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24/03/2016 : Projection-débat « Qui a tué Ali Ziri ? »

Affiche-aliziri-24marsLe SCALP – No Pasaran 34 organise une projection débat sur les violences policières et l’impunité judiciaire qui les couvre, autour du documentaire « Qui a tué Ali Ziri ? ».

Rendez-vous jeudi 24 mars à 19h30, au « Full G », 5 rue des écoles laïques à Montpellier (tramway Louis Blanc, lignes 1 et 4).


 

Le synopsis du documentaire (à lire aussi sur le site de Zeugma Films) :
Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. «Arrêt cardiaque d’un homme au cœur fragile», déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri.
Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent «Justice et vérité» après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire.

12/03/2016 : Manifestation contre L’État d’Urgence

MANIF-MTP-30012016 (1)Engagé dans les luttes antitsécuritaires, le SCALP – No Pasaran 34 appelle a participer à la manifestation contre l’État d’Urgence qui se déroulera samedi 12 mars 2016 à 14h à Plan Cabane (ligne 3 du tramway) à Montpellier.

Lire l’appel à manifestation ici, rédigé par l’Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence :

L’État d’urgence a été prolongé jusqu’au 26 mai 2016 malgré la démonstration de son inefficacité et les nombreux abus commis en son nom.

Rappelons brièvement que sur les plus de 3 300 perquisitions seulement 5 ont débouché sur une procédure antiterroriste.

Cette prolongation sera certainement la dernière. En effet, le gouvernement travaille à l’inscription de telles mesures arbitraires et liberticides dans le code de procédure pénale.

A chaque fois que l’État renforce ses pouvoirs de police se sont les libertés individuelles qui disparaissent. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, l’État se dote d’un appareil répressif qu’il utilisera sans pitié pour mater toute contestation alors même qu’il prépare une vaste offensive contre le code du travail.

Il est flagrant que plus les conditions de vie de la population se durcissent, plus l’État serre la vis.
Ce sont nos libertés démocratiques et nos droits qui se réduisent en même temps comme peau de chagrin.
Nous exigeons :
– La levée immédiate de l’état d’urgence
– L’abandon du projet de réforme de la loi de procédure pénale
– Le droit de se défendre contre les attaques du gouvernement sur nos libertés et nos droits sans être traités comme des terroristes

Après une mobilisation importante contre le projet de loi El khomri ce mercredi 9 mars, cette manifestation s’inscrit dans la suite logique de notre combat engagé contre le gouvernement et ses abus !

Montpellier fortement mobilisée contre l’état d’urgence !

Ce samedi 30 janvier, à l’occasion de la journée nationale contre la prolongation de l’état d’urgence et la réforme constitutionnelle, une manifestation s’est tenue à Montpellier à l’appel de l’AG contre l’état d’urgence.

MANIF-MTP-30012016 (1)Au départ du quartier du Petit-Bard, près de 300 personnes, dont des militantes et militants du SCALP-No Pasaran 34, tenant une banderole interrogeant « Et l’état d’urgence sociale ? », ont traversé la ville jusqu’à la gare, ou la jonction s’est effectuée avec le cortège syndical mené par la CGT.

MANIF-MTP-30012016 (2)Ce furent ensuite près d’un millier de Montpelliérains qui ont traversé le centre-ville afin de protester contre l’état d’urgence imposé par le gouvernement.

A l’heure  la répression s’accentue sur le mouvement social et syndical, et  les mesures sécuritaires se multiplient, notre mobilisation ne doit pas faiblir !

30/01/2016 : journée nationale d’action et de manifestation contre l’état d’urgence et la réforme constitutionnelle

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation contre l’état d’urgence et la réforme constitutionnelle, l’AG contre l’État d’Urgence organise une manifestation  samedi 30 janvier à 13h30 du quartier du Petit Bard (arrêt de Tramway Tonnelles, ligne 3), jusqu’à la Préfecture de Montpellier.

A Millau (12), mobilisés contre l’Etat d’Urgence !

Samedi 28 novembre, une soixantaine de Millavois, dont des militants du NPA et du groupe No Pasaran 12, se sont rassemblés place de la Capelle malgré le froid hivernal, afin de protester contre la mise en place de l’État d’Urgence et l’application de mesures liberticides, dont l’interdiction des manifestations et l’assignation à domicile de nombreuses personnes.

Ce rassemblement s’est vu quelque peu perturbé par l’irruption d’une conseillère régionale du Front de Gauche, actuellement en pleine campagne électorale, accompagnée d’une dizaine de partisans d’Europe Écologie. Une tentative de récupération politique malvenue aux yeux de nombreuses personnes, dont certaines n’ont pas hésité à demander des explications à cette élue vis à vis du vote du liberticide État d’Urgence par l’intégralité des députés de son propre parti. Il est regrettable que les seules réponses apportée aux questionnements sur l’étrange double discours tenu par les élus du Front de Gauche et d’Europe Écologie, furent des menaces physiques, des injures et des propos racistes. Suite au départ de ces perturbateurs, le rassemblement s’est mué en manifestation sauvage, sous l’œil de l’agent du renseignement, et en l’absence de présence policière visible. Plus d’une centaine de personnes ont ainsi traversé la ville de Millau en scandant le slogan « l’État d’urgence on n’en veut pas, nos libertés on les défend ».

Gageons que cette première mobilisation, encourageante dans un contexte de chantage à l’union nationale, fasse tache d’huile et en appelle d’autres !

No Pasaran 12 – nopasaran12@hotmail.fr

Ne cédons pas à la peur !

Un carnage. 11 mois après les fusillades de Charlie Hebdo et le massacre antisémite de l’Hyper Casher, ce samedi 14 novembre 2015, la France se réveille dans une mare de sang. Dans la nuit du 13 au 14 novembre, une série d’attentats coordonnés en région Parisienne a fait près de 130 morts. Cet attentat, revendiqué par l’entité « État Islamique », constitue l’attentat le plus meurtrier perpétré sur le territoire français depuis la seconde guerre mondiale.

Alors même que les victimes n’étaient pas encore toutes identifiées, on a vu se répandre dans les médias de multiples amalgames et déclarations guerrières, tel ce politicien d’extrême-droite mettant en cause une prétendue « mosquéisation de la France ». Dans la foulée, le gouvernement a immédiatement décrété l’État d’Urgence, pour la première fois depuis une décennie, ainsi que la fermeture des frontières. L’État d’Urgence, c’est, entre autres choses, la suspension des procédures judiciaires légales au profit du préfet et du ministère de l’intérieur dans nombre de cas (perquisitions, couvre-feu, interdiction de séjour, assignation à résidence, interdiction de manifester et de rassemblement). C’est aussi une suspension de la liberté de la presse, puisque désormais, le ministère de l’intérieur et les préfets peuvent prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio ». L’armée est déployée un peu partout sur le territoire national et voit son pouvoir fortement accru au niveau judiciaire.

Ces nouvelles mesures liberticides prises suite à ce carnage méritent d’être remises en cause, sachant que les contrôles aux frontières avaient déjà été renforcés en prévision de la COP 21 afin d’empêcher à des ressortissants d’autres pays de participer aux manifestations contre cette mascarade politicienne sur l’écologie. Effectivement, les activistes écologistes n’ont pas pu entrer, tout comme les migrants. Ce qui n’a pas été le cas des terroristes. On constate ainsi que la mise en place de ces mesures répond davantage à un objectif politique qu’à une volonté de protéger des populations : la fermeture des frontières, comme les multiples mesures sécuritaires (Plan Vigipirate, et maintenant l’État d’Urgence) s’avèrent à chaque fois inefficaces contre des terroristes à la détermination sans faille. Par contre, dans un climat de plus en plus xénophobe, ces mesures renforcent la paranoïa, la peur, et les amalgames douteux.

N’oublions pas qu’au même moment, à Beyrouth, au Liban, plusieurs dizaines de personnes sont mortes dans un attentat terroriste perpétré dans un centre commercial. Encore un carnage qui nous rappelle, à rebours des amalgames douteux qui se déversent dans les médias, que l’entité « État Islamique » frappe partout dans le monde, notamment dans les pays à majorité musulmane.

Toutes nos pensées vont évidemment en premier lieu aux victimes de ces actes épouvantables, ainsi qu’à leurs proches. L’émotion suscitée par de tels actes nous impose de continuer à combattre la réaction, le fanatisme et la haine meurtrière, partout où elle se trouve.


Réseau No Pasaran http://nopasaran.samizdat.net/ nopasaran@samizdat.net

« No Pasaran ! », retour sur une journée de mobilisation contre le racisme et les violences policières à Béziers.

Samedi 4 juillet 2015, une journée contre le racisme et les violences policières était organisée à Béziers (34) par la CNT-AIT 34, le SCALP – No Pasaran 34, la Cloch’Arts, le collectif « Urgence Notre Police Assassine » et l’Action Antifasciste Marseille.

DSC_0682Deux jours avant que le maire de Béziers, Robert Ménard, ne fasse une cérémonie d’hommage devant la stèle de l’OAS, une ancienne organisation terroriste d’extrême-droite, fondée par des partisans de l’Algérie Française, une quarantaine de bitterois, soutenus par des militants venus de Perpignan et Montpellier, se sont rassemblés afin de dénoncer la falsification historique à laquelle se libre le maire d’extrême-droite, et rappeler, alors que la police municipale se voit désormais dotée d’armes à feu, que les crimes policiers se multiplient en France ces dernières années.

En fin d’après midi, un débat sur les violences policières à eu lieu en présence de Farid El Yamni, co-fondateur du collectif Urgence Notre Police Assassine, et frère du jeune Wissam, tué par des policiers à Clermont-Ferrand en 2012. Ce débat a été l’occasion de revenir sur le processus habituel entourant les crimes policiers en France, ou la justice et le gouvernement soutiennent systématiquement une police dont ils ne peuvent se passer, puis d’aborder les perspectives et enjeux des mobilisations contre les crimes et violences d’État.

La journée s’est ensuite conclue par la projection du documentaire antifasciste « Acta Non Verba », qui affirme la nécessité de réinvestir le terrain des luttes sociales et de la solidarité concrète.

A Millau (12), retour sur la journée « Permis de tuer », en hommage à Nabil, tué par la BAC

Communiqué du groupe No Pasaran 12.

Samedi 27 juin 2015 s’est tenue à Millau (12) la journée « Permis de tuer », 3 ans après la mort du jeune Nabil, tué par deux agents de la Brigade Anti-Criminalité. Pendant plus de deux heures, un forum-débat à eu lieu avec plusieurs intervenants.

Dans un premier temps, Dounia Mabtoul, sœur de Nabil, est revenue en détail sur les mensonges policiers concernant la nuit de la mort de son frère, ainsi que sur la façon dont elle et sa famille ont par la suite été traités par la police, la justice et les politiques. Alors qu’un de leur proche vient de perdre la vie, ils sont traités en coupables, comme des indésirables. Aujourd’hui encore, les quelques lignes du rapport d’autopsie constituent l’unique et maigre information sur les circonstances de la mort de Nabil, abattu par balle à bout portant, alors que son véhicule était immobile. Cette absence d’information empêche ainsi toute la famille de faire son deuil.

Ensuite, Farid El Yamni, frère de Wissam, tué par la police à Clermont Ferrand, et co-fondateur du collectif « Urgence Notre Police Assassine », a insisté sur le caractère structurel de ce que les médias qualifient de « bavures ». Il a rappelé le processus, quasiment identique, de chaque bavure : un jeune basané se fait tuer, la hiérarchie policière donne diverses versions se contredisant, afin de protéger les tueurs, la victime se retrouve elle-même accusée, via l’utilisation d’éléments de langage bien précis. Enfin, la justice freine les investigations de la famille et finit, au terme de procédures très longue par acquitter les meurtriers, comme récemment les policiers responsables de la mort de Zyed et Bouna (le procès aura duré 10 ans). Farid El Yamni a aussi démontré que ces crimes et violences policières s’inscrivent dans un contexte historique colonial et un contexte social de lutte de classes. Enfin, après un bref historique sur l’histoire de la Brigade Anti-Criminalité à Millau, le réseau No Pasaran a quand a lui insisté sur le lien indissociable entre la police et le pouvoir politique, ce qui explique pourquoi les policiers meurtriers sont toujours défendus par l’État.

En soirée, un apéro-concert de solidarité avec les victimes de la police s’est tenu au café « La Loco », avec la participation des groupes Rascarcapac (rap, Béziers), Cosmic Citrouille (électro hip-hop, Larzac), La Vermine (rap, Toulouse) et Sticky Snake (rap, Brest).

Groupe No Pasaran 12.
nopasaran12@hotmail.fr
http://nopasaran12.fr.cr/

- Le communiqué et les photos de la journée ici : http://graindesel.fr.gd/27-juin-2015—d—g-Permis-de-tuer-g-.htm

- L’article du journal Midi-Libre du 28/06/2015.

04/07/2015 : Journée contre le racisme et les violences policières à Béziers

Le SCALP – No Pasaran 34, avec la CNT-AIT 34, la Cloch’Arts, le collectif « Urgence Notre Police Assassine » et l’Action Antifasciste Marseille, participe à la journée contre le racisme et les violences policières, samedi 4 juillet à Béziers.

Ni Oubli Ni pardon !4juillet2015

des meurtres des manifestants contre l’OAS en octobre 1961, aux meurtres sous les coups de la police, aux meurtres d’Etat par suicide, morts en prison, morts dans la rue …

14h, Rassemblement place de la Révolution. Nous n’oublions pas Wissam, Rémi, Lamine, Moussa, Alexandre, Zied, Bouna, Clément………..

17h, discussion avec Farid El-Yamni au local de « La Cloch’Arts »,       41 rue Ambroise Thomas. Farid est le frère de Wissam, assassiné par la police à Clermont Ferrand en 2012.

20h, projection du film « Acta non verba » avec un compagnon de Marseille

Au départ, Acta non verba est né de plusieurs constats : celui de la montée des extrêmes droites en Europe, de leur renouvellement théorique et de leurs nouveaux visages ; celui aussi, de notre immobilisme. Lire la suite

Millau (12) : Journée « Permis de tuer » samedi 27 juin

Le réseau local « Solidaires, Ecologistes et Libertaires » , le groupe No Pasaran 12 et le collectif « Urgence Notre Police Assassine » organisent la journée « Permis de tuer » samedi 27 juin 2015, afin de commémorer les 3 ans de la mort du jeune Nabil, tué par deux agents de la Brigade Anti-Criminalité à Millau (12).

Détails de la journée ici : http://graindesel.fr.gd/27-juin-2015—d—g-Permis-de-tuer-g-.htm