16/11/2014 : Ciné-débat « Sur les toits » en présence de Nicolas Drolc, le réalisateur

Le Genepi Montpellier, association étudiante qui oeuvre au décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs, vous invite à venir partager un moment d’échanges et de cinéma autour du film « Sur les toits » du réalisateur Nicolas Drolc.

Dimanche 16 novembre à 9h30, au cinéma Utopia (5 avenue du Docteur Pezet, à Montpellier).

Programme :

  • 9h30 Rendez-vous pour petit déj participatif. Le Cinéma Utopia fournit le thé et le café, chacun ramène quelque chose à partager (brioche, gateau, etc…)
  • 10h30 Projection du film

Synopsis :

Que s’est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin de l’année 1972 ? À la vue des images d’archives, on pourrait d’abord croire à un film de genre, avec des prisonniers sur les toits exhibant des banderoles « On a faim ». Une histoire de mutins qui prennent le pouvoir. Mais à la vision des uniformes des CRS, on se rappelle qu’on est en 1970 dans les prisons françaises d’un autre âge. Toul, Nancy, mais aussi Nîmes connaissent une vague d’émeutes, les prisonniers réclament une hygiène décente, du chauffage et l’amélioration de la cantine mais aussi une justice honorable à l’intérieur des prisons et l’arrêt de la censure des journaux… Les 35 émeutes de 71 et 72 permettent aux prisonniers d’exprimer ces revendications, les mutins montent sur les toits et dialoguent directement avec la foule et les médias. Malgré la « grande presse » railleuse, les revendications sont entendues, grâce entre autres à l’aide du Groupement d’Information sur les Prisons.

À Michel Foucault qui arrive avec des questions sur le froid ou la faim dans les pénitenciers, les mutins répondent par des questions sur les conditions de travail, la protection juridique des prisonniers, le droit d’information, de sortie et la suppression du casier judiciaire.
Mais la répression est dure, au sortir de 68, sous Pompidou. Outre la suppression des colis de Noël, qui provoque l’extension du mouvement, l’autorité judiciaire désigne 6 mutins responsables.
Maître Henri Leclerc, revient ici sur son rôle dans ce procès exemplaire d’un de ces boucs émissaires tout trouvés. Outre les témoignages des acteurs, mutins et matons, de cette histoire, Nicolas Drolc fait aussi appel au militant anarchiste et ancien détenu Serge Livrozet, qui mériterait également un documentaire à lui tout seul, ou encore au sociologue Daniel Defert.

Face aux traitements inhumains carcéraux, aux revendications des mutins, que peut répondre la justice française ? 40 ans plus tard, il semble que l’enfermement reste un échec de notre société. Même si les conditions de détentions ont évolué depuis les années 70, tout le monde sait que la prison n’est toujours pas un modèle d’humanité… Réalisé par un jeune cinéaste, précairement financé, Sur les toits est un documentaire qui dépoussière cette page méconnue de l’histoire des luttes sociales.

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