Archives de Tag: anti-précarité

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 4.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le quatrième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

(anti) édito : Après plus de 2 ans d’absence, « SCALPel, le journal fait à la (r)hache » est de retour pour un 4ème numéro. On espère que ça te fait plaisir ! N’hésites pas à partager SCALPel avec tes amis, tes collègues, ou à le laisser traîner dans un bar, une bibliothèque ou une salle d’attente !

LISTE DES ARTICLES :

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Les chômeurs sont-ils des profiteurs ?

Article publié dans SCALPel n°4.

De fait, on pourrait tous travailler.
Le chômage est brandi sur la tête des travailleurs comme une épée de Damoclès: attention, vous risquez de vous retrouver au chômage et votre vie sera fichue. Or les patrons ont besoin du chômage pour faire peur à leurs employés, le chômage
fait partie des négociations pour maintenir les salaires bas et pour inciter les
ouvriers à être « flexibles », c’est-à-dire soumis.

Les patrons n’ont pas intérêt à ce que le chômage disparaisse sinon ils devraient mettre en oeuvre une réelle répartition des bénéfices, car si tout le monde travaille tout le monde doit être payé. Les politiciens actuels ne feront ainsi jamais disparaître le chômage puisqu’il sert aux puissants de ce pays.
Il serait si simple et profitable à tous d’abolir le salariat et de répartir le travail, mais dans le système actuel ça n’arrivera jamais.

Le chômage profite aux classes supérieures et les chômeurs sont gardés pauvres, pas pauvres au point qu’ils aient envie de se révolter, pas trop pauvres pour qu’ils
continuent de se conformer au système qui a été créé pour eux.

Pôle Emploi ne sert pas à trouver du travail (même pas 13% des chômeurs inscrits trouvent du travail grâce à cette institution) mais à surveiller les chômeurs, pour cultiver la peur de ne rien faire. Or, quand le chômeur trouvera du travail il ne deviendra jamais aussi riche que son patron.

Si on abolit le salariat et qu’on répartit le travail, le chômage ne sera plus qu’un simple souvenir.

Les allocations tuent notre pays. C’est vrai. Mais à qui sont-elles destinées ?

Article publié dans SCALPel n°4.

Les allocations d’aide au logement sont données aux gens qui sont trop pauvres pour être propriétaires afin qu’ils payent leur loyer, ainsi, en réalité, ce sont les propriétaires spéculateurs immobilier qui touchent les allocations d’aide au logement.

La sécurité sociale est versée directement aux médecins et aux pharmacies, ainsi ce ne sont pas les malades qui bénéficient de cet argent, les vrais destinataires de cet argent sont les laboratoires pharmaceutiques.
Ce sont donc des gens qui gagnent déjà énormément d’argent qui récoltent l’argent de l’État.

Les pauvres sont gardés pauvres pour que les riches restent riches. Les pauvres ne servent que de passeurs de capitaux. À travers les allocations et les aides sociales l’État entretient les riches, il faut repenser le système pour qu’il n’y ait plus de pauvres. La seule crise que subit ce pays est une mauvaise répartition des richesses.

12/09/2017 : Loi Travail XXL : contre la misère sociale, relevons la tête !

Mardi 12 septembre, toutes et tous dans la rue pour refuser la Loi Travail XXL et la misère sociale !

A Montpellier, le rendez-vous est donné à 10H30 sur l’esplanade du Peyrou. A Béziers, le rendez-vous est à 8h devant la sous-préfecture, puis un départ en bus pour Montpellier est prévu à 9h30.

Loi Travail XXL : contre la misère sociale, relevons la tête !

Il l’avait dit, il l’a fait ! Dès son élection à la présidence de la république, Emmanuel Macron annonçait la couleur : il voulait « très rapidement, avant l’automne » mettre en place l’arsenal législatif nécessaire à l’adoption au pas de charge d’une nouvelle « Loi Travail », les fameuses ordonnances. Cerise sur le gâteau, afin de financer les baisses d’impôts pour les catégories les plus fortunées de la population, on nous annonçait, au beau milieu de l’été, que les aides au logement mensuelles baisseraient de 5€ à partir du mois d’octobre.

Le gouvernement ne prend désormais plus de pincettes et annonce clairement la couleur des politiques à venir : la guerre aux pauvres.

Face à la dégradation des conditions de travail, faisant progressivement de des travailleuses et travailleurs une main d’œuvre corvéable à merci, et plus généralement face à la précarisation grandissante de couches de plus en plus larges de la population, il est temps de se défendre. Il est temps de défendre nos intérêts de classe.

Dans ce contexte, les organisations syndicales appellent à une première journée de mobilisation contre la Loi Travail XXL le mardi 12 septembre.

Ensemble, organisons la solidarité, la grève, les blocages et l’action directe, afin de faire de cette journée le point de départ d’un mouvement massif et déterminé contre la misère sociale.

Réseau No Pasaran (dont le SCALP – No Pasaran 34 fait partie)

14/06/2017 : « Grands-puits et petites victoires »

Cycle « Colères du Temps »
« Grands-puits et petites victoires »

Un film de Olivier Azam (2011)

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d?une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Mercredi 14 juin 2017, projection à 20h30 suivie d’un « Fallait-pas » pour ceux qui veulent discuter après le film
au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René – Montpellier.

04/12/2016 : Projection-débat : Le travail et sa crise (Trepalium)

Projection – débat, dimanche 4 décembre à 19h, au Royal Occupé, 13 rue Boussairolles à Montpellier.

Une projection d’un montage de Trepalium (30 minutes), suivie d’une réflexion critique autour du travail capitaliste et de sa crise (30 minutes) et d’une présentation de Libérons-nous du travail. En partant du Printemps 2016 du Comité érotique révolutionnaire (avec ses co-éditeurs). Tout cela sera suivi d’un débat autour du travail capitaliste. Des exemplaires de l’ouvrage seront disponibles en avant-première et à un prix réduit (à partir d’1 euro contre 5 euros en librairie).

tripalium \tʁi.pa.ljɔm\ masculin

1. (Antiquité) Instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles.

« Une autre tôlarde embauchée à la bibliothèque depuis longtemps lui avait fait remarquer : « « tripale », c’est comme « tripalium », c’était le nom d’un instrument de torture à trois branches chez les Romains, et c’est la racine du mot « travail ». Étymologiquement le mot « travail » vient d’un instrument de torture qui s’appelle comme les bâtiments d’ici, où ils nous exploitent et nous torturent, tu saisis ? » – (Mathieu Rigouste, Théorème de la hoggra : histoires et légendes de la guerre sociale, Collection Béton arméE, éditions BBoyKonsian, 2011.)

2. (Antiquité) (Maréchalerie) Instrument servant à ferrer de force les chevaux rétifs.

Sur facebook : https://www.facebook.com/events/1683768336315

Les étudiants « sans fac » précaires se révoltent contre l’Université Montpellier 3

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L’occupation du conseil de la vie universitaire, mardi 20 septembre.

Depuis deux semaines, les étudiants dont l’inscription est refusée par la direction de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 se mobilisent, aidés par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). En effet, l’université opère une véritable sélection sociale déguisée, qui a pour répercussion concrète de priver des étudiants précaires de l’accès à la fac, aux bourses et à un diplôme. Bien entendu, nous soutenons cette lutte qui a su assumer une forte conflictualité face à la direction de l’université, n’hésitant pas à perturber et occuper le Conseil de la Vie Universitaire (le CEVU) mardi 20 septembre. De plus, cette dynamique  lutte locale de précaires converge de plus en plus avec la mobilisation étudiante contre la Loi Travail, qui périclitait de plus en plus. Le prochain rendez-vous est donné mardi 27 septembre à 9h, devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul Valéry, afin de faire pression sur le Conseil d’Administration de la fac qui tiendra séance ce jour là.

Soyons nombreux et déterminés, contre le mépris et contre la misère sociale !

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Retrouvez ici le communiqué du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, qui lutte aux côtés des étudiants sans-fac depuis plus de deux semaines : https://combatuniversitaire.wordpress.com/2016/09/20/le-conseil-central-de-luniversite-paul-valery-occupe-par-les-sans-fac-la-mobilisation-ne-fait-que-commencer/

Manifestation sauvage et répression : des milliers de montpelliérains mobilisés contre la Loi Travail

dsc_0599Jeudi 15 septembre, les montpelliérains ont répondu présent à l’appel à mobilisation de l’intersyndicale afin d’appeler au retrait de la Loi Travail. Comme lors du printemps dernier, ce sont encore une fois les lycéens du lycée Jean Monnet qui ont été les premiers sur le pont. En effet, dès 6h du matin, une soixantaine d’élèves de ce lycée se sont rassemblés pour mettre en place un barrage filtrant devant l’entrée, sous l’œil de la direction de l’établissement, jusqu’au départ en manif sauvage d’une centaine d’entre-eux aux alentours de 8h30. Pendant ce temps quelques lycéens été restés sur place afin d’entrer dans le lycée, mégaphone en main, pour encourager les élèves à sortir de cours. La manifestation spontanée a ensuite joyeusement rejoint l’université Paul Valéry, ou une quarantaine d’étudiants postés à l’entrée tentaient de convaincre , difficilement, leurs coreligionnaires de participer au mouvement.

Au final, 200 jeunes ont traversé la ville jusqu’au centre-ville, ou l’idée d’aller débrayer le lycée Joffre s’est matérialisée concrètement par l’occupation de l’entrée du lycée durant une grosse demie heure, avant de rejoindre la manifestation intersyndicale. Le cortège jeune, rejoint par l’Assemblée Populaire de Nuit Debout, a ensuite pris la tête de la manifestation sauvage, que l’intersyndicale, après un moment d’hésitation, a ensuite suivi, au grand dam des policiers et agents de la BAC.

Plus de 2000 personnes ont ainsi déambulé à travers les rues de Montpellier, en redécorant des banques alentours, jusqu’à la préfecture ou l’intersyndicale avait prévu des interventions. Suite aux interventions syndicales, les étudiants et les habitués de Nuit Debout, suivis par quelques syndicalistes, sont ensuite partis en cortège en direction du tribunal, ou devait se tenir une assemblée populaire afin de déterminer la suite du mouvement. A peine arrivés à destination, des cris provenant de l’esplanade du Peyrou, située en surplomb du tribunal, alertent les manifestants : une interpellation, violente, a lieu.

S’en suit une course effrénée vers le lieu de l’agression policière. Là bas, des policiers en tenue anti-émeute frappent violemment des personnes qui étaient à la manifestation, sous prétexte de contrôle d’identité. A l’arrivée du cortège sur place, bien déterminé à faire cesser l’agression, les gaz lacrymogènes fusent et les policiers menacent la foule avec des flashballs, pendant que des camions de police cernent l’esplanade, formant une nasse.

Le cortège fait alors demi-tour et se disloque dans les rues adjacentes, ou plusieurs interpellations violentes ont lieu. Progressivement, un cortège se reforme spontanément en direction du commissariat de police afin d’exiger la libération des camarades interpellés.

Alors que les lycéens, les participants de la Nuit Debout et les fractions les plus déterminées du mouvement syndical avaient réussi à donner le rythme d’une manifestation sauvage, les forces de police ont délibérément saboté la tentative d’organisation en Assemblée Populaire qui en découlait et qui devait déterminer la suite du mouvement. Cette répression illustre bien la peur qu’exerce la spontanéité et la radicalité, et nous montre ainsi la voie à suivre pour continuer à lutter, toujours déterminés, contre la misère sociale et face à la répression.

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Voir les photos sur la page facebook « Bloque ton lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/

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21-28/09/2016 : projections-débat militantes « #SCUMfiction »

Les mercredis 21 et 28 septembre, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) organise deux soirées #SCUMfiction, à partir de 18h, salle Jean Moulin (maison des étudiants) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3.

Rejoignez les #SCUMfiction de septembre sur facebook : https://www.facebook.com/events/1634203950243150/


> PROJECTION-DEBAT Je lutte donc je suis – Yannis YOULOUNTASRetour ligne automatique
Salle Jean-Moulin, le mercredi 21 septembre, à 18h

« Réalisé entre l’espagne et la Grèce, ce documentaire poétique dévoile le visage de la crise sociale actuelle. En voyageant entre les lieux associatifs, les écoles et les manifestations, armé de sa caméra, Yannis YOULOUNTAS recueille de nombreux témoignages et nous les offre avec douceur. »

> PROJECTION-DEBAT En quête de sens – Nathanaël Coste et Marc de la MénardièreRetour ligne automatique
EN PRESENCE DE NATHAEL COSTERetour ligne automatique
Salle Jean-Moulin, le mercredi 28 septembre, à 18h

« Indignés face au contexte environnemental et socio-économique de notre époque, deux amis décident de faire un tour du monde des alternatives… »

A l’issue de la projection, suit un débat, avec un des co-réalisateurs, autour de ces nouveaux paradigmes.

15/09/2016 : Face à la misère sociale, une rentrée de luttes !

A Montpellier comme partout ailleurs, la mobilisation contre la Loi Travail et la misère sociale repart sur les chapeaux de roues jeudi 15 septembre. Une manifestation inter-syndicale aura lieue jeudi 15 septembre à 11h30 de la place de la Comédie à la préfecture, suivie d’une manifestation sauvage de la préfecture au TGI, puis AG de lutte devant le TGI.

A noter qu’une Assemblée Générale aura lieue mardi 13 septembre à 10h dans l’amphi A de l’Université Paul Valéry – Montpellier.

Face à la misère sociale, une rentrée de luttes !