Archives de Tag: repression

18/06/2018 : Rassemblement contre la répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry – Montpellier 3

Après un mouvement étudiant particulièrement massif et radical, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 se venge. Un militant et porte-parole du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se retrouve la cible d’une féroce répression disciplinaire et judiciaire. La direction de l’université tente de faire passer le mouvement étudiant pour une petite agitation d’individus isolés.

Le SCALP – No Pasaran 34 relaie l’appel à solidarité contre la répression de militants étudiants à l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Rassemblement de soutien lundi 18 juin à 11h30, devant le site de Saint Charles (tramway Albert 1er)

Le communiqué du syndicat de l’université : Lire la suite

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31/05/2018 : Rassemblements pour Maxime et pour la suppression des grenades

rdv place jean jaures à montpellier à 18h le 31 mai … soutien à maxime.. pour la suppression des grenades

Les mois d’avril et mai dernier, les expulsions sur les terres de la zad à Notre-Dame-Des-Landes signifiaient des milliers de gendarmes, de tirs tendus, et d’affrontements.

Mardi 22 mai, Maxime, un jeune de 21 ans étudiant à Lille, a eu la main littéralement arrachée par l’explosion d’une grenade, tirée par les forces de l’ordre.

Peu importe qu’elle soit lacrymogène, instantanée, assourdissante, à effet de souffle, à effet psychologique, à effet combiné, modulaire, offensive ou de désencerclement.

Peu importe le nom donné à cette grenade : une grenade est une grenade.

Et peu importe également ce que Maxime a fait pour que cette grenade lui explose dans la main. Jamais cette grenade n’aurait dû être lancée, ni dans sa direction ni ailleurs, car nous ne sommes pas sur un terrain de guerre.

Il y a quatre ans, Rémi Fraisse mourrait à cause d’une grenade qui avait déjà emporté Vital Michalon 37 ans avant lui.

Cette grenade-là a été suspendue, mais l’État a jugé pertinent alors de sauver celle qui aujourd’hui a mutilé Maxime et d’autres avant lui.

Edouard W. a eu la main arrachée par une GLI F4 le 25 janvier 2001 à Lille lors d’une manifestation de pompiers.

Pascal V. a eu les orteils arraché par une GLI F4 le 29 janvier 2009 à Saint Nazaire lors d’une manifestation pour les retraites.

Mickaël C. a eu la main arraché par une GLI F4 le 26 octobre 2013 à Pont de Buis lors d’une manifestation des bonnets rouges contre les bornes écotaxe.

Robin P. a eu une partie du pied arrachée par une GLI F4 le 15 août 2017 près de Bure lors d’une manifestation contre l’enfouissement de déchets nucléaires.

Il perpétue ainsi cette fameuse doctrine française du maintien de l’ordre, le « savoir-faire à la française » qui permet à la France de faire le commerce juteux de ses armes de mort dans le monde entier.

Mais nos champs, nos forêts, nos rues et nos quartiers ne sont pas des champs de tir.

Combien de visages déjà défigurés par les flashballs et autres grenades ?

Combien de traumatismes, combien d’éclats dans les chairs de nos proches, combien de peur, combien d’existences brisées ?

Nous refusons de voir nos vies suspendues à un fil parce que des marchands de mort se jouent de nos rêves d’un monde meilleur.

Nous refusons d’accepter ces logiques meurtrières qui voudraient justifier l’usage des armes contre des populations civiles, quelle que puisse être l’idée qu’on se fait de leurs intentions : dans absolument tous les cas que nous connaissons, les forces de l’ordre n’étaient pas en état de légitime défense.

Nous exigeons que soient retirées aux forces de l’ordre ces armes qui mutilent nos chairs et celles de nos enfants.

Nous associons notre tristesse et notre colère à la douleur de Maxime et nous appelons toutes celles et ceux que cette histoire ne laissent pas indifférent-es à se rassembler ce mercredi 30 mai 2018 à 18 heures, dans toutes les villes et lieux-dits où cela sera possible. De chaque rassemblement nous ferons passer une photo à Maxime. Celles et ceux qui le souhaitent sont invité-es à venir avec un gant de couleur rouge.

POUR MAXIME ET POUR LA SUSPENSION DÉFINITIVE DE TOUTES LES GRENADES EXPLOSIVES, RASSEMBLONS-NOUS !

Ville où des rassemblements sont déjà prévus : – Paris – Lille – Dijon – Rouen (mercredi 18h au théâtre des arts à Rouen)

A NANTES, RDV 18h PLACE BOUFFAY, GANTÉ DE ROUGE

Premiers signataires :

Les ami.e.s de Maxime

Les parents et la soeur de Rémi Fraisse

Les frères de Vital Michallon

Collectif Désarmons-les !

Assemblée des blessé-es

Collectif du 22 mai

Collectif Vies volées

Le CRIME (Collectif anti-repression de Lille)

Collectif Face aux Armes de la Police

Collectif de l’ambulance partisane

Comité Vérité et Justice pour Adama

Robin P., mutilé au pied par une grenade GLI F4 à Bure le 15 août 2017

Elsa, mutilée à la main par une grenade de désencerclement à la ZAD du Testet le 7 octobre 2014

Geoffrey, mutilé au visage à Montreuil le 14 octobre 2010 (blocus pour les retraites)

Laurent, mutilé à l’oeil par une grenade de désencerclement à Paris le 15 septembre 2016 (manifestation Loi Travail)

Florent dit « Casti », mutilé à l’oeil par un tir de Flashball à Montpellier le 21 septembre 2012 (match de football)

Pierre, mutilé à l’oeil par un tir de lanceur de balle de défense à Nantes le 27 novembre 2007 (manifestation contre la LRU)

Climat répressif contre les étudiants mobilisés

Alors que depuis 3 mois, les étudiantes et étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 bloquent la fac contre la mise en place de la sélection en Licence, les pressions de la police et de la présidence de la fac se font de plus en plus fortes. Le SCALP – No Pasaran 34 apporte toute sa solidarité aux étudiants en lutte.


Communiqué de « l’interlutte », 17 avril 2018 :

Nous relayons le communiqué de l’inter-luttes sur l’université Paul Valéry de Montpellier :

Nous étudiant-e-s, personnels administratifs et techniques et enseignant-e-s de l’Université Paul-Valery et leurs soutiens, nous réunissons aujourd’hui cette conférence de presse, pour faire état de l’ambiance délétère qui règne dans notre Université.

En effet, après la répression fasciste subie le 22 mars dans l’enceinte de la faculté de droit, après la répression policière violente lors des dernières manifestations, une intervention policière, à la demande de Monsieur Patrick Gilli, est en cours de préparation – comme cela a été confirmé publiquement par le préfet. Ici, comme dans de nombreuses autres Universités, c’est le choix de la répression du mouvement étudiant qui est fait par les autorités.
Ces répressions ont pour seul but de briser le mouvement national contre la loi ORE, Parcoursup, la réforme du bac et la destruction du service public. Les étudiant-e-s, personnels et précaires s’opposent fermement à la sélection à l’Université par le biais du système de prérequis, à l’augmentation des frais d’inscriptions, à la fin de la compensation et plus globalement à la politique capitaliste et libérale de Macron.

A Montpellier, cela fait déjà plusieurs semaines que se développe une atmosphère de tension. Celle-ci est notamment le fruit de la communication et des rassemblements hasardeux organisés par la présidence, qui tendent à produire une division artificielle entre étudiants et personnels, dont les intérêts sont en réalité profondément liés.
Le 16 avril a été publié un communiqué mensonger dans lequel Patrick Gilli essaie par tous les moyens de justifier une intervention policière qui lui a déjà été refusée plusieurs fois par la préfecture. Il y est fait mention « d’armes par destinations » qui auraient été retrouvées sur le campus bien qu’aucune preuve n’ait apportée. La manifestation de samedi dernier y est également abordée. Il est évident que ces motifs sont complétement fallacieux étant donné que le Président lui-même signale qu’il a présenté sa demande d’intervention dès le milieu de la semaine dernière.
Alors qu’une délégation du comité de mobilisation a rencontré jeudi dernier des mandatés de la présidence pour organiser notamment la coordination nationale des luttes du week-end du 14 et 15 avril, le président agit comme si cette réunion n’avait jamais eu lieu, alors même que cet entretien a été enregistré avec l’accord des participants.

Ce dernier a d’ailleurs fait intervenir dès ce weekend, des agents de sécurité ne portant pas d’insignes, accompagnés de chiens, refusant de s’identifier et qui ont provoqué à plusieurs reprises des incidents avec des étudiant-e-s et des membres du personnel. Ils ont notamment menacé physiquement un membre du CHSCT qui voulait prendre en photo les preuves de la dégradation des conditions de sécurité de l’université.

De même, le président a profité de leur présence, pour tenter d’exclure les étudiants du campus, ce lundi 15 avril, en filtrant les entrées. Après avoir appelé les personnels pour leur demander de se rendre sur leur lieu de travail, il leur a finalement demandé de quitter les lieux deux heures plus tard.
Désormais, nous savons que la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente.

Nous rappelons une nouvelle fois, que nous sommes un mouvement pacifiste, malgré toute la désinformation véhiculée par le président et le ministère.

Nous condamnons fermement les actions de la présidence, que nous jugeons, avec le gouvernement, responsable du climat actuel.
L’université est avant tout un lieu d’ouverture, de savoir et de débat, il est inadmissible d’y faire intervenir la police et nous condamnons fermement toutes les interventions policières des dernières semaines.

Nous appelons tous et toutes à ne pas céder à la violence et à ne pas répondre aux cloches de la division et de la désinformation.

Demain aura lieu un meeting et un concert dans l’amphi A de l’université, réunissant cheminot-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, avocat-e-s, grévistes des CHU et bien d’autres sous le signe de la convergence des luttes. Cette même convergence qui fait tellement peur à la présidence et au gouvernement.

Vous êtes tous et toutes les bienvenu-e-s, pour une soirée joyeuse, festive et humaine, ou nous pourrons ensemble discuter du mouvement en cours, de son futur, autour d’un verre et d’un orchestre.

Signataires :

Comité de mobilisation Paul Valéry, Comité de mobilisation Sciences (Campus Triolet contre la sélection), Comité de mobilisation Droits et Sciences politiques (Rendez-nous nos droits – Montpellier Droit Science Po en lutte) , Solidaires Etudiant-e-s MontpellierSyndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUMCGT Université Montpellier 3SUD Éducation Hérault,  SNTRS-CGT, SUD Recherche, Solidaires 34, Réseau Universités Sans Frontière 34CGA Montpellier , Union des Etudiants Communistes de MontpellierComité jeunes NPA34 – MontpellierJeunes insoumis.es Montpellier

30/05/2017 : Projection-débat « Mé 67, un massacre colonial »

Ce mois de mai 2017, nous commémorons les 50ans du massacre colonial de mai 1967 en Guadeloupe.

MARDI 30 MAI, UNIVERSITE PAUL-VALERY – MONTPELLIER 3

– 16h30, grande pelouse : animation musicale, par CALYPSUD STEELBANDS
– 18h, salle Charles Camproux (Maison des Etudiants), Projection-débat du film-documentaire « Sonjé… Mé 67 » , de Danik Ibrahim Zandwonis, directeur de publication du média « CaraibCreoleNews ».
 
Soirée organisée par le SCALP – No Pasaran 34 (www.scalp34.wordpress.com], et soutenue par La Case, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), Sakamaché, le CSI 34

L’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1900524426859885/

Montpellier contre la flicaille raciste !

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Twitter Le Nouveau Montpellier @LeNouveauMtp

 150 personnes ont parcouru la ville et notamment la gare bastion de la très raciste police ferroviaire (voir ici) pour crier leur mépris de ses pandores et leur colère face a l’immunité dont ils bénéficient de la part d’une justice complice. Nous avons manifesté pour réclamer justice pour Théo qui a été victime d’un viol de la part de policiers racistes a Aulnay sous bois . Nous n’oublions pas non plus l’assassinat d’Adama Traoré cet été et la répression brutale qui frappe encore sa famille dont le seul tort est de ne pas se laisser intimider par les pouvoirs publics ;
Ces violences policières témoignent de la structure raciste et sexiste de cette société capitaliste. ou les pauvres sont ghettoisé-es enfermé-es violé-es et assasiné-es en toute impunité (et d’autant plus si ce sont des personnes racisé-es ) par une police aux relents vichystes et coloniales.

Le SCALP – No Pasaran 34 s’associe à la douleur de toutes les victimes de la police et témoigne de sa solidarité envers ceux qui s’insurgent et se révoltent contre un état de fait intolérable.
Stop aux crimes de l’état !

Vive la révolte populaire !

SCALP-No Pasaran 34 – scalp.mtp@live.fr

MENACE DE MORT, VIOLENCE TRANSPHOBE ET HOMOPHOBE : tabassé-e-s pour un bout de fromage au Carrefour St Guilhem à Montpellier

Ce jeudi 22 décembre, une sordide agression s’est déroulée à Montpellier, dans le magasin Carrefour Market de la rue Saint Guihem. Le SCALP- No Pasaran 34 relaie ici le communiqué des victimes de cette agression homophobe et transphobe et témoigne de sa solidarité totale avec les personnes agresséEs. Lire la suite

06/12/2016 : Contre la répression, solidarité avec Ninon, Soline et Loïc

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Le SCALP – No Pasaran  34 appelle à participer au rassemblement devant le TGI de Montpellier le 6 décembre à 8h30 pour soutenir Ninon, Loïc et Soline, arrêtés et violentés par des policiers lors de la manifestation du 15 septembre contre la loi travail.

Contre la répression, solidarité avec Ninon, Soline et Loïc

Le 15 septembre, Soline, Ninon et Loïc ont été arrêté violemment en fin de manifestation. Soline a écrit son témoignage qui a été validé par Ninon et Loïc. Voici leur version des faits :

« A la fin de la manifestation du 15 septembre contre la loi travail, le cortège se disperse et nous rejoignons le Tribunal de Grande Instance pour soutenir une camarade inculpée et participer à une assemblée générale. Tout d’un coup, nous entendons un appel à l’aide pour quelqu’un en train de se faire frapper au Peyrou. Quand nous arrivons sur place pour porter assistance à cette personne, nous nous retrouvons entre des officiers en civil d’un côté et une rangée de policiers nationaux casqués de l’autre. Déstabilisés, nous tentons de nous regrouper tant bien que mal mais les policiers crient la charge. C’est à ce moment là que je vois mon amie Ninon se faire plaquer violemment au sol par un présumé civil, qui était en fait un policier sans brassard. Je vois mon amie en position fœtale en train de se faire frapper. Paniqués et apeurés, mon ami Loïc et moi tentons de la protéger. Loïc se fait alors stranguler, menotter, taper par un policier qui lui frottera aussi la tête au sol. Pendant ce temps, je me fais plaquer, frapper et menotter au sol. Les menottes étaient tellement serrées qu’elles m’ont broyé les poignets quand ils m’ont relevé.

Une fois au commissariat, nous serons insultés et frappés avant de passer 24h en garde à vue. Tout ça juste pour avoir voulu porter assistance à un inconnu en danger, puis à mon amie qui se faisait frapper. Je ne sais pas pourquoi mes amis et moi sommes accusés de chefs d’accusations différents : Ninon a été accusée d’ « incitation à la rébellion » et « dégradations », Loïc de « rébellion » et moi-même de « rébellion » et de « violences policières sur agent de l’ordre en exercice de ses fonctions ».

Moi, Soline, 19 ans, étudiante en langues, 1m64, aurait donc agressé physiquement un officier de police aguerri aux techniques de combat. »

Relaxe pour Ninon, Loïc et Soline !

Stop à la criminalisation des militant-e-s du mouvement social !

Rendez-vous devant le Tribunal de Grande Instance de Montpellier le 6 décembre à 8h30 !

18/11/2016 : Stop au harcèlement policier contre les militants du mouvement social

Autocollant RepressionAlors qu’il avait déjà été emprisonné suite à un piège policier cet été, Jules, un militant du mouvement social, a été arrêté en pleine rue ce jeudi 17 novembre. Le SCALP – No Pasaran 34 apporte son soutien à Jules et appelle à participer massivement au rassemblement anti-répression qui aura lieu vendredi 18 novembre 2016, à 19h30 à l’arrêt de tram Voltaire (ligne 3) à Montpellier.

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COMMUNIQUE SUITE A L’ARRESTATION D’UN DE NOS CAMARADES LE 17/11/2016
Militant actif dans la lutte contre la loi travail et contre l’état d’urgence depuis des mois, notre camarade Jules Panetier fait parti des trop nombreuses victimes de la criminalisation des mouvements politiques. Il a refusé de faire profil bas après une lourde condamnation cet été et a maintenu son engagement et sa présence dans les luttes. Aujourd’hui la police l’a interpellé en pleine rue vers 17h en centre-ville: sans aucun motif, plusieurs flics en uniforme lui ont demandés de les suivre et l’ont emmené au commissariat où il a été mis en garde à vue.
Nous ne savons pas encore de quoi il est inculpé mais ce que nous savons c’est que depuis des semaines des policiers en uniforme ou en civil harcèlent notre copain dans la rue, tentent de l’intimider, voire le menacent ouvertement d’un nouvel emprisonnement.
Encore une fois et dans un climat particulièrement puant avec les manifs de flics qui s’enchaînent, la police montre son vrai visage celui de l’arbitraire et de l’abus de pouvoir !
Liberté pour tous les prisonniers ! Stop au harcèlement de rue ! Désarmons la police !
Soyons nombreux-ses pour soutenir Jules à 19h30 à l’arrêt de tram Voltaire (ligne 3) le vendredi 18 novembre 2016.

03/11/2016 : Rassemblement de soutien devant le T.G.I en soutien à Cassandre

police-partout-justice-nulle-partContre la répression du mouvement social, un rassemblement de soutien aura lieu devant le T.G.I (Place Pierre Flotte à Montpellier) en soutien à Cassandre lors de son procès à 8H30, pour jet de peinture sur un policier lors d’une manifestation contre la Loi Travail.

La répression n’arrêtera pas nos rebellions !

Manifestation sauvage et répression : des milliers de montpelliérains mobilisés contre la Loi Travail

dsc_0599Jeudi 15 septembre, les montpelliérains ont répondu présent à l’appel à mobilisation de l’intersyndicale afin d’appeler au retrait de la Loi Travail. Comme lors du printemps dernier, ce sont encore une fois les lycéens du lycée Jean Monnet qui ont été les premiers sur le pont. En effet, dès 6h du matin, une soixantaine d’élèves de ce lycée se sont rassemblés pour mettre en place un barrage filtrant devant l’entrée, sous l’œil de la direction de l’établissement, jusqu’au départ en manif sauvage d’une centaine d’entre-eux aux alentours de 8h30. Pendant ce temps quelques lycéens été restés sur place afin d’entrer dans le lycée, mégaphone en main, pour encourager les élèves à sortir de cours. La manifestation spontanée a ensuite joyeusement rejoint l’université Paul Valéry, ou une quarantaine d’étudiants postés à l’entrée tentaient de convaincre , difficilement, leurs coreligionnaires de participer au mouvement.

Au final, 200 jeunes ont traversé la ville jusqu’au centre-ville, ou l’idée d’aller débrayer le lycée Joffre s’est matérialisée concrètement par l’occupation de l’entrée du lycée durant une grosse demie heure, avant de rejoindre la manifestation intersyndicale. Le cortège jeune, rejoint par l’Assemblée Populaire de Nuit Debout, a ensuite pris la tête de la manifestation sauvage, que l’intersyndicale, après un moment d’hésitation, a ensuite suivi, au grand dam des policiers et agents de la BAC.

Plus de 2000 personnes ont ainsi déambulé à travers les rues de Montpellier, en redécorant des banques alentours, jusqu’à la préfecture ou l’intersyndicale avait prévu des interventions. Suite aux interventions syndicales, les étudiants et les habitués de Nuit Debout, suivis par quelques syndicalistes, sont ensuite partis en cortège en direction du tribunal, ou devait se tenir une assemblée populaire afin de déterminer la suite du mouvement. A peine arrivés à destination, des cris provenant de l’esplanade du Peyrou, située en surplomb du tribunal, alertent les manifestants : une interpellation, violente, a lieu.

S’en suit une course effrénée vers le lieu de l’agression policière. Là bas, des policiers en tenue anti-émeute frappent violemment des personnes qui étaient à la manifestation, sous prétexte de contrôle d’identité. A l’arrivée du cortège sur place, bien déterminé à faire cesser l’agression, les gaz lacrymogènes fusent et les policiers menacent la foule avec des flashballs, pendant que des camions de police cernent l’esplanade, formant une nasse.

Le cortège fait alors demi-tour et se disloque dans les rues adjacentes, ou plusieurs interpellations violentes ont lieu. Progressivement, un cortège se reforme spontanément en direction du commissariat de police afin d’exiger la libération des camarades interpellés.

Alors que les lycéens, les participants de la Nuit Debout et les fractions les plus déterminées du mouvement syndical avaient réussi à donner le rythme d’une manifestation sauvage, les forces de police ont délibérément saboté la tentative d’organisation en Assemblée Populaire qui en découlait et qui devait déterminer la suite du mouvement. Cette répression illustre bien la peur qu’exerce la spontanéité et la radicalité, et nous montre ainsi la voie à suivre pour continuer à lutter, toujours déterminés, contre la misère sociale et face à la répression.

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Voir les photos sur la page facebook « Bloque ton lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/

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