Archives de Catégorie: SCALPel, le journal du SCALP 34

SCALPel, le journal fait à la (r)hache !
Retrouvez-le ici ainsi que sur nos tables de presse !
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SCALPel – numéro 1 (09/10/2013)
SCALPel – numéro 2 (11/02/2014)
SCALPel – numéro 3 (05/01/2015)
SCALPel – numéro 4 (02/09/2017)
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SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 4.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le quatrième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

(anti) édito : Après plus de 2 ans d’absence, « SCALPel, le journal fait à la (r)hache » est de retour pour un 4ème numéro. On espère que ça te fait plaisir ! N’hésites pas à partager SCALPel avec tes amis, tes collègues, ou à le laisser traîner dans un bar, une bibliothèque ou une salle d’attente !

LISTE DES ARTICLES :

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Les chômeurs sont-ils des profiteurs ?

Article publié dans SCALPel n°4.

De fait, on pourrait tous travailler.
Le chômage est brandi sur la tête des travailleurs comme une épée de Damoclès: attention, vous risquez de vous retrouver au chômage et votre vie sera fichue. Or les patrons ont besoin du chômage pour faire peur à leurs employés, le chômage
fait partie des négociations pour maintenir les salaires bas et pour inciter les
ouvriers à être « flexibles », c’est-à-dire soumis.

Les patrons n’ont pas intérêt à ce que le chômage disparaisse sinon ils devraient mettre en oeuvre une réelle répartition des bénéfices, car si tout le monde travaille tout le monde doit être payé. Les politiciens actuels ne feront ainsi jamais disparaître le chômage puisqu’il sert aux puissants de ce pays.
Il serait si simple et profitable à tous d’abolir le salariat et de répartir le travail, mais dans le système actuel ça n’arrivera jamais.

Le chômage profite aux classes supérieures et les chômeurs sont gardés pauvres, pas pauvres au point qu’ils aient envie de se révolter, pas trop pauvres pour qu’ils
continuent de se conformer au système qui a été créé pour eux.

Pôle Emploi ne sert pas à trouver du travail (même pas 13% des chômeurs inscrits trouvent du travail grâce à cette institution) mais à surveiller les chômeurs, pour cultiver la peur de ne rien faire. Or, quand le chômeur trouvera du travail il ne deviendra jamais aussi riche que son patron.

Si on abolit le salariat et qu’on répartit le travail, le chômage ne sera plus qu’un simple souvenir.

Avortement, Pikachu et manipulation

Article publié dans SCALPel n°4.

Depuis quelques mois on peut voir sur internet ou dans la rue la propagande réactionnaire du groupe « Les Survivants ».

https://i1.wp.com/img2.wikia.nocookie.net/__cb20130313231409/scratchpad/images/3/32/Pikachu2.pngVous avez peut être vu leurs sites et autres animations sur internet sans en connaître les réelles intentions : une croisade anti IVG digne des pires Catholiques intégristes.

Ainsi, ils ont développé un jeu vidéo ou il faudrait sauver Pikachu de l’avortement. Surfant sur la vague Pokémon Go, il met en scène un oeuf de Pikachu que l’internaute doit choisir de laisser éclore ou non.

Une femme qui ferait le choix d’avorter serait alors une vilaine méchante tueuse de mignon Pikachu. Une grossière technique de manipulation des jeunes publics, qui pour beaucoup n’ont pas encore été sensibilisés à la question de l’IVG et aux lourdes conséquences qu’impliquerait sa restriction, en amenant la jeunesse à associer cette pratique fondamentale dans une société de droits à la disparition d’un de leur personnage fictif favori. Une tartufferie qui fait son effet.

En utilisant les nouveaux outils d’informations, « Les Survivants » usent de  méthodes sournoises : par exemple en rachetant des noms de domaines de sites ou les jeunes vont s’informer sur la contraception et l’IVG, ou ceux des mouvements pro-choix, afin d’occuper tout l’espace médiatique et interactif. Le niveau d’indécence à été pulvérisé quand le groupe à acheté le nom de domaine « Simone Veil » quelques jours après le décès de celle qui fût porteuse de la dépénalisation de l’avortement.
Au delà du message anti-choix véhiculé, ces méthodes sont malhonnêtes et perfides. En se cachant derrière une façade de neutralité idéologique, et en feignant une démarche purement informative Ils ont réussi a s’imposer comme les premières sources visibles d’information sur le sujet ( sites ivg.net,ecoutivg.org , moncorpsmonchoix.com …etc).

Il s’agit là d’une manipulation visant en priorité les jeunes femmes les plus désarmées face a une grossesse non désirée, ce qui est donc une stratégie particulièrement répugnante consistant à cibler les personnes vulnérables. Ce genre de propagande est issu des milieux catholiques « pro-life » (anti-avortement) dont on ne compte plus les liens avec l’extrême droite. Tout ce beau
monde, enjolivé par une communication moderne et une esthétique des plus fun, milite activement pour revenir sur la loi Veil de 1975, donnant enfin le droit aux femmes de choisir la maternité ou non.
Si vous aviez vécu avant la promulgation de cette loi, vous auriez été contraints d’élever des enfants que vous n’auriez pas désiré à chaque grossesse accidentelle et ce quel que soit votre âge et votre situation sociale ou affective. Ce qui aboutissait alors à un ensemble de souffrances psychologiques, pour les parents comme pour les enfants non désirés. Tant sur le plan financier qu’affectif ou sanitaire, on ne pouvait garantir un cadre familial adéquat à une éducation correcte des enfants..

Peut-être auriez-vous alors tenté d’avoir recours à un avortement clandestin, à l’aiguille à tricoter, au péril de votre vie. Aujourd’hui encore des milliers de
femmes meurent chaque année des suites d’avortements clandestins opérés dans des conditions désastreuses à cause de cette même répression :

Il est donc impératif de réaffirmer le droit aux femmes et aux parents d’avoir ou non des enfants, de pouvoir choisir quand et comment assumer cette responsabilité, et s’ils souhaitent l’endosser ou non.
De pouvoir offrir à ces enfants des conditions décentes et stabilisantes pour leur toute nouvelle vie.

Pour finir, il est important de dresser le portrait idéologique promu par ces
campagnes, et porté en premier lieu par Emile Duport, professionnel de la
communication et des stratégies marketing, et fondateur des « Survivants ». ,Un homme donc, se positionnant en porteur de morale rétrograde, qui lutte pour
s’octroyer le droit de contrôle total de l’utérus des femmes, des jeunes filles et des hommes trans. A base de punchlines corrosives, il affirme notamment
en s’adressant à ces dernières : « Tu as un corps, il est fait comme ça pour être mère et pas pour avoir une sexualité récréative ». C’est donc, au-delà du
message « pro-vie » que cherche à imposer ce mouvement, une remise en question globale du droit des femmes à disposer de leur corps, qui devraient
être réservés à la maternité imposée, et à disposer de leur sexualité, dont les plaisirs devraient être réservés aux hommes. Nous sommes donc en 2017.
C’est aux femmes de choisir d’être mère ou non, et aucune entrave ne devrait leur être imposée dans leur sexualité. Une des bases vitales de leur émancipation est de pouvoir refuser une maternité qu’elle n’ont pas choisit et un régime de tutelle qui les condamneraient a subir des principes religieux et patriarcaux, sous peine de sanctions légales ou de stigmates moraux.

Nos corps nos choix !
Lâche mes ovaires !
Pikachu existe !

  • Il est cependant à noter que la plupart des noms  de domaines usurpés par « Les survivants » ont été bloqués par la justice.

Bloquer son lycée : mythes, réalités et méthodologie

Article publié dans SCALPel n°4.

Que ce soit pour réagir à une injustice au sein du lycée (règlement intérieur, sanctions disciplinaires injustes), se mobiliser contre la précarité (Loi Travail, baisse des APL …) ou juste pour faire face à l’ennui des cours, bloquer son lycée est souvent une modalité d’action efficace, mais souvent considérée comme difficile à mettre en oeuvre. En effet, plusieurs idées reçues existent sur les blocus lycéens, sur lesquelles nous souhaitons revenir :

– « Le blocus, un truc de flemmards pour sécher les cours »
-> Traiter de flemmards celles et ceux qui se pointent devant leur lycée à 6h du matin pour bloquer leur lycée, et donc potentiellement risquer des sanctions disciplinaires, c’est assez ironique ! Sur les motivations pour bloquer son lycée, si vouloir sécher les cours n’a absolument rien de honteux (dans son livre « Insoumission à l’école obligatoire », Catherine Baker en parle même comme d’un acte politique en soi), il est souvent plus simple de tout simplement pas aller en cours, plutôt que de se lancer dans un blocus. Le blocage est une modalité d’action politique assimilable à la grève chez les salariés. Pour des mineurs, la seule manière de faire grève sans avoir une absence signalée aux parents, c’est de bloquer leur établissement d’enseignement. Si il n’y a pas de cours, il n’y a pas de notification d’absences, CQFD !

– « Une minorité qui impose sa volonté à une majorité »
-> C’est vrai que dans chaque lycée, les proviseurs sont élus démocratiquement par l’ensemble des lycéens et personnels … Euh … What ? Eh non, les proviseurs sont nommés par l’Éducation Nationale ! Donc si on pose la question de la démocratie, elle devrait en priorité se poser à la gestion du lycée. De plus si un blocus est réellement minoritaire, il y a peu de chances qu’il tienne plus de 10 minutes. A t’on déjà vu (à part dans Game Of Thrones), 10 « guerriers » tenir tête à plusieurs centaines d’opposants ? Bref, si le blocus tient, c’est qu’il est, de fait, majoritaire.

– « Il faut être au moins 100 pour y arriver ! »
-> La question du nombre est moins importante que la question de l’organisation. Dans la plupart des lycées Montpelliérains, il suffit d’arriver à une quinzaine de lycéens déterminés 1H30 avant le début des cours, munis de quelques containers, pour bloquer son établissement.Bien entendu, il est touours plus simple de bloquer son lycée quand l’effet de surprise est total, et que la direction du lycée (voire les flics) n’ont pas pu prévoir quand il aura lieu.

– « Le blocus est illégal »
-> La grève est un motif légal et légitime d’absence en cours. Comme on l’a dit plus haut, la seule façon pour des lycéens et collégiens de faire grève, c’est de bloquer leur établissement. Donc, le blocus n’est pas considéré, en tant que tel, comme un acte illégal.

Si tu as besoin de conseils ou d’aide pratique pour bloquer ton lycée, ou si tu veux juste relayer ton blocus, rendez-vous sur la page facebook « Bloque ton lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/

Les allocations tuent notre pays. C’est vrai. Mais à qui sont-elles destinées ?

Article publié dans SCALPel n°4.

Les allocations d’aide au logement sont données aux gens qui sont trop pauvres pour être propriétaires afin qu’ils payent leur loyer, ainsi, en réalité, ce sont les propriétaires spéculateurs immobilier qui touchent les allocations d’aide au logement.

La sécurité sociale est versée directement aux médecins et aux pharmacies, ainsi ce ne sont pas les malades qui bénéficient de cet argent, les vrais destinataires de cet argent sont les laboratoires pharmaceutiques.
Ce sont donc des gens qui gagnent déjà énormément d’argent qui récoltent l’argent de l’État.

Les pauvres sont gardés pauvres pour que les riches restent riches. Les pauvres ne servent que de passeurs de capitaux. À travers les allocations et les aides sociales l’État entretient les riches, il faut repenser le système pour qu’il n’y ait plus de pauvres. La seule crise que subit ce pays est une mauvaise répartition des richesses.

Toujours plus de sélection sociale à l’université Paul Valéry

Alors que l’année 2017 a été marquée, dans le milieu étudiant montpelliérain, par la mobilisation contre la mise en place de la sélection en Master, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) nous apprend que plusieurs milliers d’étudiants se retrouvent sans aucune inscription à l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Cette situation a été déclenchée par la politique élitiste deu président de l’université, Patrick Gilli. Ce dernier, dans un contexte de victoire d’une logique entrepreneuriale au sein des universités, se comporte davantage comme un patron voyou que comme le gestionnaire d’un service public. L’an dernier, la mobilisation des étudiants « sans fac » avait permis de forcer la direction de l’université à accepter 79% d’entre-deux. Cette année, l’objectif c’est 100 % ! Cette mobilisation contre la sélection sociale ne réussira pas sans un soutien extérieur. Nous relayons plusieurs articles et communiqué sur le sujet :

 

 

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 3.

En ce début d’année 2015, le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le troisième numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel », consacré à la critique de l’éducation.

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LISTE DES ARTICLES :

Fermez vos cahiers, ouvrez vos cerveaux

Article publié dans SCALPel n°3.

Mercredi 14 décembre 2011, à l'entrée du lycée Jean-Vigo à Millau (12)On se demande souvent « A quoi ça sert l’école ? » ou encore « Est-ce que le système éducatif est bien fait ? ». Et même dans la haute classe politique il en est question, il n’y a qu’a voir les nombreuses réformes chaque année qui ne changent pourtant pas grand-chose, si ce n’est rien puisqu’on se soucie plus du taux de réussite que de ce malaise qui est toujours là. Vous savez de quoi je veux parler ? Ce que beaucoup éprouvent est causé par l’école/collège/lycée, en bref l’éducation.

Devoir se lever tôt tous les matins, pour écouter un cuistre nous déblatérer son flot de bonne parole, qu’on doit écouter religieusement (amen monsieur/madame vous vous reconnaîtrez !) conduit à un état de déprime, de dépression et a même entraîné des suicides. On nous met en tête « Ayez votre bac ! ». En effet, je l’ai souvent entendu. Mais nous a-t-on demandé notre avis ? Après tout, pourquoi nous demander, on ne décide de rien. De plus, l’éducation nous entraîne au principe de hiérarchie : vouvoyer « l’équipe enseignante » qui elle, nous tutoie, les appeler « monsieur » alors que eux, nous appellent par notre prénom …  Et le pire, c’est que c’est tellement rentré dans les mœurs que cela semble normal, et qu’au contraire, un prof qui nous vouvoierait et nous appellerait monsieur/madame se remarque tout de suite.

On nous apprend que l’école (ou du moins le cadre scolaire) est là pour nous apprendre, nous enseigner. Pourtant, une personne souhaitant apprendre peut très bien le faire sans l’école, de son plein grè. Au contraire, si une personne ne souhaite pas apprendre, à quoi bon la mettre sur les bancs de l’éducation puisqu’elle ne retiendra rien, donc perdra son temps. L’école nous fait perdre notre temps, les devoirs sont de plus en plus chronophages et les week-ends et vacances (sauf je le reconnais, les grandes vacances) ne sont là que pour nous charger encore plus en « travail personnel ».

On nous parle de « 96%de réussite au bac, 60% avec mention 30% de mentions très bien » et l’on juge un élève sur ces notes. Nous ne sommes pas des chiffres !

On nous « oriente » à 16 ans, en seconde en  nous demandant de choisir pour notre avenir, bien souvent définitif. On nous demande très tôt ce qu’on voudra faire pour le reste de notre vie.

On nous apprend à aller voter, payer ses impôts (on à bien besoin que les pauvres le fassent, puisque de toute façon les riches s’exilent), bref à obéir.

 Et on nous apprend aussi que ceux qui se rebellent contre notre magnifique société et ce superbe système hiérarchique ne le font qu’à cause de leur adolescence et que leur crise passera.

Je vous laisse donc avec Hérodote : « Je ne veux ni commander ni obéir », Janvion et son « École antichambre de caserne et de sacristie » et encore Thoreau et sa « Désobéissance civile », Pouget et son « Sabotage » ou encore Lao-Tseu « gouverne le mieux qui gouverne le moins ». Et maintenant, je met au défi n’importe quel professeur de traiter ces gens la « d’ados attardées en pleine crise » car oui, dans cette société, on ne vous écoute qu’à partir d’un certain âge, avant on est des ados, donc notre opinion ne doit pas être très importante.

Ce n’est pas à coup de réformes que cela changera. Si ce système vous suffit, tant mieux pour vous, sinon cultivez-vous, réfléchissez et faites tomber ce système déjà à genoux.

Un lycéen SCALPeur.

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 2.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir le second numéro de son petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

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LISTE DES ARTICLES :

L’Europe aujourd’hui : un terreau pour le fascisme ?

Article publié dans SCALPel n°2.

Ces quelques dernières années marquent un fort renouveau fasciste à travers toute l’Europe. Afin que chacun et chacune comprenne la situation dans laquelle l’Europe s’embourbe peu à peu, faisons un bref rappel des nombreux événements qui se sont déroulés ces derniers temps autour de la mouvance fasciste européenne.

C’est bien l’Espagne qui fait le plus parler d’elle en ce moment, et pour cause, en décembre dernier le chef de l’Etat conservateur Mariano Rajoy fait passer une loi limitant le droit à l’avortement. Ne soyons pas naïfs, avorter est désormais quasiment impossible. Même le viol doit être prouvé, par un dépôt de plainte pour que l’avortement puisse être autorisé (rappelons d’ailleurs que bien souvent les femmes violées ont honte d’aller voir la police, ajouter cet acte comme nécessaire afin d’aller avorter est aberrant). Quant au danger pour la mère, il doit être lui aussi prouvé, par un examen effectué par deux médecins différents. Il semble donc que le mot principal soit « preuve ». Mais prouver à qui au juste ? Prouver à l’institution étatique -contrôlant clairement la vie des femmes- afin d’avoir le droit de disposer librement de son corps et de sa sexualité. La femme est bafouée, comme à chaque fois lorsque le fascisme pointe le bout de son nez (cf. l’article sur l’Espagne). Ce patriarcat radical n’est pas le seul aspect fasciste en Espagne. Quelques mois plus tôt, le même gouvernement (Parti Populaire) a voté une loi foncièrement antidémocratique, appelée « sécurité citoyenne ». Ces plus grands principes : interdiction sous peine de graves poursuites de photographier des policiers exerçant leur habituelle répression ; interdiction de se masquer le visage lors de manifestations (vœu implicite de fichage des éléments considérés comme déviants) et nous passons sur les autres éléments absurdes et fascisants de cette loi (une recherche rapide vous renseignera aisément). L’Espagne, qu’il y a à peine moins de 40 ans était sous les griffes de Franco -dont la politique fasciste n’est plus à prouver nous l’espérons- se retrouve désormais dans une spirale dangereuse où le peuple perd radicalement ses droits les plus basiques et nécessaires.

La péninsule ibérique n’est pas le seul pays européen victime du fascisme. Les autres Etats européens, même si de manière moins radicale et moins médiatisée, exercent des politiques fascisantes faisant du peuple des sujets à contrôler ou exclure. La France en est un bon exemple, depuis déjà plusieurs années les gouvernements (qu’ils soient de droite ou de gauche) enchaîne les politiques de stigmatisation (chasse aux Roms, islamophobie…) et se donne pour seul but, celui de baisser le taux d’immigration. Mais l’extrême-droite depuis environ un an (depuis la loi dite du « mariage pour tous ») se décomplexe dans la rue. C’est d’abord un mouvement désormais incontournable qui se développe fortement : « la manif pour tous », rassemblement de catholiques intégristes, d’identitaires, et autres nervis du capitalisme. Enchainant les manifestations et actions (prières de rue, etc.), ils déversent sans cesse leur haine et leur homophobie dans les rues françaises. Un tel mouvement finit par raviver toutes les forces fascistes : être homophobe, raciste, antisémite ou encore machiste devient banal et décomplexé. Mais ce fascisme grandissant n’en reste pas aux simples idées, en témoigne les derniers mois. Avril 2013 : l’homophobie frappe, littéralement, en attaquant les gérants d’un bar gay à Lille : les agresseurs sont connus comme proche de l’extrême droite. Deux mois plus tard, un ancien militant de Troisième Voie (groupuscule d’extrême droite), Esteban, tue suite à plusieurs coups Clément Meric, militant antifasciste dans les rues de Paris. Dans une autre mesure, les actes islamophobes ont connu une augmentation de 11% en 2013 (agressions de femmes voilées notamment, l’une d’entre elle (Argenteuil) ayant perdue son bébé). Plus récemment, à Clermont-Ferrand, des militants d’extrême droite tirent à balle réelle sur une foule de sympathisants aux sans-papiers organisant un concert en leur soutien. A Montpellier également, des individus appartenant à la Ligue du Midi (identitaires) tabassent des militants LGBTI et antifascistes en décembre dernier (cf. le communiqué des victimes). L’actualité française prend donc un tournant très inquiétant, plusieurs groupuscules se décomplexant et n’hésitant plus à descendre dans les rues (et vont jusque tuer…), dont la voie a été ouverte par un gouvernement qui mène des politiques stigmatisantes et répressives.

La Grèce depuis plus d’un an est un exemple de montée fasciste. Le parti facilement qualifiable de néonazi, « L’Aube dorée », est en effet au pouvoir, avec 10% d’intentions de vote et 18 députés au gouvernement (en 2012). Ce n’est autre qu’une conséquence de l’impact économique et social : la pauvreté est le terreau du fascisme. La crise des années 2007-2008 a fortement affaiblie la Grèce, qui face aux nombreux plans d’austérité (que nous ne connaissons que trop bien) se trouve dans une situation de précarité dans tous les domaines (chômage record de 27%, suppression d’universités, etc.). Les individus s’opposant à cette montée du fascisme ne peuvent le montrer sans conséquences, en témoigne le rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, assassiné de plusieurs coups de couteau par un militant de l’Aube Dorée. La police n’a rien fait pour intervenir, démontrant le laissez-faire et appui étatique auprès des groupes fascistes. Mais si ce terrible fait met en lumière les agissements de l’Aube Dorée, leur violence était déjà présente auparavant et touchait principalement la population immigrée. Même si ce parti n’est pas majoritaire au gouvernement, il se partage le pouvoir avec la « Nouvelle Démocratie », parti conservateur, qui s’occupe de préparer le terrain à la montée du fascisme, en s’affichant clairement du côté de l’austérité. La Grèce apparaît médiatiquement comme un des pays le plus violemment touché par la crise, mais il n’est pas pour autant une exception. Il faut plutôt y voir une image du futur des pays dont les choix gouvernementaux ne se résument qu’à appauvrir, réprimer, et exclure.

Cet article ne se veut pas exhaustif car l’essor de la peste brune en Europe est grand, et touche beaucoup de pays (Hongrie, Norvège, Angleterre…). Cette montée reste logique dans un contexte économique où la pauvreté et la précarité ne font qu’augmenter et ne connaisse plus de limites.

C’est pour cela, qu’antifascistes de tout pays ; nous affirmons notre haine envers le capitalisme, système d’exploitation, moteur pour ces idéologies.

N’hésitons pas à descendre lutter dans la rue pour combattre la vermine fasciste.

¡No pasarán!