Préparation d’une dynamique libertaire unitaire à l’occasion du printemps 2012

La prochaine réunion de préparation de la campagne libertaire unitaire en 2012 aura lieue dimanche 22 janvier 2012 à 11h00, au local de l’Alternative Libertaire, 92 rue d’Aubervilliers à Paris (angle des rues Riquet et Stalingrad, métro Stalingrad ou Riquet).

Cette réunion est ouverte à tous, individus comme mandatés d’organisations.

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Le texte de l’appel, à l’initiative du réseau No Pasaran :

CRISE DE LA SOCIETE BOURGEOISE : RESISTANCES, LUTTES et ALTERNATIVES
ILS N’ONT PLUS D’IMAGINATION… A NOUS DE JOUER !

2012 année des présidentielles. Encore une fois on présente ces élections comme étant un enjeu important, devant déterminer notre avenir. Mais peut-on encore avoir des illusions ? Chacun, chacune connait déjà le résultat, quelque soit le candidat élu. La crise ne sera pas résolue de sitôt et en tout cas ce seront toujours les mêmes qui paieront, pour le plus grand profit des capitalistes. Après les élections présidentielles, il y a tout lieu de penser, qu’un plan de rigueur sera mis en place. Il aura la même ampleur que ceux que connaissent déjà de nombreux pays, notamment européens.
Les remèdes sont toujours les mêmes : des dégradations de nos conditions de vie, une exploitation de plus en plus intensive, un développement des politiques sécuritaires pour réprimer les « classes dangereuses » ou nous « protéger » de terroristes bien souvent inventés par l’Etat, le développement du racisme, de la xénophobie, du chacun pour soi, conduisant à la guerre de tous contre tous. La bourgeoisie ne peut imaginer d’autres réponses à la crise. Une réelle alternative conduirait à remettre en cause son hégémonie de classe. Elle ne peut le concevoir. Le capitalisme crée des problèmes qu’il ne peut résoudre fondamentalement. Comment l’Etat peut-il remettre en cause la croissance, le productivisme ? La planète donne de plus en plus de signes montrant qu’elle ne peut plus supporter cette évolution inexorable du capitalisme.

Ce que les européens subissent actuellement, les populations du Tiers Monde l’ont connu dans les années 80/90. Bon nombre de pays en Afrique, Amérique du Sud… ont dû faire face aux plans d’ajustement imposés par le FMI parce qu’ils étaient trop endettés. Les dettes, tant celles des pays du Tiers Monde que celles des pays occidentaux, sont essentiellement des sources d’investissement (donc de profits) pour des capitalistes. Il y a deux moyens pour en finir. Soit on rembourse les créanciers, ce qui suppose la mise en place de plans de rigueur de plus en plus durs. Ils détruiront les acquis sociaux conquis de haute lutte. Soit on les annule. Les grands perdants seront les banquiers, fonds de pensions et autres investisseurs qui n’ont que faire de nos vies, si ce n’est de savoir si elles sont rentables ou pas. Nous ne sommes pour eux que des variables d’ajustement rentrant dans la comptabilité capitaliste.

Le système démocratique bourgeois serait l’alpha et l’oméga indépassable, qu’il faudrait défendre à tout prix. Mais défendre quoi ? Défendre l’hégémonie de la bourgeoisie ? Défendre sa recherche infinie de profit ? Défendre le productivisme qui nous conduit droit dans le mur ? Défendre l’ouverture des frontières pour la circulation des capitaux, des marchandises et leur fermeture pour les êtres humains pour que leur exploitation soit plus rentable ? Défendre un partage de plus en plus inégalitaire des richesses ? Défendre un système démocratique qui n’a d’autres finalité que de maintenir la société capitaliste en place ? La démocratie représentative est en crise de légitimité. Si le futur élu ne peut imposer les volontés des capitalistes, il sera sans doute déchu, comme cela s’est passé en Grèce et en Italie. Ou si les gens votent mal, comme en 2005 à propos du traité de constitution européenne, un autre texte, quasiment identique, sera entériné par le parlement. De plus en plus d’individus votent par défaut, pour éviter que tel ou tel candidat soit élu. Globalement l’abstention s’étend, mais elle est sans perspective, car synonyme d’indifférence, de passivité.
Depuis plusieurs mois, dans plusieurs pays d’Europe et dans d’autres contrés du monde des milliers de personnes essayent de sortir des impasses créées par la classe dominante, d’imaginer d’autres alternatives.

Si il y a un nouveau système démocratique à inventer, il doit reposer sur de nouvelles formes d’organisation sociale permettant de prendre nos affaires en mains. Nous ne pouvons plus laisser les capitalistes et leurs exécutants politichiens déterminer les finalités de cette société fondée sur l’exploitation, la domination, le sexisme, le racisme, la xénophobie. L’Etat est l’instrument – le bras armé – pour le maintien de cet ordre de plus en plus inégalitaire et destructeur d’êtres humains et de l’écologie. Il faut en finir avec l’hégémonie de la classe bourgeoise pour construire une société fondée sur l’égalité sociale, la solidarité, où la liberté de chacun est la liberté pour tous.

C’est bien de la rupture avec le capitalisme dont il est question. Ce sont les capitalistes qui déterminent ce que l’on produit, comment, avec quels moyens et à quelles fins (la recherche sans fin de profits). Nous devons nous emparer de ces questions. Cela suppose que cette nouvelle organisation sociale ne soit plus centrée autour du travail salarié, mais sur l’autogestion et le fédéralisme. Celui-ci sera fondé sur la libre association.
S’abstenir est une condition nécessaire mais non suffisante. Au delà des présidentielles, cette année 2012 pourrait être l’occasion de renforcer politiquement les liens entre des groupes, collectifs, associations, organisations politiques… dans différents pays européens. Peut-on imaginer un vaste mouvement européen, capable de réfléchir, de proposer, de partager, d’agir ?

En lançant cette campagne, organisons des débats dans différentes villes avec des Grecques, des Espagnols, des Italiens, des Irlandais, des Britanniques… en lutte. Construisons ensemble des utopies créatrices porteuses d’avenir et d’espoir. Peut-on mettre en place, à l’échelle européenne, des luttes pour bloquer les marchandises ? Cela permettrait aussi d’aborder nos modes de consommation, d’imaginer des rapports égalitaires et solidaires, sources d’un nouvel internationalisme. Comment imposer la liberté de circulation et d’installation pour tous les être humains ? Comment détruire le lien entre nos conditions de vie et les revenus ? Commençons en luttant pour la gratuité de tous les services publiques. Exigeons l’annulation de toutes les dettes dans le monde. C’est différents thèmes, et bien d’autres, grâce à aux luttes et résistances, pourraient, par leur convergence fondée sur nos intérêts de classe, permettre de bâtir un autre futur pour en finir avec la société bourgeoise de plus en plus insupportable !

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