16/10/2013 : « Du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire au Mariage pour tous »

présentation de la réédition du rapport du FHAR, par PATRICK CARDON (un ex du FHAR d’Aix en Provence et éditeur LGBT, http://gaykitschcamp.blogspot.fr)

Mercredi 16 Octobre 2013 à 20h30 au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René – Montpellier.

Une « conception homosexuelle du monde »

Les manifestations très agressives autour du « mariage pour tous » auront révélé la profonde homophobie d’une bonne partie de la population française.
L’assez nette distribution des partis politiques concernant ce projet de loi a remis en évidence une relation très forte entre sexualité et politique.
En 1971, cette évidence n’en était pas une. Il faut imaginer une France beaucoup plus archaïque dans ce domaine, beaucoup plus homogène et moins diversifiée dans la représentation qu’on lui impose et qu’elle se doit de donner d’elle-même.
Mai 68 fut l’expression d’un refus collectif de cette paralysie organisée de l’imagination : cette société était plus diverse qu’on ne le lui donnait à penser.
Très vite, des voix féministes puis homosexuelles se lèvent pour ne pas laisser la réalisation de leur espoir de libération (la Révolution) aux seuls hommes hétérosexuels.
C’est le cas du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire dont voici le manifeste très inspiré par le mouvement « provocateur » de l’Internationale situationniste créé par Guy Debord. Ce mouvement proposait une stratégie qui avait tout pour plaire aux futurs gays exacerbés : interventions spectaculaires, détournement d’œuvres
artistiques, souvent érotiques, politisation générale et inversions épistémologiques. On retrouvera la même veine dans les six numéros de la revue Le Fléau social (1972-1974) dirigée par Alain Fleig (groupe 5 du FHAR) ainsi que dans celui de la revue Recherches de
mars 1973 intitulé « Trois Milliards de Pervers – Grande encyclopédie des Homosexualités ».
Près de 40 ans plus tard, la réédition de ce texte devenait éminemment utile et nécessaire. Il peut en effet, recontextualisé, servir l’histoire des mouvements queers préoccupés d’hégémonie,
d’impérialisme, de luttes de classes, de genre et de sexualité, d’hétérosexisme, d’immigration, d’homonationalisme, d’intersectionnalité en résumé, mais aussi de plaisir et de sexe : une approche que le FHAR désignait alors comme une « conception homosexuelle du monde ».

Mercredi 16 Octobre 2013 à 20h30 au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René – Montpellier.

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