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SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 4.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le quatrième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

(anti) édito : Après plus de 2 ans d’absence, « SCALPel, le journal fait à la (r)hache » est de retour pour un 4ème numéro. On espère que ça te fait plaisir ! N’hésites pas à partager SCALPel avec tes amis, tes collègues, ou à le laisser traîner dans un bar, une bibliothèque ou une salle d’attente !

LISTE DES ARTICLES :

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Avortement, Pikachu et manipulation

Article publié dans SCALPel n°4.

Depuis quelques mois on peut voir sur internet ou dans la rue la propagande réactionnaire du groupe « Les Survivants ».

https://i1.wp.com/img2.wikia.nocookie.net/__cb20130313231409/scratchpad/images/3/32/Pikachu2.pngVous avez peut être vu leurs sites et autres animations sur internet sans en connaître les réelles intentions : une croisade anti IVG digne des pires Catholiques intégristes.

Ainsi, ils ont développé un jeu vidéo ou il faudrait sauver Pikachu de l’avortement. Surfant sur la vague Pokémon Go, il met en scène un oeuf de Pikachu que l’internaute doit choisir de laisser éclore ou non.

Une femme qui ferait le choix d’avorter serait alors une vilaine méchante tueuse de mignon Pikachu. Une grossière technique de manipulation des jeunes publics, qui pour beaucoup n’ont pas encore été sensibilisés à la question de l’IVG et aux lourdes conséquences qu’impliquerait sa restriction, en amenant la jeunesse à associer cette pratique fondamentale dans une société de droits à la disparition d’un de leur personnage fictif favori. Une tartufferie qui fait son effet.

En utilisant les nouveaux outils d’informations, « Les Survivants » usent de  méthodes sournoises : par exemple en rachetant des noms de domaines de sites ou les jeunes vont s’informer sur la contraception et l’IVG, ou ceux des mouvements pro-choix, afin d’occuper tout l’espace médiatique et interactif. Le niveau d’indécence à été pulvérisé quand le groupe à acheté le nom de domaine « Simone Veil » quelques jours après le décès de celle qui fût porteuse de la dépénalisation de l’avortement.
Au delà du message anti-choix véhiculé, ces méthodes sont malhonnêtes et perfides. En se cachant derrière une façade de neutralité idéologique, et en feignant une démarche purement informative Ils ont réussi a s’imposer comme les premières sources visibles d’information sur le sujet ( sites ivg.net,ecoutivg.org , moncorpsmonchoix.com …etc).

Il s’agit là d’une manipulation visant en priorité les jeunes femmes les plus désarmées face a une grossesse non désirée, ce qui est donc une stratégie particulièrement répugnante consistant à cibler les personnes vulnérables. Ce genre de propagande est issu des milieux catholiques « pro-life » (anti-avortement) dont on ne compte plus les liens avec l’extrême droite. Tout ce beau
monde, enjolivé par une communication moderne et une esthétique des plus fun, milite activement pour revenir sur la loi Veil de 1975, donnant enfin le droit aux femmes de choisir la maternité ou non.
Si vous aviez vécu avant la promulgation de cette loi, vous auriez été contraints d’élever des enfants que vous n’auriez pas désiré à chaque grossesse accidentelle et ce quel que soit votre âge et votre situation sociale ou affective. Ce qui aboutissait alors à un ensemble de souffrances psychologiques, pour les parents comme pour les enfants non désirés. Tant sur le plan financier qu’affectif ou sanitaire, on ne pouvait garantir un cadre familial adéquat à une éducation correcte des enfants..

Peut-être auriez-vous alors tenté d’avoir recours à un avortement clandestin, à l’aiguille à tricoter, au péril de votre vie. Aujourd’hui encore des milliers de
femmes meurent chaque année des suites d’avortements clandestins opérés dans des conditions désastreuses à cause de cette même répression :

Il est donc impératif de réaffirmer le droit aux femmes et aux parents d’avoir ou non des enfants, de pouvoir choisir quand et comment assumer cette responsabilité, et s’ils souhaitent l’endosser ou non.
De pouvoir offrir à ces enfants des conditions décentes et stabilisantes pour leur toute nouvelle vie.

Pour finir, il est important de dresser le portrait idéologique promu par ces
campagnes, et porté en premier lieu par Emile Duport, professionnel de la
communication et des stratégies marketing, et fondateur des « Survivants ». ,Un homme donc, se positionnant en porteur de morale rétrograde, qui lutte pour
s’octroyer le droit de contrôle total de l’utérus des femmes, des jeunes filles et des hommes trans. A base de punchlines corrosives, il affirme notamment
en s’adressant à ces dernières : « Tu as un corps, il est fait comme ça pour être mère et pas pour avoir une sexualité récréative ». C’est donc, au-delà du
message « pro-vie » que cherche à imposer ce mouvement, une remise en question globale du droit des femmes à disposer de leur corps, qui devraient
être réservés à la maternité imposée, et à disposer de leur sexualité, dont les plaisirs devraient être réservés aux hommes. Nous sommes donc en 2017.
C’est aux femmes de choisir d’être mère ou non, et aucune entrave ne devrait leur être imposée dans leur sexualité. Une des bases vitales de leur émancipation est de pouvoir refuser une maternité qu’elle n’ont pas choisit et un régime de tutelle qui les condamneraient a subir des principes religieux et patriarcaux, sous peine de sanctions légales ou de stigmates moraux.

Nos corps nos choix !
Lâche mes ovaires !
Pikachu existe !

  • Il est cependant à noter que la plupart des noms  de domaines usurpés par « Les survivants » ont été bloqués par la justice.

Montpellier : la Ligue du Midi refait parler d’elle en attaquant une association humanitaire

Article du portail « La Horde ».

Alors que cela faisait bientôt un an que la Ligue du Midi, le groupuscule raciste animé par la famille Roudier, n’avait pas trop fait parler d’elle, revoilà sa poignée de militants à la manœuvre dans une « action » dont la bêtise n’a d’égal que la lâcheté (voir aussi ici et ). Après une rapide présentation des faits et des agresseurs, nous vous proposons un rappel du « palmarès » de la famille Roudier en matière de violence…

Faut quand même être sacrément débile pour choisir comme cible une association d’aide à des enfants, fussent-ils étrangers…

Le 29 juin dernier, rue Castilhon à Montpellier, une demi-douzaine d’individus pénètrent dans les locaux de l’association Raih (Réseau accueil insertion Hérault), qui s’occupe de l’accueil et la protection des mineurs étrangers isolés. Au milieu des dessins d’enfants punaisés au mur, la petite troupe d’abrutis saccagent le local sous les yeux atterrés des quelques femmes présentes, tandis qu’un papi moustachu grimpe sur une table pour tenir un discours pour ses ouailles sur les « collabos » qui aident les enfants étrangers « avec l’argent du contribuable ». Le tout est filmé et mis sur les réseaux sociaux, avec en musique de fond un morceau du groupe italien Bronson, affilié aux néofascistes de Casapound…

Richard Roudier à gauche, son fils Olivier à droite.

À la manœuvre de cette opération de com’ aussi lâche que stupide, la Ligue du Midi, un groupuscule identitaire local animé par la famille Roudier : le père, Richard Roudier est un vieux briscard de l’extrême droite radicale, sur le parcours duquel nous revenons en détail dans un autre article à lire ici. Il est accompagné de son fils Olivier, l’un des plus excités ce jour-là et reconnaissable à son béret immanquablement vissé sur le crâne, qui lui aussi fera prochainement l’objet d’un portrait de notre part.

Carl-Hugo Pinto Sendra : mytho un jour, mytho toujours…

Enfin, parmi les autres militants présents ce jour-là, on a pu reconnaitre un certain Carl-Hugo Pinto Sendra, militant de la Ligue du Midi mais aussi de l’Action française, animateur d’un pauvre blog et amateur de National-Socialist Black Metal (NSBM) : il est d’ailleurs actuellement à la recherche d’ossements (sur son compte FB) sans doute pour de petites cérémonies privées, avis aux amateurs… Quant aux autres, sans vouloir faire de délit de faciès, disons que certains avaient la tête de l’emploi !

Une belle brochette d’abrutis…

Si, depuis un an, la Ligue du Midi avait plutôt eu tendance à moins faire parler d’elle, ses militants, et en particulier ses principaux animateurs, sont des habitués des tribunaux pour différents faits de violence. Rappel non-exhaustif des principaux « faits d’arme » de la famille Roudier.

Richard le « psychopathe »

Richard Roudier, artisan de sa propre légende, n’aime rien plus qu’évoquer ses bagarres forcément homériques contre les « bolchos » dans les années 1960, à l’époque de son engagement dans les rangs de la FEN. De cette époque, il se souvient ainsi dans son autobiographie Le Glaive et la Charrue (2013) : « C’est au cours du mois de mai [1968] que je réalise “in situ” que le corps humain peut être facilement démultiplié quand on le prolonge par une chaîne de vélo. Je gagne ici définitivement, je crois, une réputation de psychopathe ». Il fait lui-même remonter sa première condamnation pour violence à cette époque, pour avoir « séquester » deux militants socialistes, qu’il aurait enlevé en pleine rue pour les relâcher nus quelques kilomètres plus loin… On savait s’amuser, à l’époque !

Derrière le sourire et les moustaches, un adepte de la chaîne de vélo dans la gueule.

Quelques années plus tard, au début des années 1980, appliquant la « métapolitique » si chère à la Nouvelle Droite, il se met au service de Georges Fontès, dit « Monsieur Georges », passé des sociaux-démocrates du PSD au RPR (ancêtre de l’UMP), et bien décidé à arracher la ville de Béziers aux communistes : après avoir fait les petites mains pour faire la campagne de Fontès, Roudier et son ami André Troise, un ancien de l’OAS, décident de « reprendre » la Maison pour Tous aux communistes, et déboulent à une cinquantaine pour menacer le responsable culturel du lieu…

Mais Richard Roudier n’est pas qu’un ancien combattant. Plus récemment, en janvier 2000, il a été emprisonné pendant plusieurs semaines pour des violences volontaires commises lors d’une manifestation d’agriculteurs en septembre 1999, alors qu’il était membre de la FDSEA du Gard. À la même époque, au sein d’Unité Radicale (UR) puis des Identitaires, il est généralement chargé du service d’ordre, et ne rechigne pas lui-même à distribuer quelques baffes avec les fistons, y compris contre d’autres nationalistes, comme en témoignent les échanges de coups avec Yvan Benedetti et des militants de Jeune Nation à Lyon lors d’une réunion d’UR en avril 2002, ou les coups de pression mis par les Roudier contre d’autres identitaires (qui avaient osé critiquer la ligne politique du mouvement) lors du solstice de l’été 2005 en pays cathare… Il est d’ailleurs plutôt craint dans le milieu, et rares sont ceux qui osent le contredire publiquement (hein, Thibaut ?). En 2005-2006, Roudier n’hésite pas à prendre contact avec Jean-Claude Nataf dit « Michaël Carlisle », dirigeant de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupuscule sioniste d’extrême droite, responsable de nombreuses agressions violentes dans les années 2000 (Roudier et des militants de la LDJ ont d’ailleurs assuré ensemble la sécurité des « Assises internationales contre l’islamisation de l’Europe » en décembre 2010).

Tel père, tels fils

Richard Roudier parle ainsi des bagarres partagées avec ses enfants : « C’est une joie indicible et profonde qui m’a envahi chaque fois qu’à la façon de la Taverne de l’Irlandais, je me suis battu aux côtés des miens, chaque fois qu’on a partagé le boulot de violence nécessaire ». Et c’est vrai que ses fils ne sont pas en reste…

Les fils Roudier en pleine action à Bessans en 2005 : en rouge Olivier, en bleu Martial. En haut à droite, Richard console le fiston. (Photos : Midi libre)

En 2005, c’est en famille que les Roudier agressent un élu de Bessans, lui fendant la lèvre. Comme on peut le voir sur les photos ci-dessus, ils n’y vont pas de main morte : pourtant, ce jour-là, c’est Martial Roudier qui pleurniche en se jetant au sol, dans une assez cocasse inversion des rôles…

Olivier Roudier, lui, n’en est ni à son premier, ni à son dernier méfait : il a en effet été inculpé le 2 mars 2002 pour violences volontaires sur agent et port d’arme prohibée de 6ème catégorie en récidive suite à l’attaque menée le 27 février contre un rassemblement d’un comité de vigilance antifasciste. L’année suivante, il est à nouveau interpellé et placé 36 heures en garde à vue suite à une action contre Malek Boutih à Montpellier le 13 avril. En 2005, à l’occasion d’un meeting des Jeunesses identitaires à Nice, une partie des participants, dont les deux frères Roudier, participent à des affrontements après le meeting, au cours desquels un homme noir a été agressé et dépouillé. Fin juillet 2009, suite à une bagarre violente avec des jeunes à Saint-Nazaire de Pezan (où il réside alors), il est condamné à huit mois de prison dont cinq avec sursis. Toujours dans son village, deux ans plus tard, il est interpellé avec un ami pour des saluts nazis et des insultes racistes  : Olivier Roudier se justifie à la barre en juin 2012 en expliquant que c’était à cause de l’alcool, mais lors de son interpellation, il avait un poing américain sur lui… Il est condamné à 6 mois de prison ferme.

Le fils cadet de Richard, Martial Roudier, n’est pas en reste : il a lui été mis en examen pour tentative de meurtre avec un couteau suite à l‘agression d’un jeune antiraciste de 16 ans à l’occasion de la Feria des vendanges à Nîmes, en 2008, puis condamné en juin 2013 à quatre ans de prison, dont deux ans ferme.

Au-delà de ces « faits divers », nous reviendrons en détail, dans des articles à venir, sur le parcours politique de ces trois énergumènes.

La Horde

Face à l’extrême-droite, face au capitalisme : nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

Lundi 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des luttes des travailleurs, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier. Que ce soit au sein des cortèges syndicaux (CGT, Solidaires, SCUM/CNT-SO) ou dans le cortège autonome, auquel les militants du SCALP-No Pasaran 34 ont participé, la tonalité était clairement défiante face à la mascarade électorale et à la percée de l’extrême droite.

Ces dernières décennies, les politiques libérales et sécuritaires, dont le candidat Macron est l’héritier, n’ont pu se développer que grâce à l’étouffement et à la marginalisation des luttes collectives et d’une perspective révolutionnaire. La possibilité réelle de l’arrivée au pouvoir d’un parti nationaliste, antisémite, raciste, misogyne et ultra-libéral révèle l’urgence de reconstruire par la base la solidarité de classe, afin de remettre à l’ordre du jour la transformation radicale de la société.

Il est temps de passer à l’offensive. Rejoignons, nombreuses et nombreux, la manifestation du dimanche 7 mai à 19h sur la place de la Comédie !
Nos rêves n’entrent pas dans leurs urnes !

SCALP-No Pasaran 34

scalp.mtp@live.fr www.scalp34.wordpress.com

01/05/2017 : Un premier mai de luttes !

Pour la journée internationale de lutte des travailleurs, la manifestation partira de la place Zeus (quartier Antigone) à 10h30 ce lundi 1er mai.

Le SCALP – No Pasaran 34 sera bien entendu présent afin de réaffirmer la nécessité d’un large mouvement de classe antifasciste. Nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

– L’appel intersyndical (CGT, FSU, Solidaires) : http://lacgt34.over-blog.org/…/declaration-intersyndicale-p…
– L’appel de la CNT-SO 34 / SCUM : http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/cnt_so_34_1er_mai_17.pdf
– L’appel de Génération Ingouvernable : https://www.facebook.com/events/457059447971105/

06/04/2017 : Conférence-débat « La fabrique du musulman »

Jeudi 6 avril à 18h, dans la salle Camproux de la Maison des Etudiants de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier(SCUM) organise une conférence-débat avec Nedjib Sidi Moussa, auteur de l’ouvrage « La fabrique du musulman. Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale ».

Quatrième de couverture :

La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. »
En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.

25/01/2017 : Projection débat antiraciste « OSS 117, Rio ne répond plus »

ossMercredi 25 janvier à l’Université Paul Valéry à 18h (salle Jean Moulin de la maison des étudiants), le SCALP – No Pasaran 34 participera au débat faisant suite à la projection du film « OSS 117, Rio ne répond plus ». L’occasion de parler de racisme, d’antisémitisme, de colonialisme et de patriarcat. Une table de presse du SCALP – No Pasaran 34 sera également tenue.

Lire ici la présentation de l’évènement, par le syndicat étudiant SCUM : https://combatuniversitaire.wordpress.com/2017/01/13/oss-117-rio-ne-repond-plus-projection-et-discussion-mercredi-25-janvier/

MENACE DE MORT, VIOLENCE TRANSPHOBE ET HOMOPHOBE : tabassé-e-s pour un bout de fromage au Carrefour St Guilhem à Montpellier

Ce jeudi 22 décembre, une sordide agression s’est déroulée à Montpellier, dans le magasin Carrefour Market de la rue Saint Guihem. Le SCALP- No Pasaran 34 relaie ici le communiqué des victimes de cette agression homophobe et transphobe et témoigne de sa solidarité totale avec les personnes agresséEs. Lire la suite

08/10/2016 : « aucun être humain n’est illégal ! » rassemblement antiraciste

Pendant que des milliers de migrants meurent chaque année en méditerranée aux portes de l’Europe-forteresse, un groupuscule identitaire a entrepris de faire sa publicité en construisant un muret de parpaings devant l’entrée d’un centre d’accueil pour migrants à Montpellier.

A l’horreur d’une situation provoquée par les guerres, la misère économique et la militarisation des frontières, s’ajoute le cynisme publicitaire d’un groupuscule xénophobe.

Aucun être humain n’est illégal. Pour nous, le seul mur à construire est la barricade sur laquelle les politiques xénophobes, capitalistes, militaristes et discriminatoires viendront s’écraser.

Nous appelons à participer massivement au rassemblement de solidarité avec les migrants, qui se tiendra samedi 8 octobre à 14h devant la Préfecture de Montpellier.

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Nîmes : manifestation en hommage à Clément

Repris du site national du réseau No Pasaran (dont le SCALP 34 est membre).

À l’appel de Solidaires, CNT, NPA, SCALP, RESF/APTI/DAL, Nuit Debout, AL, AFA Nîmes, CGA 30, FSU et Ensemble !, une soixantaine de personnes ont rendu hommage à Clément Méric en manifestant dans les rues de Nîmes hier samedi 2 juillet. Deux néonazis en ont profité pour agresser des antifascistes, dont un syndicaliste de Solidaires : voici le communiqué des organisateurs.

Le cortège d’une soixantaine de personnes a parcouru le centre de Nîmes derrière une banderole : “Ni oubli, ni pardon, justice pour Clément”. Après la dispersion de la manifestation, deux skinheads néonazis sont venus provoquer un petit groupe de manifestant-es. Un des skinheads a éclaté une bouteille de bière sur le crâne d’un militant syndicaliste de SOLIDAIRES 30 et plusieurs autres camarades ont été ainsi agressée-es, puis les skinheads ont quitté les lieux, très fiers de leur coup. Notre camarade Anthony a été emmené à l’hôpital Carémeau par les pompiers. Il y est toujours en observation.

Photos : Action antifasciste Nîmes

Nous condamnons fermement cette agression, qui sonne comme une provocation douteuse au moment où nous commémorons la mort de notre camarade Clément Méric. Nous réaffirmons nos convictions antifascistes. Nous ne nous laisserons pas intimider, et nous ne laisserons pas les fascistes et leurs idées investir la rue et nos quartiers. Nous continuerons à combattre également les politiques d‘exclusion migratoires des gouvernements successifs, qui encouragent le développement des idées xénophobes.

La réaction de l’action antifasciste de Nîmes

Après que le cortège ait touché à sa fin et que les militant.es se soit dispersé.es, 2 néonazis ont décidé d’attaquer le petit groupe de 6 manifestant.es resté.es sur les lieux pour boire un coup. L’un d’eux a été assez rapidement canalisé mais le second, armé d’une bouteille en verre, s’en est prit très violemment à l’un de nos camarades, l’attaquant surtout au visage, et le rouant de coups. Faire une telle attaque lors d’un hommage à Clément Meric est un immense manque de respect, même de leur part, nous tenons à apporter tout notre soutient au camarade blessé. SIAMO TUTTI ANTIFASCISTI !