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14/06/2017 : « Grands-puits et petites victoires »

Cycle « Colères du Temps »
« Grands-puits et petites victoires »

Un film de Olivier Azam (2011)

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d?une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Mercredi 14 juin 2017, projection à 20h30 suivie d’un « Fallait-pas » pour ceux qui veulent discuter après le film
au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René – Montpellier.

30/05/2017 : Projection-débat « Mé 67, un massacre colonial »

Ce mois de mai 2017, nous commémorons les 50ans du massacre colonial de mai 1967 en Guadeloupe.

MARDI 30 MAI, UNIVERSITE PAUL-VALERY – MONTPELLIER 3

– 16h30, grande pelouse : animation musicale, par CALYPSUD STEELBANDS
– 18h, salle Charles Camproux (Maison des Etudiants), Projection-débat du film-documentaire « Sonjé… Mé 67 » , de Danik Ibrahim Zandwonis, directeur de publication du média « CaraibCreoleNews ».
 
Soirée organisée par le SCALP – No Pasaran 34 (www.scalp34.wordpress.com], et soutenue par La Case, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), Sakamaché, le CSI 34

L’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1900524426859885/

22/05/2017 : Les communes libertaires en Espagne (1936-1938)

LUNDI 2 MAI, 19H30, Salle Guillaume de Nogaret (espace Pitot) à Montpellier

Une conférence de Myrtille, historienne, auteure de 3 ouvrages sur cette période.

« A côté de ce fait historique transcendant dans l’histoire de l’humanité, la Commune de Paris, qui a suscité tant d’intérêt, tant d’écrits, d’études et d’essais, apparaît comme un événement mineur. »

« Car, sur une très large échelle, la révolution espagnole a réalisé le communisme libertaire. En Espagne, pendant près de trois ans, plus de 60 % des terres ont été cultivées sans patrons, ni propriétaires, sans administrateurs tout-puissants, sans que l’intérêt privé et la concurrence soient nécessaires pour stimuler les efforts et les initiatives.

Chacune des collectivités, des réalisations sociales de l’Espagne libertaire mériterait un volume ; et la révolution espagnole en mériterait des dizaines. Ces volumes n’ont pas été écrits, et vraisemblablement ne le seront pas. Car les créateurs de ce monde nouveau étaient des ouvriers, des paysans, plus aptes à manier les outils que la plume, et se préoccupant plus de faire l’histoire que de l’écrire. »
(Gaston Leval, extraits de Espagne libertaire 1936-1939)
Les ouvrages de Myrtille:
– Les Fils de la nuit. Souvenirs de la guerre d’Espagne (Libertalia, 2016, avec une préface de l’historien François Godicheau),
– A Zaragoza o al charco ! Aragon 1936-38, récits de protagonistes libertaires (L’insomniaque, 2016)
– Les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937) (Editions Divergences, 2017).
Voir aussi : http://gimenologues.org/
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A noter qu’une projection sur cette période aura lieu le 30 mai (Vivre l’Utopie – ils ont réalisé l’anarchisme) toujours dans le cadre de la Semaine de la Démocratie https://www.facebook.com/events/4143783122773…

Le programme complet de la Semaine de la Démocratie 2017 : http://www.semainedelademocratie.fr/

Face à l’extrême-droite, face au capitalisme : nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

Lundi 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des luttes des travailleurs, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier. Que ce soit au sein des cortèges syndicaux (CGT, Solidaires, SCUM/CNT-SO) ou dans le cortège autonome, auquel les militants du SCALP-No Pasaran 34 ont participé, la tonalité était clairement défiante face à la mascarade électorale et à la percée de l’extrême droite.

Ces dernières décennies, les politiques libérales et sécuritaires, dont le candidat Macron est l’héritier, n’ont pu se développer que grâce à l’étouffement et à la marginalisation des luttes collectives et d’une perspective révolutionnaire. La possibilité réelle de l’arrivée au pouvoir d’un parti nationaliste, antisémite, raciste, misogyne et ultra-libéral révèle l’urgence de reconstruire par la base la solidarité de classe, afin de remettre à l’ordre du jour la transformation radicale de la société.

Il est temps de passer à l’offensive. Rejoignons, nombreuses et nombreux, la manifestation du dimanche 7 mai à 19h sur la place de la Comédie !
Nos rêves n’entrent pas dans leurs urnes !

SCALP-No Pasaran 34

scalp.mtp@live.fr www.scalp34.wordpress.com

01/05/2017 : Un premier mai de luttes !

Pour la journée internationale de lutte des travailleurs, la manifestation partira de la place Zeus (quartier Antigone) à 10h30 ce lundi 1er mai.

Le SCALP – No Pasaran 34 sera bien entendu présent afin de réaffirmer la nécessité d’un large mouvement de classe antifasciste. Nos luttes n’entrent pas dans leurs urnes !

– L’appel intersyndical (CGT, FSU, Solidaires) : http://lacgt34.over-blog.org/…/declaration-intersyndicale-p…
– L’appel de la CNT-SO 34 / SCUM : http://www.cnt-so.org/IMG/pdf/cnt_so_34_1er_mai_17.pdf
– L’appel de Génération Ingouvernable : https://www.facebook.com/events/457059447971105/

23/04/2017 : Nuit des barricades contre la mascarade électorale

Le soir du premier tour des élections présidentielles, dimanche 23 avril à 18h sur la Place de la Comédie, des individus ont prévu de se rassembler et d’affirmer leur refus de l’Etat et de la mascarade électorale. Groupe d’action révolutionnaire, le SCALP-No Pasaran 34 appelle à participer massivement à cette première « Nuit des barricades ».

Lire ici l’appel :  Lire la suite

Appel à soutenir tous les lieux occupés

La trêve hivernale est arrivée à terme à Montpellier. Comme partout en france, on s’attend à une grande vague d’expulsion. Des habitant-es menacé-es d’expulsion, il en existe trop. Ce sont essentiellement des locataires qui ne payent plus leur loyer, des personnes endettées, des pauvres, des zad, des personnes et collectifs nomades, des squats.

Mise à jour du 10 avril : Mardi 11 avril 16h se tiendra l'AG de résistance du Royal occupée, 13 rue de boussairolles, quartier Gare de Montpellier, afin de s'organiser collectivement pour la défense du cinéma. On a besoin de toutes et tous ! 

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Nous invitons dès maintenant tout le monde à venir défendre ces lieux occupés menacés d’expulsion. Les barricades ont déjà commencé et nous avons plus que jamais besoin de toutes et tous.

Dans la ville plusieurs occupations sont menacées :

Luttopia 003 : réquisition sociale de 4000m2 dans les anciennes archives départementales, ouvert depuis 6 mois et situé au 40 rue Proudhon à Montpellier.
Procès le 19 Avril.

Le Royal : ancien cinéma occupé de 2000m2 en centre-ville ouvert depuis 11 mois, situé au treize rue Boussairolles à Montpellier.
Expulsable à partir de lundi matin (10 avril 2017).

Kalaj  : squat dans une maison de quartier d’une centaine de mètre carrés, situé au 11 rue Desmazes.
Expulsable le 31 Mars.

La maison hantée : squat d’une grande maison de 500m2 et d’un terrain d’un hectare.
Expulsable le 17 Juin.

La Schnek : squat queer et féministe dans une maison bourgeoise avec jardin d’une centaine de mètres carrés.
Expulsable à partir de lundi matin (10 avril 2017).

Ceci est un appel afin de se rencontrer pour s’organiser collectivement face à toutes les expulsions.

Venez apporter votre soutien et votre matériel :

  • de construction ainsi que des outils
  • de quoi dormir si vous venez vivre dans les squats
  • ainsi que vos initiatives de création et de résistance

Nous appelons a une occupation massive sur Montpellier

Premier round : rdv tous les jours au Royal Occupé

Source : Le Pressoir

A la recherche du mouvement étudiant à Paul Valéry …

Depuis le mois de janvier, la nouvelle est tombée comme un couperet sur les étudiantes et étudiants de l’université Paul Valéry à Montpellier : désormais, l’obtention de la licence ne suffira plus à garantir l’accès en Master. En effet, la direction de l’université, ayant obtenu le feu vert législatif, a décrété la mise en place d’une sélection sociale dont même le groupuscule de la droite universitaire UNI n’aurait pas osé rêver.

Face à une telle attaque, on aurait pu imaginer que les masses étudiantes se soulèvent en nombre contre la direction de l’université, menées par les multiples syndicats et organisations étudiantes. Si le syndicat SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) a essayé effectivement, durant ces longs mois, de soutenir un rapport de force contre la direction de l’université, ils ont été bien seuls côté syndicats : l’UNEF, qui au niveau national avait validé la sélection en Master, n’existe plus à Paul Valéry, et Solidaires Étudiants semble trop occupé par l’organisation d’événements culturels subventionnés par l’université. Seul le syndicat CGT des personnels de l’université, et les élus étudiants du « Comité Étudiant Indépendant » ont suivi cette mobilisation étudiante, portée dans sa quasi-totalité par des étudiants non-encartés.

Suite à l’Assemblée Générale du 1er février, ayant rassemblé plus d’une centaine d’étudiantes et d’étudiants, une dynamique semblait s’être lancée, avec un mot d’ordre simple : empêcher la direction de la fac de mettre en place la sélection en Master. Une conflictualité assumée avec la présidence de l’université, rompant de fait avec toute possibilité de compromissions et de dévoiement de la lutte, et portée dans sa quasi-totalité par des étudiantes et étudiants assumant une défiance claire vis à vis des syndicats et organisations politiques. Radicalité et autonomie, la mobilisation ne pouvait ainsi pas mieux débuter, et les militants du SCALP-No Pasaran 34 y ont pris part.

Mais cette spontanéité s’est fracassée à un manque de cadres collectifs d’organisation. C’est ce manque d’organisation collective qui a permis a une poignée d’étudiants, opposés au rapport de force décidé auparavant, de transformer l’action prévue du 21 février, à savoir l’envahissement du Conseil des Études et de la Vie Universitaire, en simple envoi de délégation au sein de l’instance. Ainsi, la sélection en Master a été votée en toute tranquillité par la direction de l’université, après avoir fait semblant d’écouter cette délégation.

Alors qu’une action similaire est prévue dans la perspective du Conseil d’Administration du 28 février, le syndicat SCUM décide de prendre les devants afin d’éviter que ce type de sabotage se réitère. Dans le plus grand des secrets, ils s’introduisent le jour J dans la salle du Conseil d’Administration quelques heures avant, et l’occupent avec un petit déjeuner. Si l’action permet effectivement d’empêcher de façon efficace le conseil de se réunir à l’endroit prévu, il ne l’empêche pas, l’effet de surprise passé, de trouver refuge dans un autre bâtiment. Là encore, c’est le cadre collectif d’organisation qui fait défaut. En délaissant l’action collective au profit d’une action commando, le syndicat le plus combatif a de fait laissé la gestion de cette action collective aux fractions les moins combatives. En effet, alors que les membres de la direction se réfugiaient dans un autre bâtiment, seuls deux ou trois étudiants ont tenté d’entrer en force dans le conseil, se heurtant à la passivité voire à la réprobation des militants d’autres syndicats. Les portes se sont refermées, et le Conseil d’Administration a pu voter la sélection en Master tranquillement. Si il y avait eu une meilleure coordination entre les « petit-déjeuneurs » et les quelques étudiants les plus radicaux à l’extérieur, l’issue de cette matinée n’aurait certainement pas été la même.

Alors qu’à l’occasion des Journées Portes Ouvertes, des étudiants mobilisés soutenus par la CGT, le SCUM et des militants autonomes, mettaient en place un piquet de grève perturbant l’opération marketing de la direction, puis organisaient le 17 mars un apéritif satirique fêtant la « Saint Patrick Gilli », du nom du président de l’université, l’association Solidaires Étudiants et le « Comité Étudiant Indépendant » organisaient pour le 23 mars un rassemblement contre la sélection. La bonne surprise de ce rassemblement fut la venue de nouvelles têtes, mais la mauvaise nouvelle fut le constat que la quasi-totalité des étudiantes et étudiants mobilisés au cours des mois précédents avaient déserté la mobilisation. Alors que les organisateurs proposaient aux étudiants présents l’adoption d’une énième motion et l’envoi, encore une fois, d’une délégation auprès de la direction, les étudiants ont préféré tenter de s’inviter en masse dans le bâtiment administratif, et se sont retrouvés face à la réalité brute du « dialogue social » au sein de l’université : des portes coupe-feu verrouillées de l’intérieur.

C’est alors qu’une Assemblée Générale improvisée se tient, sans Solidaires Étudiants, mais en présence de militants du « Comité Étudiant Indépendant » et du SCUM, et vote à l’unanimité le blocage de l’université pour le 30 mars. Mais malheureusement, là encore, l’absence d’organisation collective suite à cette décision conduit à une attitude consommatrice, sous-traitant aux syndicats l’organisation pratique de l’action. Les étudiantes et étudiants ayant décidé du blocage ne sont pas celles et ceux qui effectivement étaient présents le jour J, face au président de l’université et à un nombre impressionnant de vigiles. Les étudiantes et étudiants présents, dont les militants du SCALP-No Pasaran 34, décident alors de ne pas aller à l’affrontement avec le dispositif de sécurité, et mettent en place un barrage filtrant.

Plusieurs mois après le début de ce mouvement atypique, les leçons semblent être enfin tirées : une Assemblée Générale se tient, et met sur place un Comité de Grève afin d’organiser collectivement les actions contre la direction de l’université.

Si nous nous sommes réjouis de la conflictualité et de la radicalité portée par cette mobilisation depuis ses débuts, force est de constater que le manque d’organisation autonome des étudiantes et étudiants mobilisés a empêché cette mobilisation de se massifier et de monter en puissance sur la durée.

Alors que dans d’autres universités, les directions ont reculé sur la mise en place de la sélection face aux mouvements étudiants, une même issue victorieuse semble aussi à portée de main à l’université Paul Valéry.

Dès la rentrée des vacances universitaires, plusieurs actions seront programmées par le Comité de Grève. Il est important pour assurer sa réussite que la lutte étudiante se développe aussi hors du huis-clos universitaire et de l’isolement qui en découle vis à vis des autres mobilisations sociales.

En effet, si il y a bien une chose crainte par tous les pouvoirs, c’est bien la multiplication des terrains de luttes et leur coordination dans le but d’une généralisation de la lutte des classes à tous les secteurs de la société.

Organisons-nous pour devenir ingouvernables !

SCALP-No Pasaran 34 – scalp.mtp@live.fr

Le Royal expulsable : solidarité !

On relaie ici le compte-rendu de la délibération du tribunal concernant le squat Le Royal. Bien entendu, le SCALP-No Pasaran 34 appelle à participer massivement à l’Assemblée Générale de demain !

!!!!! ALERTE INFO !!!!!

Le 30 mars est arrivé et avec lui le rendu de notre procès!
Et la menace est bien là! Expulsion sous 48h après passage de l’huissier (qui n’est pas encore passé à 12h le 30/03). Nous avons donc encore quelques jours pour nous préparer!

Venez nombreux.ses ce soir à la projection pour en savoir plus!
N’hésitez pas à passer nous voir dans la journée pour nous donner du love, nous aider tout ça tout ça!

VENDREDI 31 mars à 16H: Assemblée générale du Royal Occupé
https://www.facebook.com/events/349656865428095/

Partagez!!!
Résistance!!!

06/04/2017 : Conférence-débat « La fabrique du musulman »

Jeudi 6 avril à 18h, dans la salle Camproux de la Maison des Etudiants de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier(SCUM) organise une conférence-débat avec Nedjib Sidi Moussa, auteur de l’ouvrage « La fabrique du musulman. Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale ».

Quatrième de couverture :

La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. »
En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.