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01/05/2018 : Manifestation pour la journée internationale de lutte des travailleurs

Rendez-vous ce mardi 1er mai, pour un premier mai radicalement anticapitaliste et antifasciste !

Dans le département, les rendez vous snt les suivants :

Béziers : 10h30 -Bourse du travail
Montpellier : 10 h- Peyrou
Sète :10h- Place de la Mairie

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A la Faculté des Sciences de Montpellier, les identitaires prêtent main forte à la droite pour étouffer le mouvement étudiant.

Ce mardi 24 avril au petit matin, un blocage symbolique de la Faculté des Sciences de Montpellier (le campus Triolet) était organisé par les étudiants mobilisés contre la mise en place de la sélection en Licence.
Une « manifestation » à l’entrée du campus attire l’attention : une douzaine de personnes agitent une grande banderole avec inscrit dessus « Non au blocage de nos facs », signé du hashtag #DéfendsTaFac. Même les élus étudiants des Corpos, eux-aussi opposés au blocage, sont surpris par cette manifestation : ils n’en sont pas à l’origine et ne semblent pas connaitre les organisateurs.
Aux alentours de 7h45, arrive un homme barbu, qui salue les personnes tenant la banderole et discute avec eux.
Cet homme, il s’agit de Martial Roudier, fils de Richard Roudier, président-fondateur du groupuscule d’extrême droite identitaire ultra-violent « Ligue du Midi ».
Comme son père, Martial Roudier aime faire parler de lui, mais plutôt par ses démêlés judiciaires : en avril 2013, il était condamné à deux ans de prison ferme pour tentative de meurtre. En effet, il avait poignardé un jeune adolescent de 16 ans.
Ce n’est pas la première fois que cet extrémiste identitaire se retrouve à côté de la fameuse banderole « Non au blocage de nos facs ». Le 26 mars, 4 jours après la violente agression fasciste contre les étudiants mobilisés de la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpellier, on retrouvait déjà Martial Roudier en train de discuter tranquillement avec les porteurs de banderole.
Un peu plus tard à l’Assemblée Générale étudiante qui s’est tenue dans un amphithéâtre du campus, c’est l’organisation de droite UNI (Union Nationale-Interuniversitaire) qui est venue en masse afin de perturber ce moment d’échange et d’organisation contre la mise en place de la sélection sociale. Rien d’étonnant, les responsables de l’UNI, en bon défenseurs de leur classe sociale, réclament depuis longtemps une sélection sociale accrue à l’entrée de l’université.

Identitaires et manifestation « étudiante » tôt le matin pour s’opposer aux étudiants en lutte, suivi d’une présence coordonnée et massive de la principale organisation de droite du campus lors de l’Assemblée Générale. Pour le SCALP – No Pasaran 34, la présence, encore une fois, d’un leader du groupuscule radical « Ligue du Midi » auprès de la « manifestation » contre le blocage n’est pas le fruit du hasard. Il ne s’agit pas là d’une initiative spontanée d’étudiants inquiétés par un éventuel blocage de leurs cours, mais bien d’une opération politique.
La lutte étudiante contre la précarité, comme tout ce qui se rattache à la lutte des classes, inquiète les bourgeois et les fascistes. Ceux-ci se rapprochent et s’organisent pour tenter d’empêcher et de diminuer les mobilisations sociales, prouvant une fois de plus que le fascisme est la meilleure arme du capitalisme contre celles et ceux qui luttent contre la barbarie capitaliste. Le weekend dernier, les identitaires tentaient une grotesque opération de communication dans les Alpes contre les migrants fuyant la misère et la guerre. Il ont été repoussés avec succès par les camarades antifascistes italiens.

Partout, ici comme ailleurs, nous repousserons ces marchands de haine et valets de l’exploitation capitaliste, par nos luttes anticapitalistes et internationalistes !

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SCALP / No Pasaran 34
Antifascisme radical et lutte de classes à Montpellier
http://www.scalp34.wordpress.com

03/05/2018 : Projection « Classe de lutte » et « Le joli moi de mai » 

Jeudi 3 mai à 20h30, au Centre Ascaso-Durruti, 6 rue Henri René à Montpellier. Projection de 2 documentaires d’époque

« Classe de lutte » documentaire du Groupe Medvedkine

1969 – Durée : 37 mn

Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine.

Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière, entr’aperçue dans le film de Chris Marker et Mario Marret, « À bientôt, j’espère », et dont c’est le premier travail militant en 1968.

On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

« Le joli moi de mai » documentaire de l’ARC (Atelier de Recherche Cinématographique)

1968 – Durée : 33 mn

Les manifestations de 68 à travers l’Europe.

Regard sur quelques événements précis qui ont particulièrement marqué Mai 68.

La projection sera suivie d’un « Fallait-pas » gourmand pour ceux qui veulent rester discuter après les films

Climat répressif contre les étudiants mobilisés

Alors que depuis 3 mois, les étudiantes et étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 bloquent la fac contre la mise en place de la sélection en Licence, les pressions de la police et de la présidence de la fac se font de plus en plus fortes. Le SCALP – No Pasaran 34 apporte toute sa solidarité aux étudiants en lutte.


Communiqué de « l’interlutte », 17 avril 2018 :

Nous relayons le communiqué de l’inter-luttes sur l’université Paul Valéry de Montpellier :

Nous étudiant-e-s, personnels administratifs et techniques et enseignant-e-s de l’Université Paul-Valery et leurs soutiens, nous réunissons aujourd’hui cette conférence de presse, pour faire état de l’ambiance délétère qui règne dans notre Université.

En effet, après la répression fasciste subie le 22 mars dans l’enceinte de la faculté de droit, après la répression policière violente lors des dernières manifestations, une intervention policière, à la demande de Monsieur Patrick Gilli, est en cours de préparation – comme cela a été confirmé publiquement par le préfet. Ici, comme dans de nombreuses autres Universités, c’est le choix de la répression du mouvement étudiant qui est fait par les autorités.
Ces répressions ont pour seul but de briser le mouvement national contre la loi ORE, Parcoursup, la réforme du bac et la destruction du service public. Les étudiant-e-s, personnels et précaires s’opposent fermement à la sélection à l’Université par le biais du système de prérequis, à l’augmentation des frais d’inscriptions, à la fin de la compensation et plus globalement à la politique capitaliste et libérale de Macron.

A Montpellier, cela fait déjà plusieurs semaines que se développe une atmosphère de tension. Celle-ci est notamment le fruit de la communication et des rassemblements hasardeux organisés par la présidence, qui tendent à produire une division artificielle entre étudiants et personnels, dont les intérêts sont en réalité profondément liés.
Le 16 avril a été publié un communiqué mensonger dans lequel Patrick Gilli essaie par tous les moyens de justifier une intervention policière qui lui a déjà été refusée plusieurs fois par la préfecture. Il y est fait mention « d’armes par destinations » qui auraient été retrouvées sur le campus bien qu’aucune preuve n’ait apportée. La manifestation de samedi dernier y est également abordée. Il est évident que ces motifs sont complétement fallacieux étant donné que le Président lui-même signale qu’il a présenté sa demande d’intervention dès le milieu de la semaine dernière.
Alors qu’une délégation du comité de mobilisation a rencontré jeudi dernier des mandatés de la présidence pour organiser notamment la coordination nationale des luttes du week-end du 14 et 15 avril, le président agit comme si cette réunion n’avait jamais eu lieu, alors même que cet entretien a été enregistré avec l’accord des participants.

Ce dernier a d’ailleurs fait intervenir dès ce weekend, des agents de sécurité ne portant pas d’insignes, accompagnés de chiens, refusant de s’identifier et qui ont provoqué à plusieurs reprises des incidents avec des étudiant-e-s et des membres du personnel. Ils ont notamment menacé physiquement un membre du CHSCT qui voulait prendre en photo les preuves de la dégradation des conditions de sécurité de l’université.

De même, le président a profité de leur présence, pour tenter d’exclure les étudiants du campus, ce lundi 15 avril, en filtrant les entrées. Après avoir appelé les personnels pour leur demander de se rendre sur leur lieu de travail, il leur a finalement demandé de quitter les lieux deux heures plus tard.
Désormais, nous savons que la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente.

Nous rappelons une nouvelle fois, que nous sommes un mouvement pacifiste, malgré toute la désinformation véhiculée par le président et le ministère.

Nous condamnons fermement les actions de la présidence, que nous jugeons, avec le gouvernement, responsable du climat actuel.
L’université est avant tout un lieu d’ouverture, de savoir et de débat, il est inadmissible d’y faire intervenir la police et nous condamnons fermement toutes les interventions policières des dernières semaines.

Nous appelons tous et toutes à ne pas céder à la violence et à ne pas répondre aux cloches de la division et de la désinformation.

Demain aura lieu un meeting et un concert dans l’amphi A de l’université, réunissant cheminot-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, avocat-e-s, grévistes des CHU et bien d’autres sous le signe de la convergence des luttes. Cette même convergence qui fait tellement peur à la présidence et au gouvernement.

Vous êtes tous et toutes les bienvenu-e-s, pour une soirée joyeuse, festive et humaine, ou nous pourrons ensemble discuter du mouvement en cours, de son futur, autour d’un verre et d’un orchestre.

Signataires :

Comité de mobilisation Paul Valéry, Comité de mobilisation Sciences (Campus Triolet contre la sélection), Comité de mobilisation Droits et Sciences politiques (Rendez-nous nos droits – Montpellier Droit Science Po en lutte) , Solidaires Etudiant-e-s MontpellierSyndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUMCGT Université Montpellier 3SUD Éducation Hérault,  SNTRS-CGT, SUD Recherche, Solidaires 34, Réseau Universités Sans Frontière 34CGA Montpellier , Union des Etudiants Communistes de MontpellierComité jeunes NPA34 – MontpellierJeunes insoumis.es Montpellier

Milice fasciste milice du capital !

Jeudi 22 mars les étudiant-es sont mobilisées  contre l’infâme loi Vidal qui accroît la sélection élitiste au sein des facultés privant toujours plus les lycéen-es issu des milieux populaires d’accès aux études supérieure ;et ils ne sont pas seule a se mobiliser, des lycéen-es nombreux bloquent leur établissement : monnet joffe agropolis clémenceau et rejoignent en masse le cortège qui doit faire jonction avec la fonction publique et les cheminots menacer par les réformes libérales du gouvernement autoritaire de macron.
La manif est vraiment sympa on est très nombreux pour Montpellier plus de 7000 ! une réussite !
Suite a la manifestation on décide de se rendre a l’ag interpro qui doit avoir lieux a la faculté de droit ,celle ci décide une occupation symbolique de nuit de la faculté.
L’occupation se déroule dans une ambiance sympathique malgré la présence hargneuse de membre de la corpo de droit et de militants de l’uni qui multiplient les provocations le doyen également qui décide par exemple de fermer ..les toilettes de la fac pour dissuader les occupant-es.
Vers une heure du matin un groupe de nervis dont des membres d’extrême droite ( on sait qui vous êtes les gars..) dont certains enseigne au sein de la faculté pénètrent dans l’établissement et tabassent toutes les personnes présentes..il est  évidant que le doyen a jouer un rôle plus que trouble dans cette événement lui seul pouvait faire pénétrer ce groupe lui seul pouvait permettre aux vigiles de refermer les grilles ( au passage sur le pied d’une des victimes ) de la faculté pour protéger ces agresseurs puis leur permette de partir sous protection de la police. Cette violente agression fasciste est donc mener avec l’accord et sur ordre des autorités de la fac de droit ( mais de quel droit par le t’ont dans cette établissement du droit qui ne s’applique qu’aux pauvres?) elle démontre une fois de plus que les fascistes sont le bras armée du capital et de sa classe dirigeante : la bourgeoisie.
Les rejetons de la bourgeoisie réactionnaire de Montpellier ont monter leur vrai visages derrière leur costards et nœuds papillons bien propre et  pour certains leur professions d’enseignants se cachent le visage de personnes capable de la plus grande des violences contre tous ce qui relèvent la tête et menace leur domination. 
Il est absolument nécessaire  et vital et de participer a toute les mobilisations contre la loi Vidal et la vermine fasciste au sein des facs et dans la rue et de ne pas céder au terrorisme de l’extrême droite ou de l’état !
Ils ne nous feront pas peur ! Pétel fasciste police complice!no pasaran ! Ni fascisme ni libéralisme !

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SCALP / No Pasaran 34
Antifascisme radical et lutte de classes à Montpellier
http://www.scalp34.wordpress.com

 

Sur la mobilisation étudiante, on vous invite à lire le site du syndicat étudiant (le SCUM) ainsi que le site du comité de mobilisation.

Face à la direction de la fac, la lutte se radicalise

Article du site Le Pressoir.

La dernière assemblée du 15 mars se donne une tonalité de lutte. La précédente AG avait alors sombré dans le défouloir des briseurs de grève. L’assemblée doit être présentée non pas comme un simple espace démocratique, mais comme un outil de lutte. L’assemblée doit favoriser la prise de décision et fixer les grandes lignes d’un mouvement. Elle doit permettre l’auto-organisation de la révolte.

Assemblée de lutte

Les prises de parole expriment davantage un discours politique. Un témoignage de Toulouse dénonce les syndicats qui s’opposent à la grève et tentent de canaliser la lutte. A Toulouse, le mouvement propose un blocage économique. La proposition positive suscite l’enthousiasme. Un étudiant critique la direction de l’Université. Il demande la démission du président et propose de mettre une pression constante sur la direction de la fac.

Cravate violette sur chemise noire, un étudiant se présente comme un membre du SEUM et un sympathisant du Modem. Il prend le contre-pied du discours citoyenniste de défense de l’Université. Il propose l’abolition de l’Etat et des services publics. Il appelle à perturber les cours alternatifs mis en place par le comité de mobilisation. Il propose la grève et le blocage de la fac jusqu’à la démission du président Patrick Gilli. Il propose également de brûler la fac, sans doute l’institution plus que les bâtiments.

Un autre étudiant propose une interdiction de campus pour le président. Celui qui se prend pour un monarque aime bien interdire de campus tous ceux qu’il considère comme les meneurs de la révolte. Cette fois-ci, c’est lui qui pourrait être interdit de campus. Malheureusement, ces diverses propositions ne passent pas. Mais elles fixent un niveau d’exigence qui permet de reconduire la grève et le blocage jusqu’au 26 mars. De quoi bien organiser le mouvement et la journée inter-professionnelle du 22 mars.

Comité de mobilisation

Le comité de mobilisation qui se réunit le 16 mars prend une nouvelle tournure. Le bâtiment administratif, dans lequel siège la direction, est bloqué. Mais le président convoque les syndicats pour tenter de briser la grève. Sa manœuvre grossière échoue. Ses mails agressifs et ses multiples tentatives d’achever le mouvement permet aux étudiants et étudiantes de comprendre la véritable nature du président. Non, ce n’est pas juste un prof de gauche qui tente tant bien que mal de gérer une situation critique. C’est un bureaucrate qui veut faire régner l’ordre dans une fac élitiste fermée aux milieux populaires. Beaucoup se sentent trahis par l’attitude du président.

Le comité de mobilisation regroupe souvent une centaine de personnes qui veulent participer activement à la lutte. Certes, seuls quelques militants, la plupart des hommes, s’expriment à chaque fois. Mais ces réunions sont toujours importantes car les étudiantes et étudiants moins politisés s’expriment de manière gestuelle pour approuver un propos. Surtout, les commissions en petits groupes permettent davantage de prendre la parole pour exprimer un point de vue.

Rencontre avec Patrick et la direction

« On demande Patrick. Il est parti ? C’est à Patrick ». Voilà comment le président de la fac est annoncé. Ce qui lui enlève toute forme d’autorité ou de statut particulier. Le comité de mobilisation, comme l’assemblée, se présente comme un cadre anti-hiérarchique. Pour intervenir, il faut s’inscrire sur un tour de parole. La présidence de la fac ne comprend pas cette démarche. Des dirigeants de la fac demandent à recevoir une délégation dans leur bureau. Le comité refuse ce principe de la délégation qui consiste à confier la parole et le pouvoir à quelques syndicalistes responsables qui se font enfumer dans des bureaux administratifs. Il n’y aura plus de négociation de couloir. La délégation de l’assemblée, c’est un comité de mobilisation ouvert à tous.

Les étudiants et étudiantes n’expriment aucune agressivité ou même conflictualité. Le refus de s’adresser au pouvoir n’est pas leur motivation. Mais ils et elles restent attachés au cadre de l’auto-organisation et au refus de la délégation de pouvoir. Les membres de la direction peuvent librement s’exprimer dans le cadre du comité. Mais ils doivent s’inscrire sur un tour de parole. Ils sont ensuite appelés par leur prénom, comme le veut l’usage. Cet attachement à des principes anti-hiérarchiques est perçu par le président comme une humiliation. Il est dépossédé de son statut et de son autorité. Son discours révèle alors toute sa vacuité. Une étudiante parle fort pour s’adresser à des bureaucrates qui tournent les talons. Ils refusent de participer au comité de mobilisation et d’écouter les personnes qui s’expriment et répondent à leurs maigres arguments. La direction montre son vrai visage plein de morgue et de mépris. Mais aussi d’impuissance et de ridicule.

Paul-Va ingouvernable

Des étudiantes et étudiants s’adressent déjà au comité de mobilisation pour organiser des événements. La présidence veut une fac morte et annule tous les initiatives étudiantes. Mais le comité prend le relais. C’est maintenant le mouvement de lutte qui permet l’organisation des événements étudiants, et non plus une direction institutionnelle qui semble prendre l’eau. Le pouvoir passe aux mains du mouvement.

Après ce comité amusant, un « printemps des chaises » est lancé. Il s’agit de vider les bâtiments du matériel qui permet de fortifier les barricades. Le mouvement doit se rendre maître du campus. Les bâtiments doivent être entièrement bloqués. Mais c’est le bâtiment de la direction qui fait les frais de la plus grande inventivité. C’est une véritable pyramide qui se dresse pour empêcher la direction de se réfugier dans son palais. 
Ce n’est pas le mouvement qui a d’emblé exprimé une conflictualité frontale avec la direction. Bien au contraire. Le blocage a même semblé soutenu et cogéré avec la présidence. Mais les mails agressifs du président et la découverte d’une clique méprisante prête à briser l’avenir de la jeunesse pour se maintenir au pouvoir ont été bien plus efficaces que tous les discours de mise en garde.

Pression continue

Le 20 mars c’est le site de Saint-Charles qui est bloqué pour « mettre une pression continue sur la direction de la fac », selon l’expression décidée à l’AG. Le bâtiment abrite notamment les doctorants. Le coup est réussit. Patrick Gilli vient en personne avec toute une escorte. La DGS de la fac, responsable de la discipline et de la sécurité, mais aussi des policiers des Renseignements généraux sont de la partie. Les étudiants et étudiantes se prennent la main et avancent en sautillant. Ils font une farandole en direction du président. Cette esthétique bon enfant suffit pourtant à l’énerver et à le faire fuir. Comme Patrick Gilli le dit lui-même dans le torchon local : « le mouvement s’est radicalisé »

Même si cette lutte comporte quelques limites, notamment avec quelques étudiants qui monopolisent la parole. Ce sont souvent des militants gauchistes attachés à un discours réformiste de défense de l’Etat plutôt que de parler des effets concrets de la sélection sociale. Le cadre de l’auto-organisation devrait au contraire permettre à n’importe qui de s’approprier la lutte. Le mouvement doit maintenant s’élargir, organiser des actions pour bloquer au-delà de la fac et participer à une véritable lutte inter-professionnelle
Le mouvement s’est rapidement radicalisé. La lutte permet de réfléchir collectivement et individuellement. Le mouvement permet de se forger une réflexion critique et de prendre conscience dans notre force collective. Il ne doit plus y avoir de retour à la normale.

11/10/2017 : Appel à occuper la présidence de l’université Paul Valéry

Depuis plus d’un mois, les étudiants se mobilisent contre la précarité et pour l’inscription des « sans fac », laissés sur le carreau par la politique de sélection pratiquée par les directions d’universités. Essayant de surmonter les difficultés connues l’an dernier, le mouvement s’axe davantage sur un rapport de forces direct. Après une action de blocage réussie le deuxième jour de la rentrée, puis une assemblée générale le 21 septembre, c’est une sympathique occupation du conseil d’administration de l’université Paul Valéry qui a surpris la direction de la fac le 26 septembre. Désormais, à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’est un appel à occuper l’intégralité du bâtiment administratif de la fac qui est lancé, pour ce mercredi 11 octobre à partir de 9h.

Bloquons, luttons, occupons !

10/10/2017 : Rassemblement contre la marina de luxe à Sète

Le collectif contre le projet de marina de luxe sur le quai d’Alger à Sète organise une réunion publique afin de permettre l’expression des citoyens sur ce projet, puisque leur avis ne leur a pour l’instant pas été demandé !

Ce sera l’occasion d’échanger nos informations et d’envisager les divers moyens d’action à mener ensemble contre ce projet, mais aussi de commencer à imaginer d’autres aménagements qui permettraient une réelle appropriation de cet espace par et pour les habitants.

Le SCALP – No Pasaran 34 apporte son soutien et appelle à participer massivement à cette mobilisation se veut la plus large possible, afin de rassembler citoyens, associations, syndicats, partis politiques, au-delà de leurs différences et dans une cause commune.

Rassemblement mardi 10 octobre à 19h30, 19 Rue Honoré Euzet à Sète

Le facebook de la mobilisation : https://www.facebook.com/nonmarinasete/

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 4.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le quatrième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

(anti) édito : Après plus de 2 ans d’absence, « SCALPel, le journal fait à la (r)hache » est de retour pour un 4ème numéro. On espère que ça te fait plaisir ! N’hésites pas à partager SCALPel avec tes amis, tes collègues, ou à le laisser traîner dans un bar, une bibliothèque ou une salle d’attente !

LISTE DES ARTICLES :

Bloquer son lycée : mythes, réalités et méthodologie

Article publié dans SCALPel n°4.

Que ce soit pour réagir à une injustice au sein du lycée (règlement intérieur, sanctions disciplinaires injustes), se mobiliser contre la précarité (Loi Travail, baisse des APL …) ou juste pour faire face à l’ennui des cours, bloquer son lycée est souvent une modalité d’action efficace, mais souvent considérée comme difficile à mettre en oeuvre. En effet, plusieurs idées reçues existent sur les blocus lycéens, sur lesquelles nous souhaitons revenir :

– « Le blocus, un truc de flemmards pour sécher les cours »
-> Traiter de flemmards celles et ceux qui se pointent devant leur lycée à 6h du matin pour bloquer leur lycée, et donc potentiellement risquer des sanctions disciplinaires, c’est assez ironique ! Sur les motivations pour bloquer son lycée, si vouloir sécher les cours n’a absolument rien de honteux (dans son livre « Insoumission à l’école obligatoire », Catherine Baker en parle même comme d’un acte politique en soi), il est souvent plus simple de tout simplement pas aller en cours, plutôt que de se lancer dans un blocus. Le blocage est une modalité d’action politique assimilable à la grève chez les salariés. Pour des mineurs, la seule manière de faire grève sans avoir une absence signalée aux parents, c’est de bloquer leur établissement d’enseignement. Si il n’y a pas de cours, il n’y a pas de notification d’absences, CQFD !

– « Une minorité qui impose sa volonté à une majorité »
-> C’est vrai que dans chaque lycée, les proviseurs sont élus démocratiquement par l’ensemble des lycéens et personnels … Euh … What ? Eh non, les proviseurs sont nommés par l’Éducation Nationale ! Donc si on pose la question de la démocratie, elle devrait en priorité se poser à la gestion du lycée. De plus si un blocus est réellement minoritaire, il y a peu de chances qu’il tienne plus de 10 minutes. A t’on déjà vu (à part dans Game Of Thrones), 10 « guerriers » tenir tête à plusieurs centaines d’opposants ? Bref, si le blocus tient, c’est qu’il est, de fait, majoritaire.

– « Il faut être au moins 100 pour y arriver ! »
-> La question du nombre est moins importante que la question de l’organisation. Dans la plupart des lycées Montpelliérains, il suffit d’arriver à une quinzaine de lycéens déterminés 1H30 avant le début des cours, munis de quelques containers, pour bloquer son établissement.Bien entendu, il est touours plus simple de bloquer son lycée quand l’effet de surprise est total, et que la direction du lycée (voire les flics) n’ont pas pu prévoir quand il aura lieu.

– « Le blocus est illégal »
-> La grève est un motif légal et légitime d’absence en cours. Comme on l’a dit plus haut, la seule façon pour des lycéens et collégiens de faire grève, c’est de bloquer leur établissement. Donc, le blocus n’est pas considéré, en tant que tel, comme un acte illégal.

Si tu as besoin de conseils ou d’aide pratique pour bloquer ton lycée, ou si tu veux juste relayer ton blocus, rendez-vous sur la page facebook « Bloque ton lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/