Violente intervention policière contre des syndicalistes et des étudiants mobilisés à l’UM1

Article issu du site web du Collectif Alternative Libertaire de Montpellier.

Le 25 avril se tenaient à l’Université de droit de Montpellier des élections étudiantes. Celles-ci ont été marquées par des menaces et provocations de la part de l’UNI, syndicat étudiant anti gréviste de droite extrême. Pour protéger et soutenir une liste syndicaliste de lutte des étudiants du Poing et de Solidaires étudiant, un cinquantaine de personnes étaient présentes le 25 avril. Après des heurts, la présidence a fait intervenir la police. Elle n’a pas fait dans le dentelle: une charge de CRS dans le hall du batiment 2 de l’Université. Au passage, une des têtes de liste a été piétinée et rouée de coups à terre par des CRS, L’ensemble des personnes diffusant des tracts expulsées par le police. Voici le communiqué de Solidaire Étudiant:

Mardi 25 Février, nous militant-e-s syndicaux de Solidaires Etudiant-e-s présentant une liste commune pour les élections avec le journal militant le Poing, nous sommes présenté-e-s nombreux et nombreuses à l’UM1 avec des sympathisant-e-s pour soutenir nos camarades.

Notre présence sur l’UM1 se justifie par le fait que plusieurs de nos camarades ont reçu, les jours précédents ces élections, de nombreuses menaces de la part de l’UNI, ainsi que part la présence potentielle de la Ligue du Midi ( ayant déjà agressée des camarades antifascistes lors de la « Manif pour Tous » ).

Nous nous présentons donc Mardi 25 Février pour diffuser deux tracts, un présentant notre liste, un autre intitulé la vérité sur l’UNI. Dès notre arrivée nous rencontrons une opposition à notre présence de la part de l’UNI (nous accueillant avec des slogans comme « maitre chez nous », slogan visible sur les affiches de la ligue du midi, ou bien encore des insultes sexistes, « sale pute » et homophobe, « va te faire enculer ») mais aussi de la part de la présidence de l’UM1.

La police, contactée par l’UNI ainsi que la doyenne de l’UM1, finit par arriver sur place, en tenue anti émeute, accompagné de la BAC, la tension monte, les militants de l’UNI ne perdant pas l’occasion de se relayer pour communiquer en permanence avec la police de même que la présidence de l’UM1. Nous nous sommes donc retrouvé_es pris_es en tenaille par la police, qui n’a pas hésité à charger les étudiant-e-s présent-e-s en soutien, sans sommation, à l’intérieur même de l’enceinte de l’UM1, et avec une violence inouïe qui aura choqué les personnes sur place (certaines personnes ont été matraquées au sol alors qu’ils et elles ne présentaient aucune attitude hostile).

Nous dénonçons les violences que nous, militant-e-s progressistes, subissons au quotidien, que ce soit celles venant de la part de l’état, qui nous fait subir rigueur et austérité par le biais des différentes réformes qu’il nous impose (loi Fioraso, réforme de la convention UNEDIC, ANI…) et réprime violemment tout mouvement de contestation, ou des militant-e-s de l’UNI-MET, syndicat qui milite contre le droit de grève et effectuant une pression quotidienne sur tout-e-s militant-e-s progressiste, s’affichant en tête de la « Manif pour tous » et créant ce climat qui nous oblige toujours plus à nous affirmer clairement comme militant antifasciste, antisexiste et anticapitaliste.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s