Archives de Tag: repression

Manifestation sauvage et répression : des milliers de montpelliérains mobilisés contre la Loi Travail

dsc_0599Jeudi 15 septembre, les montpelliérains ont répondu présent à l’appel à mobilisation de l’intersyndicale afin d’appeler au retrait de la Loi Travail. Comme lors du printemps dernier, ce sont encore une fois les lycéens du lycée Jean Monnet qui ont été les premiers sur le pont. En effet, dès 6h du matin, une soixantaine d’élèves de ce lycée se sont rassemblés pour mettre en place un barrage filtrant devant l’entrée, sous l’œil de la direction de l’établissement, jusqu’au départ en manif sauvage d’une centaine d’entre-eux aux alentours de 8h30. Pendant ce temps quelques lycéens été restés sur place afin d’entrer dans le lycée, mégaphone en main, pour encourager les élèves à sortir de cours. La manifestation spontanée a ensuite joyeusement rejoint l’université Paul Valéry, ou une quarantaine d’étudiants postés à l’entrée tentaient de convaincre , difficilement, leurs coreligionnaires de participer au mouvement.

Au final, 200 jeunes ont traversé la ville jusqu’au centre-ville, ou l’idée d’aller débrayer le lycée Joffre s’est matérialisée concrètement par l’occupation de l’entrée du lycée durant une grosse demie heure, avant de rejoindre la manifestation intersyndicale. Le cortège jeune, rejoint par l’Assemblée Populaire de Nuit Debout, a ensuite pris la tête de la manifestation sauvage, que l’intersyndicale, après un moment d’hésitation, a ensuite suivi, au grand dam des policiers et agents de la BAC.

Plus de 2000 personnes ont ainsi déambulé à travers les rues de Montpellier, en redécorant des banques alentours, jusqu’à la préfecture ou l’intersyndicale avait prévu des interventions. Suite aux interventions syndicales, les étudiants et les habitués de Nuit Debout, suivis par quelques syndicalistes, sont ensuite partis en cortège en direction du tribunal, ou devait se tenir une assemblée populaire afin de déterminer la suite du mouvement. A peine arrivés à destination, des cris provenant de l’esplanade du Peyrou, située en surplomb du tribunal, alertent les manifestants : une interpellation, violente, a lieu.

S’en suit une course effrénée vers le lieu de l’agression policière. Là bas, des policiers en tenue anti-émeute frappent violemment des personnes qui étaient à la manifestation, sous prétexte de contrôle d’identité. A l’arrivée du cortège sur place, bien déterminé à faire cesser l’agression, les gaz lacrymogènes fusent et les policiers menacent la foule avec des flashballs, pendant que des camions de police cernent l’esplanade, formant une nasse.

Le cortège fait alors demi-tour et se disloque dans les rues adjacentes, ou plusieurs interpellations violentes ont lieu. Progressivement, un cortège se reforme spontanément en direction du commissariat de police afin d’exiger la libération des camarades interpellés.

Alors que les lycéens, les participants de la Nuit Debout et les fractions les plus déterminées du mouvement syndical avaient réussi à donner le rythme d’une manifestation sauvage, les forces de police ont délibérément saboté la tentative d’organisation en Assemblée Populaire qui en découlait et qui devait déterminer la suite du mouvement. Cette répression illustre bien la peur qu’exerce la spontanéité et la radicalité, et nous montre ainsi la voie à suivre pour continuer à lutter, toujours déterminés, contre la misère sociale et face à la répression.

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Voir les photos sur la page facebook « Bloque ton lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/

dsc_0601 dsc_0607 dsc_0608 dsc_0612 dsc_0614

21/07/2016 : Rassemblement sonore en soutien à Jules et à tou-te-s les inculpé-e-s du mouvement social

La commission anti-répression de l’AG populaire appelle à un rassemblement de soutien à Jules et à tou-te-s les inculpé-e-s du mouvement social, le jeudi 21 juillet.

19h : rendez-vous à Près d’Arènes pour un départ en co-voiturage (arrêt de tram Garcia Lorca). 19h30 : rassemblement sur le parking devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelone

Apportez de quoi faire du bruit pour faire entendre notre solidarité (casseroles, sifflets, [feux d’artifices], etc.) avec notre camarade incarcéré et tou-te-s les inculpé-e-s du mouvement social. Soyons nombreuses et nombreux !

Communiqué de l’ Assemblée générale contre l’état d’urgence et les violences d’État de Montpellier / commission anti-répression de l’AG populaire :

Jules, camarade très fortement impliqué dans le mouvement social contre la loi travail sur Montpellier, est emprisonné pour deux mois à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

Nous appelons à un rassemblement sonore ce jeudi 21 juillet pour montrer notre solidarité avec Jules, ainsi qu’avec tou-te-s les autres camarades emprisonnéEs, blesséEs, arrêtéEs, agrésséEs, harceléEs par la police, car nous nous ne tairons pas face à la répression.

En effet, Jules est l’une des victimes de la répression policière et judiciaire qui s’abat sur toutes celles et tous ceux qui luttent depuis plus de 4 mois contre la loi travail, et plus largement contre le système qui la fabrique. Pour imposer leurs mesures antisociales, l’État et le capitalisme utilisent leurs armes. Ils essaient de nous distraire avec leur cirque médiatique (championnat de foot, tour de France, JO, etc.), de nous diviser, mais aussi de nous blesser, condamner, interdire, criminaliser. La police, la justice et la prison sont des institutions étatiques, qui permettent de contrôler, d’écarter, voire même d’assassiner en toute impunité les personnes qui ne se soumettent pas à la domination des plus riches qui font leurs profits sur le dos du travail du plus grand nombre.

Les prisons sont avant tout un outil de gestion de la société au service du pouvoir pour protéger ses intérêts et imposer un ordre social inégalitaire. Elles détruisent chaque jour des vies, et c’est pour cela qu’il faut les détruire, comme tous les systèmes de domination et d’exploitation. Dès maintenant, à travers les mouvements sociaux, la lutte des classes, la lutte contre le racisme et le patriarcat, organisons-nous et construisons une société basée sur l’égalité économique et sociale et la démocratie directe.

Rassemblement jeudi 21 juillet 2016 devant le parking de la prison Villeneuve-lès-Maguelone, avenue du Moulin de la Jasse à 19h30 en soutien à Jules et à tou-te-s les inculpé-e-s du mouvement social.

Départ en covoiturage de Montpellier à 19h, arrêt de tram Garcia Lorca (L4)

A Montpellier, un militant montpelliérain emprisonné suite à un piège policier : solidarité !

Autocollant RepressionSuite à un odieux piège policier, un militant anticapitaliste Montpelliérain, actif dans la mobilisation contre la Loi Travail, se retrouve incarcéré à la prison de Villeuneuve Les Maguelones. Le SCALP – No Pasaran 34apporte toute sa solidarité au camarade emprisonné, et s’insurge contre les manipulations policières, judiciaires et médiatiques. Nous relayons le communiqué de « l’AG de Montpellier contre l’état d’urgence et l’état policier » et de la commission anti-répression de l’AG populaire Nuit Debout de Montpellier : Lire la suite

« Tout le monde déteste le MEDEF ! » retour sur l’action du 22 juin contre Pierre Gattaz

Mercredi 22 juin nous étions une centaine de manifestants venant d’horizons divers (CGT, Nuit debout Montpellier, SCALP 34, Solidaires, action antifasciste Nîmes, Nuit debout Lunel) pour accueillir le président du Medef Pierre Gattaz qui se rendait a une réunion du Medef de l’Hérault.

La Grande-Motte (Hérault) - manifestation de la CGT lors de la visite de Pierre Gattaz, président du Medef - 22 juin 2016 © F3 LR C.AgulloLes manifestants ont accueilli comme il se doit les représentants de la classe dirigeante se rendant a cette congrégation de voleurs et d’escrocs notoires par des slogans tels que « tout le monde déteste le Medef » et quelques tomates. Avec détermination nous avons montré notre mépris et notre colère à ces représentants de la classe dirigeante qui cherche à travers le projet de Loi Travail à aggraver nos conditions d’exploitation. A noter que certains policiers qui nous faisaient face étaient munis d’armes de guerre (mitraillettes) comme si nous présentions un risque terroriste !

Suite au rassemblement des camarades ont voulu continuer à manifester devant le restaurant ou ces messieurs mangeaient aux frais de notre classe. Des larbins ont alors accouru pour protéger leurs exploiteurs et des camarades ont été frappés et gazés (« gattazés »?) par ces molosses du capital . Malgré les violences et la pression policière restons déterminés ! Retrait de la Loi Travail ! Tout le monde déteste le Medef et ses sbires !

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

26/06/2016 : Journée anti-répression à la ZAD de Las Rebes

campagneDimanche 26 juin, grande journée anti-répression à la ZAD du quartier de Las Rebes !
15h-17h : débat avec Pierre Douillard, auteur de « L’arme à L’œil. Violences D’État Et Militarisation De La Police » : http://www.editionsbdl.com/fr/books/larme-loeil.-violences-detat-et-militarisation-de-la-police/540/

A partir de 17h : après-midi festif et musical, avec la présence des Tambours du Père Ned : https://www.facebook.com/lestamboursduperened/

A partir de 19h : apéro et repas partagé

Adresse :
ZAD de Las Rebes
Rue Casseyrols / Allée du Mourvèdre
Sur La colline Las Rebes, à Montpellier

Montpellier : une manifestation déterminée face à la Loi Travail, au 49.3 et à la répression !

12mai Ce jeudi 12 mai, un rassemblement était appelé place de la Préfecture à Montpellier afin de riposter face à la volonté brutale du gouvernement de faire adopter la Loi Travail. Une volonté matérialisée par l’utilisation de l’article 49.3, qui entraîne la suspension des débats et votes parlementaires sur cette mesure anti-ouvrière. Plus de 600 montpelliérains avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale, et, un défilé s’est déroulé jusqu’à la place de la Comédie, encadré de concert par le « service d’ordre » de la CGT et un impressionnant dispositif policier. Ce qui devait être une banale dispersion de manifestation s’est transformé en une joyeuse manifestation sauvage, et plus de 150 jeunes et travailleurs ont alors pris la direction du centre commercial Polygone, qui a été forcé de fermer ses grilles pour prévenir toute intrusion. Les CRS se sont alors rapidement déployés, n’hésitant à frapper des manifestants et à viser le cortège avec leurs flashballs. La manifestation sauvage s’est alors ébranlées à travers la ville, avec de nombreux slogans radicaux, durant prés de 3h30 avant de se disperser dans le faubourg Figuerolles.

A Montpellier, comme partout en France, la répression et la disparition du débat parlementaire sont loin d’avoir l’effet escompté de démobilisation générale. Au contraire, nous sommes, de plus en plus déterminés à lutter contre la misère sociale, comme en témoigne le prochain rendez-vous montpelliérain, samedi 14 mai à 21h30 sur la place de la Comédie, juste après l’AG de la « Nuit Debout », pour un grand carnaval contre l ‘État !

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

A Montpellier, la mobilisation lycéenne continue malgré la nouvelle stratégie policière

2mai (1) 2mai (1) 2mai (2) Ce lundi 02 mai, jour de rentrée scolaire, les lycéens montpelliérains ont lancé un appel public à poursuivre la mobilisation contre la Loi Travail en bloquant de nombreux lycées. Afin d’étouffer dans l’œuf ce nouveau mouvement, la Préfecture a décidé de prendre des mesures sécuritaires inédites. En effet, alors que de nombreux lycées étaient bloqués, la BAC, la Police Nationale et les CRS se sont positionnés devant chaque blocus dès 7h du matin, menaçant les élèves avec des flashballs, récupérant de force les poubelles, mégaphones et banderoles, et procédant à l’interpellation de plusieurs dizaines de lycéens, considérés comme « meneurs » de leur établissement, qui ont tous été relâchés à l’issue des 4h de leur « contrôle d’identité ». Malgré l’absence de blocus en ville, les lycéens ne se sont pas démobilisés, et prés de 300 lycéens se sont réunis sur la Comédie, puis sont partis en cortège sauvage à travers la ville, passant notamment par le lycée Clémenceau, pour ensuite arriver devant le lycée Joffre autour de midi. Là, profitant de la sortie de nombreux lycéens pour la pause repas, les manifestants ont entrepris de bloquer le portail du lycée. Une incursion de policiers casqués pour maintenir le portail ouvert à ensuite provoqué un face à face tendu entre les lycéens mobilisés, qui criaient des slogans combatifs (« tout le monde déteste la police ! ») et les hommes armés, jusqu’au départ du cortège lycéen en direction de la Comédie et du Polygone. Stoppés net par un cordon de CRS, les lycéens ont alors entrepris, sous le soleil, une occupation festive de la place. Plusieurs passants se sont alors arrêtés pour apporter leur soutien aux lycéens. Le sit-in s’est ensuite progressivement étiolé aux alentours de 14h30, de même que la présence policière.

Annoncée massivement sur les réseaux sociaux, cette nouvelle journée de mobilisation lycéenne contre la Loi Travail a fait les frais d’une nouvelle stratégie policière, visant davantage à l ‘étouffement du mouvement à la racine plutôt qu’à la répression des manifestations. En utilisant à leur tour les réseaux sociaux pour surveiller et empêcher les lycéens de bloquer leur établissement, la police espère atteindre durablement la détermination de celles et ceux qui luttent contre la misère sociale. En réalité, la détermination est restée intacte. Désormais, le mouvement lycéen doit prendre des formes plus spontanées et plus imprévisibles pour non seulement perdurer, mais aussi pour se développer et monter en puissance.

La répression n’étouffera jamais nos rebellions !

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Voir les photos sur la page facebook « Bloque Ton Lycée » : https://www.facebook.com/Bloque-ton-lyc%C3%A9e-367818970062608/?fref=ts

2500 montpelliérains manifestent contre la Loi Travail le 28 avril

28avril (1) Ce jeudi 28 avril, et malgré les vacances scolaires, plus de 2500 montpelliérains ont répondu à l’appel à mobilisation des syndicats (CGT, Solidaires, FO, CNT-SO …etc) et de la « Nuit Debout » contre la Loi Travail.

28avril (2)L’occasion d’une manifestation à travers la ville, ou la colère contre la misère sociale s’est matérialisée par la mise hors service de plusieurs panneaux publicitaires, ainsi que par une attaque de banque. Le cortège, compact, a résisté aux tentatives d’incursion des policiers et s’est ensuite retrouvé sur la place de la Comédie, ou la CGT avait prévu un repas, et ou les animateurs de la « Nuit Debout » avaient prévu une assemblée populaire.

28avril (3)Le début de dispersion de la manifestation a malheureusement permis à des CRS de procéder à une interpellation, ce qui a provoqué en réaction l’encerclement par des manifestants d’une dizaine de CRS durant un quart d’heure. Suite à un face à face tendu entre policiers et manifestants, l’assemblée générale a ensuite débuté sur la place de la Comédie afin de déterminer les suites à donner au mouvement. La solidarité concrète avec les salariés en grève, et notamment ceux de Renault en lutte depuis plusieurs semaines, a été évoquée, de même que les convergences avec la ZAD de Las Rebes, ou les habitants de ce quartier populaire luttent contre le bétonnage de leur dernier espace vert.

Cette journée de mobilisation, si elle a malheureusement été moins massive que les précédentes, a offert le spectacle d’une solidarité de plus en plus affirmée face aux tentatives d’interpellations et d’un effacement progressif des traditionnelles barrières entre manifestants catégorisés comme « casseurs » et ceux catégorisés comme « non-violents » par les médias et les politiciens. Comme ça a été souligné lors de l’assemblée générale, il reste encore à construire des solidarités concrètes avec les salariés en lutte ainsi qu’avec les bases des syndicats.

SCALP – No Pasaran 34
www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Après la police, la justice s’acharne à son tour sur les lycéens mobilisés

solidarite-lyceensCe vendredi 15 avril à Montpellier, alors que des lycéens venaient tout juste de faire les frais d’un violent déchainement de vengeance policière, plusieurs lycéens interpellés lors de la manifestation du 14 avril passaient en comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance. Face à ces jeunes accusés d’avoir voulu protéger leur manifestation face à l’avancée brutale des CRS, la justice a été particulièrement impitoyable. Deux élèves du lycée Jules Guesde ont été condamnés à 2 et 3 mois de prison avec sursis, assorti de 400 € de dommages et intérêts au profit des policiers pour le second lycéen. Un troisième lycéen a été condamné à 1 mois de prison avec sursis.

A la brutalité policière s’ajoute désormais la férocité judiciaire contre les lycéens mobilisés contre la Loi Travail, majoritairement issus de classes populaires. La répression ne connait pas de vacances, et plusieurs dizaines de lycéens, majeurs et mineurs, passeront au tribunal au mois de mai.

Il est urgent mettre en place une solidarité concrète avec les lycéens poursuivis et condamnés. Pour cela nous appelons toute personne interpellée, ou connaissant quelqu’un d’interpellé à prendre contact rapidement avec nous afin de mettre en place des outils collectifs de défense juridiques face à l’acharnement judiciaire.

La répression n’arrêtera jamais nos rebellions !

SCALP – No Pasaran 34

www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Gazés, traqués, matraqués, tabassés, blessés : une répression sans précédent à Montpellier contre les lycéens.

Ce vendredi 15 avril, plusieurs lycées de Montpellier étaient bloqués afin de poursuivre le mouvement contre la Loi Travail. Alors que la veille, plusieurs milliers de lycéens mobilisés à l’appel de la Coordination Nationale Lycéenne étaient parvenus à repousser les CRS sur l’Esplanade, la vengeance des forces de l’ordre a été, ce vendredi, sans précédent dans la ville.

Pression policière et défilés lycéens.

15avrilDevant le lycée Clémenceau bloqué, plusieurs centaines de lycéens tentaient de maintenir leur barricade à travers le boulevard malgré des tirs nourris de gaz lacrymogènes. Au même moment, les lycées Jean Mermoz et Jules Guesde étaient partiellement bloqués, dans le calme. Un cortège est parti de ce second lycée aux alentours de 9h15, afin de massifier le rassemblement devant le lycée Clémenceau, qui se faisait de plus en plus harceler par les agents de la Brigade Anti-Criminalité.

Lorsque la jonction fut faite, les CRS ont subitement chargé les lycéens, couverts par des tirs de grenades lacrymogènes, poussant le cortège à partir en direction du centre-ville. Après avoir traversé le centre-ville et la place de la Comédie, dans la bonne humeur malgré la pression policière sur l’arrière du cortège, la foule de 600 lycéens à rejoint le rassemblement devant le lycée Jean Mermoz, ou plusieurs centaines de lycéens étaient présents.

Tabassages, flash-balls et traque policière.

15avrilLes lycéens de ces trois lycées, issus de classe populaires, ont eu à peine le temps de se saluer que des centaines de CRS ont immédiatement chargé la foule, sans sommation, avec des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes. Les agents de la Brigade Anti-Criminalité ont suivi, armés de matraques et de flashballs, et frappant au sol les retardataires.

La foule lycéenne, réunie devant l’entrée du centre-commercial Polygone donnant sur le quartier Antigone, s’est retrouvée nez à nez avec un stand tenu par des militants du parti Lutte Ouvrière, qui distribuaient des tracts aux passants. C’est à ce moment là qu’une dizaine de policiers en civils déboulèrent des portes du centre-commercial et lancèrent des grenades sur tout le monde, lycéens, militants de Lutte Ouvrière et clients du centre-commercial, ce qui provoqua la fuite rapide des lycéens dans les rues adjacentes, en direction du quartier de la gare. Les agents de la BAC ont alors procédé à une véritable traque à travers la ville, tirant sur les lycéens à bout portant avec leurs flashball, et frappant systématiquement ceux qu’ils parvenaient à attraper. De nombreux lycéens, et quelques passants ont été blessés par les hommes armés, dont certains gravement.

Les lycéens montpelliérains se mobilisent depuis plus de deux semaines contre la Loi Travail et plus largement contre la misère sociale, de façon de plus en plus combative, autonome et massive. En usant d’une violence de plus en plus inouïe et aveugle, les forces de l’ordre cherchent à briser cette dynamique, en l’occurrence les solidarités et les convergences de classe qui se tissent de façon de plus en plus forte à l’occasion de ce mouvement lycéen.

SCALP – No Pasaran 34

www.scalp34.wordpress.com – scalp.mtp@live.fr

Les photos de la journée (à voir aussi sur la page facebook « Bloque ton lycée ») :

15avril15avril