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Squat du Très Très Grand Coeur, programme du 16 au 22 janvier

Voici le programme de cette semaine au squat du “Très très Grand Cœur”, 31 rue du Père Fabre, dans le quartier Figuerolles à Montpellier : 

mardi 17 janvier : action nationale d’occupation des pôles emplois. RDV devant le local du MNCP ( 4 rue levat ) à 10h

mercredi 18 janvier : 20h speedsquating, pour discuter des squats, s’organiser

vendredi 20 janvier :
à partir de 11h, préparation du carnaval
18h30 réunion du collectif de lutte contre la précarité
20h soirée carnavalesque devant la pleine lune

samedi 21 janvier : 12h30 repas de quartier au square du père Bonnet

dimanche 22 janvier : 20h AG du squat

Elles sont où mes bourses ?!

Bourses, Loyer, Santé, Bouffe, Transport…
Etudiant-es en galère, étudiant-es en colère !

Vous avez sûrement déjà dû constater le retard considérable du versement des bourses en novembre, et cela pour des centaines de milliers d’étudiant-es à l’heure actuelle.
Il est possible que le dixième mois de bourse récemment acquis ne puisse pas être mis en place et donnerait lieu à un non-versement massif des bourses de décembre qui plongerait des milliers d’étudiant-es dans une situation de crise et de précarité accrue lors de ce mois !
A cela s’ajoute le fait que ce dixième mois est financé par la baisse inadmissible du budget du FNAU (Fond National d’Aide d’Urgence pour les étudiant-es) alors qu’il devrait être augmenté !

On ne peut pas jouer avec notre budget. Quand galérer à boucler la fin du mois devient systématique, il faut réagir et vite !

EXIGEONS ET OBTENONS des bourses pour Décembre, à versement régulier, la hausse de leur montant, de leur nombre et des critères d’attribution, l’assurance du 10ème mois de bourse, une baisse significative du prix du Resto U, la construction de logements sociaux à hauteur des besoins… et la fin du salariat forcé pour sortir tous les étudiant-es de la précarité organisée !

ACTION CONTRE LA PRECARITE ETUDIANTE :
RDV JEUDI 24 NOVEMBRE 12H30 AU CROUS DE MONTPELLIER (2 Rue Monteil. Tram 1 Boutonnet).

Alès (30) : RSA, de nouvelles mesures pour nous pourrir la vie

L’obligation de travailler pour des miettes
Le rapport Daubresse1 organise la mise au travail forcé des RSAstes à raison de 7h par semaine, sous peine de radiation. Ce nouveau contrat, nous oblige à accepter n’importe quel boulot payé des miettes, pour 130€ en plus du RSA par mois, équivalant à bosser pour 4,6€ de l’heure. Cela nous met en concurrence avec les salariés : quel intérêt pour un patron d’embaucher aux conditions d’exploitations habituelles alors qu’on lui sert sur un plateau une main-d’œuvre quasi gratuite et cofinancée à 88% par l’État ?

Lutte contre la fraude
Le second volet de ce rapport consiste au renforcement de la « lutte contre la fraude ». Très en vogue en ce moment, elle désigne à la vindicte les sois-disant profiteurs, responsables de la dette publique 2. Tous les allocataires devront avoir une carte électronique qui regroupera les données sur leurs aides sociales. De plus, le Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS) recoupe les informations de différents services (CAF, CPAM, MSA, Trésor public, opérateurs téléphoniques, banques, EDF, commerçants, etc…) au prétexte de détecter plus facilement les incohérences et omissions dans les déclarations, et de cibler les fraudeurs potentiels. Toucher des « trop perçus » en connaissance de cause ou sans s’en rendre compte ne permet de toutes façons pas de remplir le frigo à la fin du mois. L a lutte contre la fraude permet surtout de renforcer le flicage, d’augmenter le nombre de radiations, et accessoirement de réaliser quelques économies toujours sur le dos des mêmes…

Les équipes pluridisciplinaires
Dans le même esprit, le conseil général du Gard, département pilote teste une nouvelle mesure : des bénéficiaires du RSA vont participer à des « équipes pluri-disciplinaires ». Dans une ambiance décontractée, chacun pourra « prendre des responsabilités, comme les professionnels ». En fait il s’agit de « réduire, suspendre et réorienter » les allocations des autres. Ceux qui accepteront de mettre les autres dans la merde le feront « anonymement et en toute confidentialité ». Ils devront radier leurs voisins, leur entourage, et pourquoi pas « étudier » leur propre dossier ! L’intégration des allocataires aux mesures répressives vise à rendre les radiations acceptables. Dans une ville ou nous sommes plus de 30% à être sans emploi, le conseil général compte bien attiser, en nous montant les uns contre les autres, la guerre de tous contre tous.

Le monde entier est en pleine restructuration économique et sociale, qui nous oblige à toujours plus de sacrifices, de serrage de ceinture ; qui exige de tout un chacun de se mobiliser pour contribuer au « sauvetage de l’économie ». Pour réaliser toujours plus de bénéfices, il faut réduire le coût de la main- d’œuvre. Cela passe notamment par la remise en cause généralisée, dans les pays ou ils existent, des minimas sociaux, allocations, retraites, sécurité sociale, etc…, que l’on appelle le « salaire indirect ». Elle permet de réaliser des économies sur le dos des travailleurs et de tous les pauvres. Et indirectement elle développe un travail toujours moins bien rémunéré, tirant vers le bas l’ensemble des conditions de travail.

Ne nous laissons pas faire. Refusons les restrictions, les radiations, empêchons la mise en place des équipes pluridisciplinaires. Agir collectivement permet d’être plus fort face aux administrations, aux propriétaires, aux huissiers, aux patrons…
Sur Alès, il existe aussi un collectif qui s’organise dans ce sens, n’hésitez pas à venir nous rencontrer et en discuter !

Le collectif Exploités-Énervés se réunira le jeudi 10 novembre, à partir de 18h30,

au « Café des Fleurs, bar-brocante », en face de la gare d’Alès, vous y êtes les bienvenus.

Ensuite, permanence tous les 2emes vendredi du mois.

1.Mission présidentielle sur l’amélioration du rSa et le renforcement de son volet insertion, remis au président en Août 2011.
2.La fraude aux prestations sociale, en France, est estimé de 2 à 3 milliards d’euros. La fraude patronale est estimé à 18 milliards d’euros.
Le « fond européen de stabilisation économique », en gros l’aide financière accordé aux banques en est à environ 440 Milliards d’euros…

Squat du Très Très Grand Coeur, programme du 07 au 13 novembre