Archives de Catégorie: SCALPel, le journal du SCALP 34

SCALPel, le journal fait à la (r)hache !
Retrouvez-le ici ainsi que sur nos tables de presse !
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SCALPel – numéro 1 (09/10/2013)
SCALPel – numéro 2 (11/02/2014)
SCALPel – numéro 3 (05/01/2015)
SCALPel – numéro 4 (02/09/2017)
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L’Espagne redeviendrait-elle un état fasciste ?

Article publié dans SCALPel n°2.

La question peut sembler provocante et en énervera plus d’un-e qui se demandera comment le mot «fasciste» peut-il être accolé à un pays où le premier ministre est élu « démocratiquement » (selon les règles de la démocratie représentative qui ne représente qu’une poignée de politicards professionnels). Je sais que beaucoup de gens considèrent que le fascisme n’exista que de 1919 à 1945 et disparu ensuite dans les méandres de l’histoire, en oubliant les régimes de Franco en Espagne, Salazar au Portugal ou Pinochet au Chili (liste non exhaustive) qui seront qualifiés de « régimes autoritaires ». Mais sur quoi se construisait alors cette idéologie meurtrière ? Un culte des traditions considérées comme des repères intemporels face aux idéaux progressistes et humanistes, le personnage du chef de l’état sacralisé comme un dieu vivant, complicité avec le capitalisme et donc le patronat utilisés comme rempart face au communisme et enfin une surveillance du peuple par l’intermédiaire d’une police politique et donc refus et élimination de toute opposition politique.

Il suffit alors de regarder l’actualité de ces derniers temps en Espagne pour constater que l’on glisse dangereusement vers un régime autoritaire de type fasciste.

Premier signal donné par le gouvernement de Mariano Rajoy (élu en 2011) la loi votée en novembre 2013 appelée « Loi de Sécurité Citoyenne ». Comme toujours sous l’argument de la sécurité, il s’agit avant tout de contrôler et réprimer ses opposants politiques. Ainsi on trouve dans cette loi des articles symbolisant très bien la dérive autoritaire du régime en place. On trouve par exemple l’interdiction des manifestations non-déclarées ayant lieues devant des édifices de l’état et une amende de 30000 euros pour chaque participant-e-s, ou bien l’interdiction de se réunir en groupes politiques sur réseaux sociaux sous peine de devoir payer une amende de 30000 euros, d’autres amendes de 30000 euros seront demandées dans les cas où l’on refuse de décliner son identité, où l’on manifeste avec une capuche ou le visage couvert, où l’on empêche un flic de remplir son rôle répressif (dans le cas d’un sit-in par exemple), si on «déshonore» le drapeau espagnol, si l’on utilise des pancartes critiquant la nation espagnole ou enfin si on filme ou photographie un flic en service. Quand aux dessins satiriques sur les politiciens, ils sont tout simplement interdit!

Il semble assez évident qu’une telle loi parle d’elle-même et représente une volonté de la part du gouvernement de réprimer durement les mouvements sociaux, d’interdire toute critique du gouvernement espagnol et donc de mettre fin à toute opposition politique non contrôlée par l’état.

Deuxième signal donné par le gouvernement Rajoy il y’a un mois : la loi limitant l’avortement pour les femmes que dans deux cas précis. Dans le cas où la grossesse engendrerait un danger pour la vie de la femme et dans le cas d’un viol.

Limiter l’avortement à ces deux cas revient à marginaliser ce droit durement acquis par les femmes en considérant que c’est une solution d’urgence devant être utilisée que pour des cas d’urgence et donc oublier que ce droit est avant tout une avancée importante pour le droit de la femme à disposer de son corps. Bien pire que ça c’est aussi cantonner la femme à une seule fonction reproductrice et oublier qu’elle est avant tout un être libre de faire ce qu’elle veut avec son corps, enfin c’est renvoyer les femmes qui voudront avorter dans les bras de profiteurs et d’escrocs en tout genre. Il est inquiétant en définitive de constater que l’état espagnol s’immisce autant dans l’intimité des femmes et voudrait contrôler leurs corps comme si elles étaient de simples machines à faire des enfants.

La loi de « sécurité citoyenne » et la loi sur l’avortement sont autant de signaux indiquant une volonté de la part de Rajoy de non seulement réprimer toute opposition à sa politique mais aussi de rentrer dans l’intimité de la femme et de considérer son corps comme simple outil reproductif.

On peut être surpris et choqué d’un tel tournant autoritaire de la part du Parti Populaire (présidé par Rajoy qui gouverne actuellement l’Espagne) considéré sobrement comme un parti « conservateur et libéral » par les médias de masse, mais il suffit de regarder d’où vient ce parti crée en 1989 pour comprendre que les différentes lois qui viennent d’être votées s’inscrivent en fait dans la cohérence idéologique d’un parti aux racines traditionalistes et fascistes. En effet le parti populaire a été crée par Manuel Fraga qui était un ancien ministre sous la dictature fasciste de Franco, voilà donc dans quel idéologie ce parti puise t-il ses racines et voilà qui explique de tels affronts faits aux libertés fondamentales de l’être humain.

Voilà qui montre bien que l’idéologie fasciste n’est pas morte en 1945 comme certains le prétendent et qu’il est important d’être toujours présents face aux idéologies qui mettraient en danger la liberté d’expression ainsi que le droit de disposer de son corps ainsi que toutes les autres libertés fondamentales du genre humain.

Nous devons être vigilants et unis face aux chiens de gardes du capitalisme et répondre coup pour coup à chaque offensives réactionnaires que ce soit en Espagne ou ailleurs dans le monde, il est important d’opposer à la réaction une vision de classe d’un monde progressiste et humaniste où les prolétaires de tous les pays pourront vivre heureux débarrassés de leurs oppresseurs!

Tandis que l’homophobie se déverse dans les rues de Montpellier, l’extrême-droite agresse

Article publié dans SCALPel n°2.

     Dimanche 15 décembre, encore une fois, la « Manif Pour Tous » déversait sa haine homophobe en toute impunité dans les rues de Montpellier. Des militant-e-s des droits LGBTI, dont des militantes des « Tricoteuses en Furie » (collectif féministe non mixte) ainsi que des militant-e-s du SCALP, ont  déployé des banderoles défendant leurs idéaux du haut du parking de la Halle Laissac. Cette action se déroulait sans violence lorsque subitement 6 individus d’extrême-droite armés de poings américains, de barre de fer, de nunchakus et d’une chaîne ont violemment agressé par derrière et par surprise les militant-e-s présent-e-s dans le parking, frappant directement au visage leurs victimes (dont certaines ont terminés à l’hôpital). Certains agresseurs ont rapidement été identifiés comme membres d’un groupuscule local, la Ligue Du Midi.

15 décembre

     Cette attitude haineuse n’a rien d’étonnant puisqu’elle s’inscrit dans un contexte de montée des idées et agressions fascistes, portées tant par des individus radicalement violents -souvent proches du Front National- que par l’État lui-même, qui non seulement mène au niveau national des politiques xénophobes, mais démontre aussi son soutien implicite à ce genre d’actes. En effet, la police est venue constater les faits sans se presser et sans chercher à interpeller les auteurs de cet assaut.

    Suite au rassemblement contre l’homophobie qui s’était déroulé au même moment sur la Place de la Comédie, des militants des droits LGBTI se sont retrouvés face à face avec Richard Roudier, fondateur du groupuscule précédemment cité, escorté non pas d’enfants, mais d’une demi-douzaine de nervis d’extrême-droite. Les agents de la Brigade Anti-Criminalité, prenant comme prétexte un jet d’œuf contre un mur, ont alors encerclés de manière agressive les militants LGBTI contre un mur. S’en suivent quelques minutes de spectacle où ces agents s’amusent alors à lancer des sarcasmes, pour montrer leur toute-puissance et leur mépris pour nos idées.
Un mineur, soupçonné d’être en possession d’un œuf s’est alors fait violemment interpellé et a passé plusieurs heures en garde à vue. Il a été poursuivi pour rébellion, injure et violence à agent.] Nous dénonçons le choix clairement fait par les policiers, qui n’ont rien fait pour arrêter la bande armée ayant commis des violences sur les militant-e-s LGBTI et antifascistes, mais qui dans le même temps ont arrêté un jeune mineur pour un jet d’œuf. Ce soutient policier aux mouvances d’extrême-droite était déjà présent en juin dernier à Montpellier : alors que les Veilleurs -des intégristes s’adonnant à des prières de rues homophobes- étaient en train d’agresser des militants LGBTI en train de faire un pique-nique convivial, la Police Nationale n’avait rien trouvé de mieux à faire que de gazer, frapper et interpeller les personnes tranquillement assises au sol.

     Cette nouvelle agression intervient dans un contexte où la « Manif pour tous » a permis d’agréger des mouvements réactionnaires, racistes et homophobes, leur donnant un sentiment d’assurance qui leur permet des actes aujourd’hui répandus. Rappelons l’attaque dans un bar gay de Lille, dans la rue sur des femmes voilées (l’une d’elle a perdu son bébé suite aux coups) mais aussi la mort de Clément Méric, militant antifasciste, tué par un membre proche de Troisième Voie. Rappelons également que les organisations coupables de tels actes, malgré leur dissolution, n’ont aucun problème pour se reconstituer sous l’œil bienveillant de la police et de l’État et continuer tranquillement leurs activités fascistes.

Arrêtons de nous faire croire que « toutes les opinions se valent », car la haine et la violence sont clairement d’un côté, et celui-ci n’est pas le nôtre.

Nous appelons chacun et chacune à dénoncer ce genre d’agissements, et à mettre tout en œuvre pour combattre la vermine fasciste dans nos quartiers.   
¡No pasarán!

Fraude dans les transports publics, mythes et réalités.

Article publié dans SCALPel n°2.

Dans une édition du journal régional Midi Libre, la SNCF de Languedoc-Roussillon déplorait le « coût » que la fraude aux transports représenterait pour elle. Écart de langage maladroit ou adroite manipulation sémantique, peu importe, rappelons qu’il ne s’agit pas d’un « coût », mais d’un manque à gagner pour cette entreprise. Ce manque à gagner est chiffré, pour notre région, à la coquette somme de 350 000 € par an.

Afin de résorber ce manque à gagner, la SNCF de Languedoc-Roussillon annonce une mesure phare : la mise en place « d’équipes de filtrage » dans les gares, soit des contrôleurs supplémentaires, chargés d’arpenter les quais de gare pour chasser le fraudeur, cet animal nuisible aux bénéfices faramineux de cette entreprise. Concrètement, la SNCF régionale va donc recruter 32 personnes pour cette tache sécuritaire.

Curieux de nature, je me suis attelé à faire un petit calcul pour découvrir combien d’argent la SNCF allait « économiser » grâce à ce dispositif. Finalement, il s’avère que l’entreprise va perdre bien plus d’argent en mettant en place ces « équipes de filtrage » que si elle avait décidé de laisser les fraudeurs tranquilles ! En effet, même en imaginant que ces 32 nouveaux employés soient payés au lance-pierre, soit le SMIC horaire brut, cela donne un salaire annuel par agent de 17163€ brut. Et même en faisant comme si les charges patronales n’existaient pas, la somme dépensée pour rémunérer ces 32 nouveaux agents chargés de « lutter contre la fraude », s’avère bien supérieure au manque à gagner que cette fraude induirait. Concrètement, les 32 agents coûteraient 549 216 € à la SNCF du Languedoc-Roussillon. Et là, on ne parle plus de manque à gagner, mais de coût réel ! Soit une somme fortement supérieure au coût de la fraude !

Que retirer de ce petit calcul ? Une chose simple : si les entreprises de transport luttent avec autant d’énergie contre la fraude, ce n’est certainement pas à cause du manque à gagner estimé, puisque les dispositifs sécuritaires reviennent finalement plus chers. Ces dispositifs ont aussi une fonction idéologique. En effet, la répression contre la fraude dans les transports est avant tout une tentative d’étouffement d’une idée, la gratuité. La gratuité induit, de fait, un rapport non marchand. Et ça ferait plutôt mauvais genre si les gens, habitués à ne plus payer leurs transports, se mettaient soudainement en tête de ne plus rien payer …

Alors, tu préfères marcher (au pas), ou tu préfères voler (dans les magasins) ?

SCALPel, le journal fait à la (r)hache ! Numéro 1.

Le SCALP / No Pasaran 34 a le plaisir de vous faire découvrir son nouveau petit journal montpelliérain, « SCALPel ».

A partager sans modération 😉

"SCALP-el, le journal fait à la (r)hache !" Numéro 1. Journal édité par les militants du SCALP 34.

"SCALP-el, le journal fait à la (r)hache !" Numéro 1. Journal édité par les militants du SCALP 34.

LISTE DES ARTICLES :

Appel à la réappropriation de nos vies !

Article publié dans SCALPel n°1.

Les décisions appelées « citoyennes », telles que le vote, ne sont en réalité que le moyen pour le système technico-capitaliste de mieux perdurer et d’entraîner dans sa destruction massive du monde, celle de l’homme lui-même. Car dans une société où la démocratie n’est que palabre, les pseudo-actes laissés au soin de l’homme (au « citoyen » devrons nous plutôt dire) ne restent qu’illusion pour ceux qui y croient encore. Le premier problème dans l’acte de voter est que votre choix n’en est pas un. Il est d’ors et déjà contrôlé implicitement (comme la moindre étape de votre vie dans le « monde nouveau ») par le rôle des médias omniprésents et omnipotents (historiquement, capables d’assurer un rôle de contre pouvoir…). Ceux-ci, au lieu de relayer de véritables informations sur les idées défendues par chaque parti, préfèrent donner une vue précise et puérile sur de simples personnages, ainsi qu’éviter d’interroger les problèmes réels qui nous touchent dans notre liberté humaine et feront bientôt de nous des substances inadaptés au système (développement des dispositifs de surveillance et de contrôle, ne faisant que limiter le champ des possibles à la réalisation humaine en créant une norme commune étroite; création d’un monde totalement artificiel où la machine est reine et la nature une chose à combattre…).

La question aujourd’hui que l’on refuse que vous vous posiez est simple : quelle vie un être humain comme vous a-t-il le droit de connaître ?

Elle n’est pas de savoir combien le patronat doit payer d’impôts alors que la réalité est que votre travail, à vous nouveau précaire, est une exploitation profonde, comme tout travail dans une société où la rentabilité est maîtresse et la création, l’épanouissement, absents de toute activité. Ni même de se demander comment calmer une dette qui ne va qu’en s’accroissant quand nous savons qu’elle s’inscrit dans un système économique où les bases mêmes sont synonymes d’incohérence et d’impossibilité factuelle.

En allant aux urnes, vous aurez dans vos mains ce bulletin de vote, encore aliénation : qui vous empêche de prendre vous-même les décisions concernant votre propre vie ; qui vous enchaînent aux désirs d’hommes assoiffés de pouvoir et d’argent. Alors ne choisissez pas le pire ou le « moins pire » (communément appelés « droite » et « gauche ») mais choisissez lautonomie : tant morale que pratique. Votre domination ne doit pas être un choix mais un refus. Refus du système en général que ni d’un côté ni de l’autre, il n’est question de faire disparaître.  

A bas le système capitaliste, et sa recherche effrénée de profit dans un monde qu’il crée à son image.

A bas le système technocratique, qui fait de nous des machines.

A bas la domination générale, qui nous prive de notre liberté.

Université Paul-Valéry : Ni austérité, ni statut quo, nous voulons autre chose !

Article publié dans SCALPel n°1.

Le 17 septembre, la petite communauté universitaire s’est réveillée avec la gueule de bois. En cause, un e-mail, envoyé par la présidente de l’Université Montpellier III, Anne Fraïsse (la même qui, lors des précédents mouvements sociaux, avait appelé les CRS pour matraquer les étudiants en grève), déclarant, l’air grave et solennel, la mise en place de plusieurs mesures de rigueur budgétaire, dont, notamment, la fermeture de l’antenne de Béziers ainsi qu’une limitation des inscriptions, via la mise en place d’un tirage au sort pour sélectionner les nouveaux étudiants.

Pétard "Rigueur"Pourquoi ces annonces médiatiques tout à coup ?

Ici, il n’est nul question de convictions ni de hasard. Si Anne Fraïsse se met soudainement à claironner partout vouloir « sauver sa fac », il s’agit avant tout pour elle de sauver ses deux sources de revenus personnels, la présidence de la fac, ainsi que son poste de professeur de lettres classiques.

Rappelons qu’en réalité, rien n’oblige la fac à mettre en place ces mesures. Le déficit budgétaire de la fac, chiffré à 3 millions d’euros, risque de conduire la fac à être mise sous tutelle du rectorat l’an prochain, mais en aucun cas de la faire fermer. Anne Fraïsse perdrait ainsi son poste de présidente … Mais ce n’est pas tout. Ce que le gouvernement préconise, c’est de fermer les licences à petits effectifs, on voit là bien que le petit parcours « lettres classiques », celui ou Mme Fraïsse enseigne, se trouverait donc menacé.

Il apparaît donc qu’à un petit calcul personnel s’ajoute ainsi un calcul purement politicien. En effet , il s’agit surtout ici pour la présidente de la fac, à quelques mois des élections universitaires, de se mettre en avant, et de se racheter à peu de frais un vernis contestataire, alors qu’avec son équipe, ainsi que la majorité des élus étudiants, elle a appliqué consciencieusement les réformes ultralibérales (LRU, loi Fioraso) qui mènent aujourd’hui à la situation actuelle de la fac !

Refuser ces mesures … et après ?

Ces mesures austéritaires sont à combattre, car elles s’inscrivent dans un contexte d’une vaste offensive menée contre les jeunes, les précaires et les vieux, comme en témoigne la réforme des retraites mise en place par le gouvernement actuel, qui ne fait qu’amplifier de façon désastreuse les mesures prises par les précédents gouvernements. En ce qui concerne l’UM3, revenir à la situation antérieure serait certes moins pire, mais cela ne remettrait ni en question le caractère profondément inégalitaire de l’enseignement supérieur, ni la fonction de reproduction du modèle social qu’assure la fac. Or, nous voulons nous situer résolument du côté de l’émancipation, c’est à dire du côté du refus sans concessions de ce modèle social qui exploite nos corps, occupe nos esprits, pollue nos relations et détruit notre monde.

Et c’est pour cela qu’il nous apparaît nécessaire de construire une lutte autonome et créative, dépassant le cadre étriqué des revendications réformistes, dans laquelle de nouvelles pratiques anti-autoritaires naîtront, s’affranchissant des habituels défilés de politiciens en herbe que sont les AG. De cette lutte, nous l’espérons, émergera l’envie et l’expérience, même fugace, d’un futur débarrassé de toutes les formes de dominations.

Chypre : Encore un pays qui sombre dans la crise financière Européenne.

Article publié dans SCALPel n°1.

Un tout petit pays presque inconnu qui n’intéresse pas et dont on parle très peu.

Les explications sont toujours vagues et le sujet n’est que peu traité par la presse, personne ne comprend réellement la situation de Chypre.
Pourtant, les mesures d’austérité imposées par la Troika et le FMI commencent depuis 2011. Des mesures de plus en plus dures sont instaurées.  Au début ce fut un gel  des salaires, par la suite une diminution des salaires, une augmentation de la TVA et pour finir des licenciements.
Toutes ces mesures baissent le pouvoir d’achat de la population de 10%. Tout ceci sous un gouvernement pseudo  »communiste ».
Depuis le 28 Février 2013 le nouveau gouvernement est de droite, avec  comme président Nikos Anastasiadis.
Le 17 mars,  un beau week-end de soleil qui commence. Une grande surprise ! Le gouvernement bloque toutes les banques du pays et annonce une taxation sur l’épargne de toute la population Chypriote. Le peuple est accablé et n’y comprend rien. Toutes les banques sont fermées depuis bientôt deux semaines.
Personne ne pourra empêcher le peuple Chypriote de sortir dans les rues pour protester!
Le gouvernement engage des négociations et propose une taxation des épargnes de tout le monde qui soit à plus de 100 000 euros.
Cela voudrait dire qu’une personne qui a travaillé toute sa vie et a mis de l’argent de coté pour que ses enfants étudient (les universités à Chypre sont payantes) sera fortement pénalisée.
Pour l’instant tout est flou et ni définitif. Difficile de comprendre cette situation car au début il leur était annoncée une taxe de 10% et à l’heure d’aujourd’hui une taxe de 25% .

Le système capitaliste attaque cruellement la classe populaire autant au niveau international qu’au niveau Européen !