fraisse mourrait à cause d’une grenade qui avait déjà emporté Vital Michalon 37 ans avant lui.

Cette grenade-là a été suspendue, mais l’État a jugé pertinent alors de sauver celle qui aujourd’hui a mutilé Maxime et d’autres avant lui.

Edouard W. a eu la main arrachée par une GLI F4 le 25 janvier 2001 à Lille lors d’une manifestation de pompiers.

Pascal V. a eu les orteils arraché par une GLI F4 le 29 janvier 2009 à Saint Nazaire lors d’une manifestation pour les retraites.

Mickaël C. a eu la main arraché par une GLI F4 le 26 octobre 2013 à Pont de Buis lors d’une manifestation des bonnets rouges contre les bornes écotaxe.

Robin P. a eu une partie du pied arrachée par une GLI F4 le 15 août 2017 près de Bure lors d’une manifestation contre l’enfouissement de déchets nucléaires.

Il perpétue ainsi cette fameuse doctrine française du maintien de l’ordre, le « savoir-faire à la française » qui permet à la France de faire le commerce juteux de ses armes de mort dans le monde entier.

Mais nos champs, nos forêts, nos rues et nos quartiers ne sont pas des champs de tir.

Combien de visages déjà défigurés par les flashballs et autres grenades ?

Combien de traumatismes, combien d’éclats dans les chairs de nos proches, combien de peur, combien d’existences brisées ?

Nous refusons de voir nos vies suspendues à un fil parce que des marchands de mort se jouent de nos rêves d’un monde meilleur.

Nous refusons d’accepter ces logiques meurtrières qui voudraient justifier l’usage des armes contre des populations civiles, quelle que puisse être l’idée qu’on se fait de leurs intentions : dans absolument tous les cas que nous connaissons, les forces de l’ordre n’étaient pas en état de légitime défense.

Nous exigeons que soient retirées aux forces de l’ordre ces armes qui mutilent nos chairs et celles de nos enfants.

Nous associons notre tristesse et notre colère à la douleur de Maxime et nous appelons toutes celles et ceux que cette histoire ne laissent pas indifférent-es à se rassembler ce mercredi 30 mai 2018 à 18 heures, dans toutes les villes et lieux-dits où cela sera possible. De chaque rassemblement nous ferons passer une photo à Maxime. Celles et ceux qui le souhaitent sont invité-es à venir avec un gant de couleur rouge.

POUR MAXIME ET POUR LA SUSPENSION DÉFINITIVE DE TOUTES LES GRENADES EXPLOSIVES, RASSEMBLONS-NOUS !

Ville où des rassemblements sont déjà prévus : – Paris – Lille – Dijon – Rouen (mercredi 18h au théâtre des arts à Rouen)

A NANTES, RDV 18h PLACE BOUFFAY, GANTÉ DE ROUGE

Premiers signataires :

Les ami.e.s de Maxime

Les parents et la soeur de Rémi Fraisse

Les frères de Vital Michallon

Collectif Désarmons-les !

Assemblée des blessé-es

Collectif du 22 mai

Collectif Vies volées

Le CRIME (Collectif anti-repression de Lille)

Collectif Face aux Armes de la Police

Collectif de l’ambulance partisane

Comité Vérité et Justice pour Adama

Robin P., mutilé au pied par une grenade GLI F4 à Bure le 15 août 2017

Elsa, mutilée à la main par une grenade de désencerclement à la ZAD du Testet le 7 octobre 2014

Geoffrey, mutilé au visage à Montreuil le 14 octobre 2010 (blocus pour les retraites)

Laurent, mutilé à l’oeil par une grenade de désencerclement à Paris le 15 septembre 2016 (manifestation Loi Travail)

Florent dit « Casti », mutilé à l’oeil par un tir de Flashball à Montpellier le 21 septembre 2012 (match de football)

Pierre, mutilé à l’oeil par un tir de lanceur de balle de défense à Nantes le 27 novembre 2007 (manifestation contre la LRU)

30/05/2018 : « Francisco Ferrer : pour une morale rationaliste, fraternelle et laïque »

Présentation-débat du livre par Sylvain WAGNON, enseignant–chercheur à l’université Paul-Valéry en Sciences de l’éducation 

En 2013 déjà, dans notre ouvrage « Francisco Ferrer, une éducation libertaire en héritage » aux éditions ACL, nous avions exploré l’itinéraire de Francisco Ferrer (1859-1909), fondateur et directeur de l’École moderne de Barcelone (1901-1907), afin de comprendre ses engagements pour la transformation de la société par l’école.
Son texte l’École moderne, traduit en français dans son intégralité à cette occasion, éclaire de façon nouvelle sa volonté de ne pas se replier sur une dénonciation de l’école traditionnelle et de l’éducation coercitive mais d’innover pédagogiquement.
Redécouvrir Francisco Ferrer, l’anarchiste, le pédagogue, le franc-maçon et le rationaliste du début du XXe siècle, n’est pas faire œuvre de commémoration pour le « martyr » de la libre pensée, mais il s’agit de replacer sa réflexion et son action dans son contexte.
C’est dans le même esprit qu’aujourd’hui, dans l’ouvrage « Francisco Ferrer : pour une morale rationaliste, fraternelle et laïque » publié en 2018 aux éditions ACL, nous proposons la traduction de son manuscrit « Les principes d’une morale scientifique à l’usage des écoles rationalistes? ». Cet écrit propose une analyse de sa conception de l’enseignement moral et sa volonté de mettre en œuvre une morale rationaliste, fraternelle et laïque qui reste toujours d’actualité au regard des défis auxquels est confrontée aujourd’hui la laïcité.

Mercredi 30 mai 2018, à 20h30
au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René – Montpellier.

-> http://ascaso-durruti.info/pagebarr/viecad/debetc/mai2018.html#16mai

Marine de luxe à Sète, le point sur les derniers développements

Texte du collectif « Une Marine : Pour qui ? Pour quoi ? ».

C’est tombé le 14 mai lors d’un communiqué de presse de Carole Delga, la présidente de Région. Le projet de marina pour yachts de luxe ne se ferait plus sur le quai d’Alger mais serait déplacé bassin OrsettiVous pouvez lire le communiqué de presse en bas de ce mail.

Pour l’instant, nous n’avons que très peu d’informations concernant cette annonce. Voici ce que nous comprenons à la lecture du communiqué et d’un article paru dans Midi Libre ce matin : 

– une dizaine de yachts stationnés non plus « cul à quai » mais le long des trois quais du bassin Orsetti (700m de linéaire)

– un projet qui semble toujours porté par IGY Marina et P&O : « Le projet porté conjointement par IGY Marinas et P&0 aura donc bien lieu courant 2019 mais il sera un peu différent » (article Midi Libre)

– des navires « encore plus grands que prévus » pourraient être accueillis selon Olivier Carmes, directeur du port (article Midi Libre)

– travaux d’électrification et de réseau d’eau potable prévus début 2018, arrivée des yachts printemps 2019

Le port a mis en ligne ce communiqué sur son site internet, où a également été publié leur synthèse de la consultation en ligne qui s’est déroulé en avril et mai : http://www.sete.port.fr/fr/actualites/projet-pole-daccueil-et-de-services-grande-plaisance-bilan-des-echanges

 

Cette annonce est une première victoire de notre mobilisation
Elle est une victoire à double titre.
D’abord parce qu’elle est la preuve de la force, du pouvoir d’une mobilisation citoyenne sur les décisions prises « par le haut », même lorsque les projets sont annoncés comme bouclés, irrémédiables, non modifiables. Nous avons montré que nous, en tant qu’habitants, citoyens, lorsque nous cherchons de l’information, discutons, débattons, sommes largement capables de comprendre les enjeux sociaux, économiques, environnementaux qui se cachent derrière un tel projet et de nous bâtir une expertise citoyenne. Nous sommes également
capables de construire une action collective visant à informer largement, sensibiliser, et peser sur les décisions.

Rappelons que si nous ne nous étions pas mobilisés, si nous n’avions pas interpellé les habitants, les élus, ce projet aurait été mené sans aucune réunion
publique, sans aucune consultation, avec une information minimale des habitants, pourtant les premiers concernés par les conséquences de ce projet.
Ensuite, cette annonce est une victoire pour ceux qui défendait, à travers cette mobilisation, la préservation du quai d’Alger, quai d’honneur de la ville, ouvert à tous, quai d’accueil pour tout bateau en escale. Sans notre action, le quai d’Alger était voué à une privatisation, une fermeture au public, au profit d’une entreprise privée. Cette annonce répond également aux craintes des riverains du quai d’Alger qui redoutaient une dégradation de leur cadre de vie et de nouvelles nuisances. Le quai d’Alger doit rester un espace public, un espace multi usage
et accessible à tous. Cette mobilisation a renforcé l’attachement des habitants à cet espace, nous sommes persuadés que cet attachement se traduira par une grande vigilance vis-à-vis de tout futur projet qui porterait atteinte à ce bien public.

Le collectif par son action c’est construit une expertise citoyenne et à amener une décision de bon sens pour le quai d’Alger Une première victoire, qui ne répond pas cependant à toutes nos préoccupations La Région n’a pris en compte qu’une seule des revendications portées par le collectif. Avec l’énergie amener par ces victoires, nous nous engageons dans une nouvelle étape ! Nous continuerons notre action pour obtenir toutes les réponses à nos questions non traitées aux sujets de ce projet.
Avec les connaissances acquises, nous serons également attentifs sur les projets mise en place par le port. Etant donné la relation importante entre le port et la ville de Sète, nous nous attacherons à être force de vigilance et de proposition pour la suite.

Collectif « Une marina : Pour qui? Pour quoi? »

Page Facebook : https://www.facebook.com/collectifmarinasete/

Pétition en ligne : https://www.change.org/p/r%C3%A9gion-occitanie-non-au-projet-de-marina-de-luxe-pour-m%C3%A9ga-yachts-%C3%A0-s%C3%A8te