Archives de Tag: squats

25/10/2014 : Manifestation suite à l’expulsion d’Utopia 001

Jeudi 23 octobre, luttopia est expulsé, luttopia c’était, et ce sera, un collectif ayant réquisitionné un ensemble de bâtiment vides appartenant à l’ordre des avocats dans lequel 103 personnes, dont des familles et des enfants étaient hébergés, dans lequel des permanences sociales, médicales, des événements culturels et sportifs, des débats, projections, étaient organisés.
Ce jeudi, la réponse finale des pouvoirs publics a était d’expulser violemment cette réquisition, de mettre l’ensemble des personnes à la rue et de conduire un camarade au tribunal. La violence qui est imposée nous impose de répondre collectivement.nous ne nous laisserons pas intimider par les violences policières, nous continuerons notre effort d’organisation des populations les plus précaires.

Contre la répression des réquisitions populaires !
Contre les violences policières !
Pour une vie digne et un logement décent pour tous !

Samedi 25 octobre manifestation au peyrou, 14h.

Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous

Le Collectif Alternative Libertaire de Montpellier a publié un communiqué détaillant cette expulsion, à lire ICI.

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Convergences des luttes au squat Luttopia

Chers amis,
Utopistes, rêveurs, révoltés,
Citoyens d’ici et d’ailleurs,

Nous avons le plaisir de vous inviter à une semaine de ‘convergence Sud-Ouest’ qui se déroulera du 02 au 09 septembre à Utopia 001 sis au 105 Avenue de Lodève à Montpellier.

Utopia 001 est un espace réquisitionné et transformé en un Centre social et Culturel proposant plusieurs activités et hébergeant à ce jour plus de 90 personnes, que nous tentons, avec difficultés, d’accompagner dans des démarches administratives et autres rouages bureaucratiques…

Le programme pour la semaine à venir se veut libre et participatif, pour que la dynamique entreprise dans nos débats ne soit pas entravé par des freins horaires. Les principales thématiques seront les suivantes :

-Féminisme, Anti-sexisme, Patriarcat…
-Précarité, composante transversale de notre société: Santé, éducation, Logement, Travail, Alimentaire…
-Hébergement d’urgence, Hébergement, Logement, Squatt/Réquisition: Pourquoi? Quels moyens? Quels objectifs?
-Les luttes pour la survie, les luttes pour la vie, les luttes pour vivre mieux, La  lutte des classes…
-Convergence, Coordination, Soutien, lutte en commun, Comment ?

En parallèle des espaces de discussions et de débat, des activités seront organisées tous les après-midi : formation ‘Désobéir: Clown-action’, jeux de société, jeux de rôle, yoga, boxe, cirque, bricolage, foot, atelier bracelets, projections vidéo, soirée occitane, concerts… Vous êtes tous conviés à proposer au gré des envies votre propre animation ou atelier!!

N’hésitez pas à diffuser à votre réseau notre invitation de solidarité, nous vous attendons, chers amis, le pied ferme et le poing toujours dressé.

24/04/2014 : Débat avec Céline Beaudet « Les communautés libertaires, vie quotidienne et amour libre au début du XXème »

Le SCALP – No Pasaran 34 vous invite à une rencontre-débat avec Céline Beaudet, auteure du livre « Les Milieux Libres, vivre en anarchiste à la Belle-Epoque en France », jeudi 24 avril 2014 à partir de 15h, salle Charles Camproux (Maison des Etudiants), de l’Université Paul-Valéry à Montpellier.

AFFICHE 24 AVRIL

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28/12/2013 : 2ème Anniversaire du KaLaJ

Sur Intersquat Montpellier.

Une fois n’est pas coutume, on va fêter le 2ème anniversaire du lieu. Et bien, de préférence, avec en substance :

Affiche 2ème anniversaire

Encore un squat expulsé de façon illégale à Montpellier !

Article publié sur Intersquats Montpellier.

C’est arrivé près de chez vous… !

Mais quand même . . . Ce Mardi 5 novembre à Montpellier, au 18 rue Pages, en fin d’après  midi, une énième expulsion illégale (absence de procédure judiciaire et ce malgré une présence de plus de 48 heures sur les lieux) a eut lieu, durant la trêve hivernale, de la part de la police nationale., encore un coup de P*** !

Les squatteurs, voyant un groupe d’intervention forcer la porte du bâtiment, se sont réfugiés sur les toits et ont ainsi été assiégés durant plus de 4 heures. La police refuse alors de prendre en compte les preuves de présence des habitants depuis plus d’une semaine et cherchent à évacuer les gens postés sur les toits. Mais devant l’obstination des squatteurs à ne pas quitter les locaux, la police a eu une réaction surprenante: elle a tout simplement confisqué l’échelle ainsi que la béquille d’une des personnes située sur la toiture, les empêchant ainsi de redescendre. L’humour de la police va plus loin : ils ont trouvé de bon goût d’asperger leurs affaires de produits ménagers (ah ah ah, petite boutade de la brigade! Pour une fois les squatteurs sentirons bon…) et de couper l’électricité, tout en tenant des propos insultants sur leurs mamans (pourtant pas présentes sur les lieux).
Après ces bonnes blagues, ils décident de partir en laissant les 4 personnes sur le toit et passent le relais à une société privée de gardiennage, qui a bloqué l’accès au bâtiment pendant près de 48h alors que des personnes étaient encore présentes à l’intérieur des locaux. Les squatteurs ont eut le plaisir d’avoir le soutien d’une partie du voisinage, curieux de voir un tel dispositif mis en place mais néanmoins coutumier des expulsions répétées dans la ville.

Jeudi 7 novembre, en fin de matinée, alors que le vigile se demande toujours pourquoi il bloque l’entrée du bâtiment, les squatteurs entendent des bruits de pas sur la toiture… Le temps d’apercevoir les ombres des casques de la brigade d’intervention spéciale, postée sur les toits, les voitures et fourgons de police encerclaient déjà le bâtiment. En tout, une trentaine de képis pour déloger deux squatteurs…
Après avoir longuement hésité à leur passer oui ou non les menottes, un agent des forces de l’ordre fait malencontreusement exploser une bombe lacrymo dans le quartier, alors que les deux interpellés étaient déjà en route pour le commissariat.

La nullité de l’action, malgré un tel dispositif, pourrait paraître surprenante… Pourquoi dépenser tant de pognon pour deux squatteurs ? La mairie aurait pu, après tout, lancer une simple procédure d’expulsion…
Le bâtiment en question, dont la mairie est, en effet, en partie actionnaire, appartient à la SERM qui a également comme autres actionnaires, la caisse d’épargne, DEXIA, Crédit Local de France, ainsi que le Crédit Mutuel Méditerranéen, le Crédit Lyonnais et MERCADIS
La SERM qui affirme pourtant que « par son statut mixte public/privé, elle peut se permettre, dans une vision à long terme, des prises de risques en faveur de l’intérêt public, en cohérence avec sa démarche de société responsable », n’a pas franchement la fibre sociale… En fait, ce serait plutôt dégage et SERM’ta gueule!
Adepte de spéculations immobilières et d’expropriations, la SERM récidive et vide encore un autre logement du centre ville, poursuivant ainsi son projet de gentrification*. Banques et assurances se gavent tranquillement en délogeant les personnes de leur habitation, grâce à l’appui navrant des forces de l’ordre, le tout sous le regard bienveillant de la préfecture qui finance allègrement les interventions d’expulsions.
Et voilà que la police squatte les bâtiments, tandis que la SERM monopolise le quartier !

* La gentrification (mot anglais de gentry, « petite noblesse ») est un phénomène urbain par lequel des arrivants plus aisés s’approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d’une couche sociale supérieure.

13/09/2013 : Bouffe de soutien au squat des « Chasseurs »

Ce vendredi 13 septembre à partir de 18h, aux maisons occupées 5 7 9 11, de la rue des Chasseurs, à Montpellier, on invite tout le monde à venir discuter et festoyer autour d’un barbek tapas tartines. C’est notre deuxième repas organisé en soutien pour plusieurs copains qui passent en procès prochainement notamment pour outrage, rébellion, et entrave aux forces de l’ordre …

Venez nombreux !

Péripéties d’été au KaLaJ

Lu sur Intersquat Montpellier.

L’été a Montpellier est un temps mort, mais c’est pas pour ça qu’il ne se passe rien !

Entres autres un petit passage orageux sur le KaLaJ de la part de Véolia et / ou de la Mairie déguisée. Voici le communiqué:

L’eau, ce besoin vital pour les finances de Veolia.

En cet été encore bien chaud, en plein milieu du repos des estivants, l’entreprise Veolia, assermentée par la Mairie de Montpellier, se trouve fort aise pour couper l’accès à l’eau potable aux plus pauvres.

Hier matin devant le squat “Le KaLaJ”, un arrêté municipal est affiché. Prenant effet immédiatement, les voisins voient leur voiture emmenée par la fourrière. C’est donc l’annonce de travaux d’ampleur, destiné a couper l’arrivée d’eau d’une maison habitée par six personnes et nombre de gens de passage.

D’après les travailleurs du Samu Social, cette coupure d’eau ne peut être contestée sur le plan légal, car un point d’eau est accessible en bus. Aller chercher de l’eau en bus pour couvrir les besoins d’une dizaine de personnes est donc tout a fait acceptable aux yeux de la loi.

Malheureusement ce cas n’est pas isolé, mais les familles à qui cela arrive ne savent pas comment réagir face aux grandes entreprises.

Le choix de la date n’est pas anodin : début août est la saison creuse pour les Montpellierains, où la ville est laissée aux touristes, et les associations tel que Médecins du Monde ferment par manque de personnel. Les médias sont aussi en vacances. C’est donc le bon moment pour agir sans que l’opinion public, et donc les votants ne soient au courant.

Une mairie socialiste a Montpellier ? Où est le social, quand on crache sur l’accès aux ressources reconnues vitales par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis1, en faveur de la trésorerie de Veolia ?

L’argent dépensé par l’entreprise en travaux de coupures ne permettrait-il pas de garantir un accès a l’eau potable pour tous?

1Conseil des droits de l’Homme – Résolution A/RES/21/2 – Le droit fondamental à l’eau potable et à l’assainissement | http://daccess-ods.un.org/access.nsf/Get?Open&DS=A/HRC/RES/21/2&lang=F

 

Cela dit, lorsque les ouvriers sont arrivés, quelques appels au niveau de la Mairie et de l’Agglo ont, subitement et sans plus d’explications, déclenché l’annulation de l’ordre de coupure. Avec ces mots du responsable de chez Véolia qui dit agir sous les ordres de la collectivité (l’Agglo) :

Cette fois vous êtes tranquilles, mais la prochaine sera la bonne.

Qui se cache derrière qui ? Véolia derrière la Mairie ? Ou bien l’inverse ? La suite au prochain épisode !

Squats : Programme d’Avril au KaLaJ

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Squats : Droit de réponse

Les squatteurs montpelliérains, victimes de diffamation dans la presse locale, publient un droit de réponse :

Facade du KaLaJSuite aux articles publiés le 23 mars dans Midi Libre, et le 26 Mars dans Direct Montpellier, nous demandons un droit de réponse.

Envoyé à Midi-Libre, Direct Montpellier et La Gazette. Qui le publiera ?
Tout d’abord le KaLaJ s’excuse pour les gènes occasionnelles liées a certains évènements et en profite pour clarifier certains points.
C’est un lieu d’habitation où résident quatre à six personnes en permanence, et qui peut héberger de manière temporaire un maximum de 4 personnes supplémentaires.
C’est également un lieu culturel et artistique en dehors des institutions.
Dans cette optique, des travaux de mise aux normes et de rénovations ont été effectués. D’autres seront fait au besoin.
Depuis l’ouverture, nos tentatives de dialogue avec le voisinage sont restées majoritairement sans réponses, mais restent d’actualité. Contrairement à ce qui a été dit, nous entretenons de très bonnes relations avec certains riverains lesquelles s’exprime par de menus services, redistribution de nourriture ou simplement une conversation autour d’un café… D’autre trouvent même “notre présence rassurante” de part les liens tissés avec toutes les populations de ce quartier hétéroclite.
Depuis un peu moins d’un an, il y a eu des évolutions dans la gestion du lieu, concernant notamment les nuisances sonores qui nous ont été de nombreuses fois reprochées. Le lieu est par exemple fermé a tout public en soirée et des règles de vies internes ont été instauré dans la même démarche de respect des riverains.

Les différentes activités artistiques et ateliers, libres et ouverts à tous participe à la vie du quartier en rendant accessible échanges et savoirs.
Ces ateliers peuvent être sculpture et musique assistée par ordinateur, projections et expositions, débats et réunions, résidences d’artistes (…) dont la fréquentation et l’enthousiasme partagé démontre la nécessité d’un tel lieu.

Pourquoi céder au mélodrame lorsqu’il n’a pas lieu d’être? Pourquoi monter une pétition au lieu d’une réelle rencontre et concertation? Pourquoi devoir en passer par la presse alors que nous sommes voisins? Nous sommes des gens comme vous, étudiants, chômeurs ou salariés mais désirons vivre de manières différentes prônant l’entre-aide et l’échange en dehors de cette illusion qui est notre société. De nombreux lieux alternatifs de ce type existe en France et dans le monde. Certains sont devenus des institutions et très intégrés aux quartiers et villes. Pourquoi pas ici ?
Le KaLaJ et ses habitants vous invitent à venir, à les rencontrer, à participer et à vous faire votre propre opinion en découvrant le lieu.

Le programme papier est disponible dans la ville, ou en ligne sur http://montpellier.squat.net.
Le KaLaJ, ses habitants.

Appel à soutien pour un procès de squat au pénal

A Montpellier, un procès aura lieu en mai suite à l’expulsion d’un squat.

Fin octobre nous avons investi une maison dans les alentours de Montpellier,
une maison inhabitée depuis plus de dix ans. Une maison pour étudier, dormir,
cuisiner, vivre. Nous aurions aimé cultiver le jardin abandonné et partager
avec le quartier. Alors que la répression faisait rage à Notre Dame Des Landes
nous nous sentions solidaires.
Nous sommes en procès, il aura lieu fin mai. Parce que notre action est illégale.
Face à la force publique, face à la justice nous sommes dépossédés de nos
arguments. Alors nous sommes isolés, engagés dans une procédure complexe
et lourde.Où est l’exemple? Cette histoire est l’exemple de la judiciarisation du dialogue
social. Elle est aussi la voix pour que toutes les maisons soient habitées et que
tous les habitants aient une maison. Ce procès peut être l’occasion que soit
reconnue la légitimité de notre action.

D’ici là, parlez-en!

Bastien et Amebrille

tract au format pdf

http://amebrille.wordpress.com/