Rassemblement du Collectif des Etudiants Etrangers le 13 avril

  • Vendredi 13 avril:

A 11h30 une délégation du collectif aura une entrevue avec des responsables de laPréfecture de l’Hérault (Montpellier). A l’ordre du jour, la liste remise par le collectif à la directrice de l’Immigration et de l’intégration, et qui contient les noms et prénoms d’étudiants qui n’ont toujours pas reçu de titre de séjour étudiant, et d’étudiantsconcernés par la circulaire Guéant et/ou ayant reçu une OQTF (Obligation de quitter le territoire).

A Cette occasion un rassemblement est prévu devant la préfecture (à 11h30). Pour la libre circulation des personnes.

Organisation d’une réunion avec les étudiants sans papiers et/ou ayant des “soucis” avec la préfecture

Le collectif des étudiants étrangers de Montpellier propose d’organiser une réunion avec les étudiants sans papiers et/ou ayant des “soucis” avec la préfecture. Cette réunion est prévue mardi 27 mars à 17h30 au local de Sud étudiant Montpellier (Porte 107 de la Maison des étudiants de l’université Paul-Valéry Montpellier 3), avant la réunion du collectif qui se déroule à 18h30.
Une réunion des étudiants sans papiers doit permettre:
- De sortir de l’isolement et de l’humiliation imposés par les décisions de l’État. De discuter, d’échanger des expériences et des conseils pour construire des solidarités.
- De s’organiser sur le plan juridique, d’évoquer les recours au tribunal administratif, les attestations faites et à faire pour constituer un dossier solide.
- De construire une mobilisation, d’impliquer les étudiants sans papiers dans la lutte pour leur régularisation et d’élargir le mouvement contre la xénophobie d’État.
Évidemment la réunion est ouverte à toutes les préoccupations et attentes des étudiants étrangers pour qu’ils puissent s’approprier la dynamique du collectif.
Contactez le collectif et rejoignez le pour faire valoir vos droits.
Mail: coll.etudiantsetrangers.mtp@gmail.com

“Libres. De quelle liberté?” le 29 mars

Jeudi 29 mars à 20 h 30 au Centre Ascaso-Durruti à Montpellier

La revue “Réfractions” n°27. présenté par Jean Jacques Gandini.

L’adage libéral selon lequel ma liberté s’arrête où commence celle des autres, ce qui permet surtout de nuire aux autres, a été considéré par Bakounine, pour qui au contraires plus les autres sont libres plus je suis libre aussi, comme l’origine du besoin d’Etat et de codes juridiques, c’est à dire de tout ce qui maintient les individus asservis et les empêche d’être vraiment libres. En même temps on ne peut réfléchir à la liberté sans aborder la question de savoir si nous sommes libres de nos actions ou si nous sommes inconsciemment déterminés par une nécessité naturelle ou culturelle.
Au travers des aspects sociaux, historiques et politiques de la liberté développés dans les différents articles, la conception qui s’en dégage en fait une résultante d ‘une expérience et d’une construction communes :elle est fondée sur l’autonomie, la critique de la représentation et du principe majoritaire. En prise également avec l’actualité, ce numéro s’interroge sur les mouvements sociaux en cours dans les paysarabes à travers le prisme du “soulèvement” du peuple tunisien contre la dictature de Ben Ali.

Comment la police a tenté de prélever son ADN à un simple manifestant

Et comment la justice l’a condamné pour avoir refusé. Au-delà de la question du fichage à grande échelle de la population, c’est des lois sécuritaires et de leur usage envers les militants syndicaux, mais aussi envers les simples manifestants, dont il est question dans cette affaire.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1332106682.jpgExtrait du jugement du tribunal de Montpellier pour refus de prélèvement ADN

 

On est au cœur du mouvement contre la réforme des retraites. Dans la matinée du 21 octobre 2010, une petite centaine de personnes décide d’aller « occuper partiellement » l’agence Pôle emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier. Discussions, distribution de tracts. La police affirme que des dégradations ont été commises, ce que contestent les manifestants. Puis le cortège décide de rejoindre le centre ville en empruntant l’avenue (2×2 voies). C’est alors que des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) interviennent – à coups de matraques affirmeront certains manifestants – et interpellent cinq personnes. Il est 10h30. Garde à vue. Motif : « Participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations. »

« Contre-offensive » de l’État

Les policiers affirment que des poubelles ont été renversées sur la chaussée par les manifestants et obstruaient la circulation. Toujours selon les policiers, des voitures auraient même « subi des dégradations ». Ce qui n’est pas confirmé par les manifestants et les éventuelles victimes ne se sont jamais manifestées ni sur place ni après. La Confédération nationale du travail (CNT) voit plutôt, dans cette intervention de la police, une manifestation de la « contre-offensive » de l’État alors que « les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient » dans tout le pays. Six heures après les interpellations, le procureur donne ordre aux policiers de libérer les cinq personnes car l’infraction est « insuffisamment caractérisée », leur dit-il.

L’affaire aurait pu s’arrêter là si, en France aujourd’hui, il ne suffisait pas d’être suspecté d’avoir commis une infraction [La liste est donnée par l’article 706-55 du Code de procédure pénale. Elle va des « crimes contre l’humanité » aux simples « menaces d’atteintes aux biens ».] pour que la police puisse prélever votre ADN en vue de l’inscrire au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Et si vous êtes blanchi par l’enquête ? Trop tard, vous êtes fiché pour 25 ans [Vous pouvez néanmoins tenter de demander l’effacement de l’enregistrement au procureur de la République qui peut le décider « lorsque leur conservation n’apparaît plus nécessaire compte tenu de la finalité du fichier » (article 706-54 du Code de procédure pénale).]. Et le fait que quelques heures d’enquête ont suffi à vous disculper, n’y change rien.

« Fichage généralisé de la population »

C’est exactement ce qui est arrivé à quatre des cinq personnes interpellées, lycéens et étudiants âgés de 17 à 25 ans qui ont accepté le prélèvement. Il faut dire que la peine théoriquement encourue en cas de refus est d’un an de prison avec sursis et 15’000 euros d’amende [Article 706-56 du Code de procédure pénale]. De quoi faire réfléchir. Et on peut faire confiance aux policiers pour ne pas oublier de le rappeler aux récalcitrants. Giorgos, le cinquième interpelé, militant à la CNT et à la Coordination des groupes anarchistes (CGA), n’a pas succombé à la pression et a refusé le prélèvement de son ADN. Lors de sa garde à vue, les policiers consignent sur procès verbal (non signé par lui) les explications qu’il leur aurait livré : « Parce que politiquement je suis en désaccord. Parce que je suis contre le fichage généralisé de la population. La procédure de prise d’ADN concerne les crimes dits « sérieux » et ensuite, comme c’est mon cas, elle s’étend à toute la population. Il y a donc une volonté claire de l’État de ficher la population. »

Si le classement sans suite de l’affaire de « l’attroupement » est notifié aux cinq interpellés, Giorgos, n’en a pas pour autant fini avec la justice : il est poursuivi pour refus de prélèvement ADN et port d’arme de 6e catégorie (un Opinel qu’il dit utiliser le midi pour casser la croûte). Certains de ses soutiens affirment que les poursuites pour port d’arme – à l’appréciation des policiers et du procureur quand il s’agit de ce type de couteau [Selon l’article 2 du décret 95-589 du 6 mai 1995, est considérée comme une arme de 6e catégorie, « tous objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique ». Ceci dit, le décret ne précise pas, par exemple, si une feuille de papier – avec laquelle il est facile de se couper – est une arme de 6e catégorie. Lire aussi : Le couteau Laguiole est-il une arme ?] – lui auraient été infligées du fait de son refus du prélèvement ADN. Difficile à établir. Les manifestants pourraient cependant retenir de cette partie de l’affaire qu’il est préférable de manifester – ou d’aller voir un match de foot, de se rendre en boîte de nuit, etc. – avec le minimum d’objets sur soit. Évidemment, quand la forme même de la manifestation, comme c’est parfois le cas, est un pique-nique, ça devient plus compliqué. Mais l’essentiel n’est néanmoins pas là.

« Convictions anarchistes »

Le 22 septembre 2011, Giorgos comparaît devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Quelques heures plus tard, le jugement tombe : un mois avec sursis. La notification écrite de la décision est arrivée après un délai anormalement long, comme l’a raconté Montpellier journal. La patience a été récompensée : l’intérêt de sa lecture dépasse largement la simple question du fichage ADN (voir ci-dessous). On s’en doutait un peu après les déclarations de Clémence Olivier, l’assistante du procureur qui avait notamment lancé pendant son réquisitoire : « Le mise en cause refuse qu’on introduise ses empreintes génétiques dans un fichier par but politique parce qu’il a des convictions anarchistes. On peut donc penser que, à plusieurs occasions, il va participer à des manifestations, que peut-être il va y avoir de nouvelles dégradations. Le but est là. »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1332107653.jpgJugement refus prélèvement ADN Montpellier Giorgos

Me Jean-Jacques Gandini, l’avocat de Giorgos, après lecture de la décision commente : « C’est vraiment clair qu’ils l’ont coincé pour ce qu’il est plus que pour ce qu’il a fait. […] » La CNT et la CGA n’avaient d’ailleurs pas attendu les motivations du jugement pour, dans un communiqué diffusé quelques jours après le prononcé du jugement, s’insurger : « L’argumentation de la procureur suivie par la juge tient du délit d’opinion. »

« Un but légitime »

Une phrase du jugement peut d’ailleurs renvoyer à cette question : « Vu les circonstances de fait, le prélèvement et la conservation des empreintes visaient un but légitime,  la détection et la prévention d’infractions pénales. » On ne saura pas précisément de quelles « circonstances de fait » il s’agit mais on peut néanmoins souligner par exemple que les juges considèrent comme acquis que Giorgos a admis « que certains membres du groupe avaient renversé des poubelles sur la chaussée ». Or, si ces propos figurent bien sur son PV d’audition, il ne l’a pas signé et il conteste avoir dit cela. Idem pour de prétendues « dégradations » commises dans les locaux de Pôle emploi dont on ne sait pas en quoi elles auraient consistées et par quoi elles ont été matérialisées.

Et surtout, on ne voit pas en quoi le prélèvement permet « la détection et la prévention d’infractions pénales » puisque l’affaire de la manifestation a été classée sans suite pour cause d’ « infraction insuffisamment caractérisée ». Ou alors, il faut suivre l’argumentation de la procureur : anarchiste égal forcément manifestations avec dégradations. L’article de loi correspondant à ce raisonnement n’est pas cité et on doute fortement qu’il n’existe…

« Violences volontaires »

Reste l’article 222-14-2 du Code pénal qui motive la décision des juges. Il stipule : « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15’000 € d’amende. » C’est cet article qui était avancé pour justifier le placement en garde à vue des cinq interpellés et le prélèvement ADN.

Mais a-t-on bien lu ? « La préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires. » C’est bien la préparation des violences qui est visée. Les auteurs de la proposition de loi consistant à pénaliser ce délit étaient pourtant très clairs : l’article 222-14-2 « permettra de sanctionner les membres qui, en connaissance de cause, appartiennent à un groupement ayant des visées violentes, avant même que cette bande ne commette un délit déjà prévu par le Code pénal. » De plus, la préparation des violences doit être caractérisée « par un ou plusieurs faits matériels ». Où sont ces faits matériels ? Mystère.

« Indices graves ou concordants » ?

Ce point est d’autant plus important que l’article 706-54 du Code de procédure pénale précise : « Les empreintes génétiques des personnes à l’encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elles aient commis l’une des infractions mentionnées à l’article 706-55 [dont le 222-14-2] sont également conservées dans ce fichier. » Bref, pour être fiché, il faut quand même qu’il « existe des indices graves ou concordants ». C’est d’ailleurs cette même expression que reprennent les juges pour justifier la pertinence du prélèvement. Mais où sont ces « indices graves ou concordants » ? Mystère.

Pour Me Gandini, « le but des tribunaux, et de manière plus générale de la politique pénale aujourd’hui, c’est de gonfler au maximum le fichier. Il y a de plus en plus de procédures où on poursuit des gens pour des faibles indices qui en fait s’avèrent infondés. Mais, entre temps, ça permet de réclamer l’ADN. Et donc pour un [Giorgos] qui va refuser – et qui aura un procès – combien font comme les quatre autres et sont fichés ? » Giorgos ayant fait appel, la condamnation n’est néanmoins pas définitive. Et si elle l’était, les motivations du jugement d’appel seront-elles les mêmes ?

Loi sur les « bandes »

Enfin, il faut savoir que l’article 222-14-2 vient de la fameuse loi sur les « bandes » [« Loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ». Ce texte a été déposé après des événements dans un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis) le 10 mars 2009.] votées en mars 2010 et dont la proposition a été notamment présentée par les députés héraultais Élie Aboud et Jean-Pierre Grand (le maire villepiniste de Castelnau-le-Lez). Rappelons déjà que la pertinence de faire une loi pour s’attaquer aux bandes est contestée par des sociologues (6)[Lire par exemple L’épouvantail politique des « bandes de jeunes » (Morwan Mohammed, sociologue, chercheur au CNRS sur le blog de Laurent Mucchielli). Ou L’invention de la violence, Laurent Mucchielli, Fayard, octobre 2011, 340 pages, 20 €.]. De plus, dans l’exposé des motifs et lors des débats à l’Assemblée nationale, la question des manifestations n’a été que peu évoquée même si la répression des « casseurs » et des « black blocs » était citée.

Le député Daniel Goldberg (PS) prévenait néanmoins lors de la discussion générale de la loi par l’Assemblée le 24 juin 2009 : « Une lecture de la proposition de loi pourrait conduire à considérer comme potentiellement violents toute une partie de la jeunesse, les salariés en grève pour défendre leur outil de travail, les manifestants qui se mobilisent pour des libertés publiques ou les parents d’élèves rassemblés pour défendre l’école, en les assimilant, tous, à des regroupements potentiellement violents ! C’est, de facto, la dissuasion de tout mouvement social revendicatif et le retour des fameuses « classes laborieuses, classes dangereuses » ! » Prémonitoire ?

Rapport gouvernemental introuvable

Un document pourrait nous éclairer sur ce qu’il en a réellement été globalement. En effet, l’article 1er de la loi prévoyait : « Dans l’année suivant la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation des dispositions de l’article 222-14-2 du code pénal. » Montpellier journal s’est donc adressé à l’Assemblée nationale pour se procurer se rapport. Qui nous a renvoyé vers le Secrétariat général du gouvernement. Dont le service documentation nous a répondu : « Les services du SGG n’ont pas ce rapport dans leur fonds. »

Sans pouvoir affirmer que ces interpellations poursuivaient un autre but que celui de réprimer d’éventuelles dégradations, voire l’intention de les commettre, on peut quand même citer, pour mémoire, le passionnant « récit » de David Dufresne. Dans Tarnac, magasin général [Calman-Lévy, février 2012, 488 pages, 20 €.], le journaliste revient sur l’affaire des personnes interpellées le 11 novembre 2008 en Corrèze dans le cadre de l’enquête sur les sabotages de caténaires sur des lignes SNCF. Et, il relate, page 103, un entretien de février 2009 avec Bruno Laffargue, le patron des Renseignements généraux à la préfecture de police de Paris. Il y est question du « ratage de son service » dans l’affaire. David Dufresne écrit : « La section « extrême gauche », forte d’une vingtaine d’hommes, n’avait rien vu venir. Du coup, dans les mois qui avaient suivi, ça raflait à tour de bras dans les queues de manifs. Après toutes les gardes à vue, le moindre contrôle d’identité, le moindre contrôle d’identité, les RG faisaient remonter toutes les fiches des interpellés. »

Puis le journaliste cite Bruno Laffargue qui lui déclare : « Vous comprenez, monsieur Dufresne, les manifs, ça nous permet d’alimenter nos archives. C’est essentiel pour nous de savoir qui a été arrêté quand, où, avec qui, dans quel contexte. Ça nous permet de dessiner une cartographie des groupes, des tendances… » Qui en douterait ?

Jacques-Olivier Teyssier – Montpellier journal, 18 mars 2012.

Élections étudiantes : apprentissage de la servitude volontaire …

Alors qu’à Montpellier les syndicats/corporations invitent les étudiants à voter massivement pour eux, la CNT-AIT de Clermont-Ferrand a diffusé ce tract :

ÉLECTIONS ÉTUDIANTES :
APPRENTISSAGE A LA SERVITUDE VOLONTAIRE…

Cette année, comme tous les 2 ans, on est appelé à élire nos « représentant-e-s étudiant-es» dans les conseils universitaires. Vaste blague… Déjà, qui vos élu-e-s vont-illes représenter ? Le taux de participation n’a jamais dépassé les 13% à l’UBP, et se situe plus souvent aux alentours des 5%… Ensuite, depuis la LRU, il y a désormais plus de patron-ne-s et de personnalités extérieures non élues que d’étudiant-e-s dans ces conseils. Mais bien évidemment ça ne gêne pas les différents syndicats officiels et autres corpos qui se présentent, car avoir des élu-e-s leur permet de toucher une coquette somme d’argent, plus utile à développer la cogestion (gérer la fac avec celleux qui font tout pour la foutre en l’air) qu’à rénover les facs. Sinon pourquoi croyez-vous que des syndicats
comme la Cé qui n’existent pas à Clermont dépensent de l’énergie et de l’argent et envoient leurs bureaucrates pour avoir des élu-e-s ? Pourquoi l’UNEF et le MéT appellent à la rescousse leur Bureau National pour être plus nombreux-euses afin de pousser les étudiant-e-s à voter, jusqu’à les
accompagner dans l’urne ? Et puis d’abord, qui se présente ici ?

➢ Le MéT. Organisation rassemblant des gens de droite et d’extrême droite, dont le seul but est de s’assurer que toutes les lois ultralibérales et le renvoi des étudiant-e-s sans-papiers se passe bien. Au passage, il y a deux ans, des militants de ce truc ont chanté des chants de la Waffen SS lors des élections à l’UdA…
➢ Le BDE, les corpos. Aucun projet pour la fac, se foutent de ce qui se passe (sauf pour gueuler contre les grèves). Leur seul but : pouvoir continuer de faire des soirées à la B.Box avec des affiches sexistes et virilistes.
➢ La Cé. Pseudo-syndicat qui n’est jamais contre rien, qui signe systématiquement avec le gouvernement. C’est le relais des collabos de la CFDT sur les facs.
➢ L’UNEF. LE syndicat étudiant comme illes disent. Relais du PS sur les facs, fort pour l’autopromotion et le carriérisme. A signé le processus de Bologne (la privatisation) pour ensuite faire croire qu’illes étaient contre. Ici c’est la TUUD, tendance, ou plutôt caution gauchiste de l’UNEF. Relais plus ou moins clair du NPA. Fait croire que les conseils c’est la démocratie. Débloque plus de fond pour les élections que pour la grève.

Les conseils permettent de maintenir en place le système, et donnent une caution démocratique à toutes les attaques menées contre les conditions d’études et de travail des personnels. D’ailleurs, la Réforme Licence a été signé cet été par tous ces collabos du pouvoir, vous en avez entendu parler ?? Seule la CNT-AIT a diffé un tract dessus.

SI TON BULLETIN EST UN PAVE ET QU’IL NE TIENT PAS DANS L’URNE
CONTACTE NOUS…

Nouvelles des Squats à Montpellier !

Le KaLaJ à Montpellier…

Aprés l’expulsion quasi-militaire du Trés Trés Grand Coeur,
et ce cuisant échec qu’a été l’habitation pendant 10 jours des 650m2 vides depuis 6ans Rue ”Toiras”…
Plus d’un mois ont passés, sans nouvelles…
Mais rassurez-vous, les squats Montpellierains se portent bien, Merci…
Pourtant tout n’a pas été si facile.
Commencons par cette courte aventure qu’a été le squat ”Toit-Ras” situé á l’angle des rues Chaptal et Toiras, à Figuerolles.
2 appartements de 650m2 cumulés, l’un en vente et vide depuis 2 ans, le second, innoccupés depuis au moins 2006… Le tribunal Administratif n’a jamais été aussi rapide pour juger une affaire…
L’expulsion s’est passée en douceur les squatteurs ayant déguerpis avant l’assault des forces de l’ordre…
Depuis Décembre, un nouveau Squat a fait apparition et ses habitants ont aujourd’hui décidés de le rendre bientôt public.
Il se prénomme ” Le KaLaJ ”…
Ce lieu à été ouvert par un groupe de personne soucieux de voir émerger un lieu culturelle autogéré et alternatif dans notre ville.
Le projet prend forme petit à petit mais, ayant aussi servi au relogement en urgence des habitants du TTGrandCoeur, les priorités ont été bousculées.
Des répétitions musicales ont régulierement eu lieu, ainsi que des résidences d’artistes fixes (théatre, contes, créations sonores et/ou vidéos, peinture…)
Aussi, vous avez surement du vous apercevoir que depuis 2 mois maintenant,
un Cinéma Libre et Gratuit était proposé tous les Mardis avec une diversité exceptionelle (Films Grand Public, Docus, Sélections Internationales…)
Cette semaine, c’est un peu chamboulé car la Projection se déroulera le mercredi, mais sans attendre voici le programme de la semaine…

Lundi 12 Mars 2012…
Début de la semaine de l’environnement (SdE). Toute la semaine…
11h à l’espla>>Journée de la lenteur>> Le programme complet ici >>> http://www.ouvre-tete.fr/wp-content/uploads/2012/02/PROG_SDE2012_Montpellier_24022012_Web3.pdf Ou à l’infokiosque du KaLaJ.

Mardi 13:
SdE>> 12h Pic-nic bio et local et musical à Prix Libre – Fac Mtp3
SdE>>17h Messe à la Consommation Comédie 3 grôsses

Mercredi 14:
SdE>> 18h Cour en pleine rue, Comédie 3 garces
//Le citoyen et sa ville, Zoom sur Le Trés Grand Coeur
KaLaJ>> 20h30 Projection Expéri-Mentale:
//Des images d’actualités accérées, sur un fond musical improvisé, rappé, slamé, scandé, clamé, crié…
//Ouverture du Bar Participatif et/ou prix libre…

Jeudi 15:
SdE>> 12h Pic-Nic musical et diverses animations à la Fac de Sciences Mtp2
mais regarde le programme ce sera mieux, t’as le lien plus haut…

Vendredi 16:
>>au KaLaJ // Dès 12h Journée Cirque… Arts du cirques, Clowns Activistes théorie puis…
Devant le Peyrou>> 16h // Capture The Flag, Clowns Actif…

Samedi 17:
SdE>>14h Vélorution Comédie les 3 Gosses…

Journée Nationale Contre la Répression et les dérives sécuritaires
2nd appel de Poitiers, A La Minga, Café associatif, 10 bis rue Dom Vaissette (Entre Chaptal et Clémenceau)
>>Dès 13h Table Ronde autour de la Répression Suivie d’un
>> Loto-Militant 16h>> De nombreux lots à remporter <

Dimanche 18:
>>>Au KaLaJ // 20h>> Assemblée Générale Inter-Squats…

>>>Et dans les semaines à venir, sans blaguer:
>>>Des EXPOS>>>Du JARDINAGE >>>De la CREATION AUDIO>>>Un STUDIO TV>>>ATELIERS CIRQUE>>>CREATION DE JEU DE SOCIETE>>>CINEMA LIBRE>>>THEATRE >>> ZONE DE REKUP>>> BAR//CAFE PRIX LIBRE///

Aussi bientot coopérative d’achats de café, sucre, huiles etc… tout ce qu’on ne peut pas avoir en rékup…
Proposition acceptées: Café Zapatiste du Chiapas, Sucre Du Mouvement des Sans-Terres Brésilien…
Nous sommes à la recherche de connections riz-pates pour le moment !!!

N’hésitez pas à passer filer un coup de main pour qu’on s’organise un peu mieux chaque jour…
Niveau rékup un planning est en place au KaLaJ, ainsi que des frigos pour le stockage…
Pour les besoins du squat, nous sommes à la recherche de:
Peintures
Tissus
Maquillage
Un WC (sec ou pas)
des tuyaux pour ce WC si pas sec…
une rallonge VGA (au cas ou si ya un spécialiste…)
ainsi que de bonnes volontée pour avancer toujours plus nombreux…

Contre Le Capitalisme, toutes sortes de dominations et toutes ces inégalités…

REJOINS-NOUS…

Marine Le Pen à Palavas jeudi 15 mars, en toute tranquillité ?

Marine Le Pen sera en réunion publique à Palavas-les-Flots le jeudi 15 mars à 19:30, à la Salle Bleue, Halle des Expositions, Avenue Abbé Brocardi, à Palavas-les-Flots.

Le fait que les idées de la candidate du Front National puissent être diffusées sans opposition est inquiétant.

Le SCALP / No Pasaran 34 est ouvert à toute proposition d’action, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à envoyer un mail à : scalpmtp@live.fr

Face à l’extrême-droite, riposte immédiate !

“Solidarité avec le peuple grec” le 15 mars

Jeudi 15 mars à 20 h 30 au Centre Ascaso-Durruti à Montpellier

“Solidarité avec le peuple grec”  

Rencontre-débat avec Yannis YOULOUNTAS

 Ecrivain et philosophe, auteur du livre “Paroles de murs athéniens”

Manifestation du Collectif des Étudiants Étrangers samedi 10 mars.

Manifestation du Collectif des Étudiants Étrangers à Montpellier le Samedi 10 Mars, 15h place de la Comédie pour finir sur la place devant la Préfecture face à la Poste.
A cette occasion, le Collectif sollicite une entrevue avec des responsables de la préfecture pour leur “rappeler” (ils le savent très bien) que de nombreux étudiants n’ont toujours pas de titre de séjour, et ce 7 à 8 mois après le dépôt de leur dossier.
Les délais de délivrance du titre de séjour sont arbitraires et placent les étudiants dans l’illégalité car ils se retrouvent sans papiers.
Le Collectif prévoie également un dépôt collectif de dossiers d’étudiants concernés par la circulaire Guéant et/ou ayant reçu une OQTF.

LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION.

03 Mars à 18h30 : ” L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre “

Le Centre Ascaso-Durruti et No Pasaran 34 vous invitent à une conférence débat sur un panorama complet de l’extrême droite, du discours social du Front National aux Identitaires, et qui abordera les luttes anti-fascistes.

En présence d’un militant antifasciste du SCALP Paris.

Samedi 03 mars 2012 à 18h30 Centre Ascaso Durruti 6 rue Henri-René – Montpellier

ENTRÉE LIBRE

(précédé d’un “fallait-pas”, apéro ou chacun ramène à grignoter/boire)


L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre

L’extrême droite française a connu ces derniers années des bouleversements qui ont changé sa physionomie. Dans le même temps, les représentations du mouvement nationaliste n’ont pas vraiment évolué dans l’opinion : or, pour la combattre efficacement, il est nécessaire de bien connaître l’extrême droite, à la fois dans son évolution des dernières décennies et dans son état actuel, afin d’adapter la riposte antifasciste à la réalité.

D’abord, avec l’arrivée de Marine Le Pen à la présidence du Front national, non seulement la question de la succession de Jean-Marie Le Pen (source de bien des spéculations au début des années 2000) mais par conséquent celle de son avenir ont été réglées : le FN a repris un second souffle, et la fille Le Pen, en le banalisant dans le paysage politique français, semble réussir là où son père avait (volontairement ?) échoué. Cela a été rendu possible d’une part en lui offrant un visage plus conformiste, mais aussi en élargissant son champ d’intervention au-delà des question de sécurité et d’immigration. Cette évolution du FN a signé la mort de l’antifascisme républicain, qui avait tout misé sur la mise à l’écart du FN, ce qu’on a appelé sa “diabolisation”, et amène de nouvelles questions : comment s’opposer à un parti qui soulève de moins en moins d’indignation ? Comment s’opposer à un parti qui tend à délaisser la pratique militante pour ne plus exister que dans les urnes ou sur Internet ? Comment réagir face à l’offensive frontiste sur des terrains où on ne l’attend pas ?

Ensuite, l’extrême droite radicale s’est elle aussi renouvelée. Les Identitaires, depuis maintenant bientôt dix ans, ont développé de nouvelles pratiques, basées sur la communication et le brouillage des lignes politiques : abandon d’une partie du folklore nationaliste traditionnel, “coups” médiatiques (soupe au cochon, apéros saucisson), alliances inattendues (Riposte laïque)… L’émergence à l’extrême droite de personnalités médiatiques et issues de la gauche (ou présentées comme telles), comme Dieudonné ou Alain Soral, porteuses d’un discours confus où “l’antimondialisme” sert de cache-sexe à l’antisémitisme, apporte elle aussi son lot de questions pour les antifascistes, et impose de repenser la lutte contre l’extrême droite, qui ne peut plus se contenter d’agiter le spectre du fascisme et du nazisme, et oblige à prendre en compte une certaine “modernité” d’une partie de l’extrême droite actuelle.

Enfin, ces dernières années, les agressions perpétrées par de groupuscules nationalistes violents se sont multipliées. En dépit d’une absence de discours politique lisible, leur vitalité (au moins un groupe nouveau apparaît chaque année) et leur structuration autour d’une des figures du milieu nationaliste radical des années 1980, Serge “Batskin” Ayoub, doit non seulement nous inquiéter, mais aussi nous interroger : comment expliquer le succès (relatif) de ce mouvement dans les petites villes et en milieu rural ? Comment organiser l’autodéfense antifasciste et rompre avec la logique de peur sur laquelle ces groupes prospèrent ?

À travers un diaporama qui, après un rapide balayage de l’histoire de l’extrême droite française depuis la création du Front national en 1972, présente en images l’état actuel de ses différentes tendances, nous vous invitons, en connaissance de cause, à débattre ensemble de la riposte antifasciste à mettre en place pour enrayer la progression d’un mouvement qui semble, malheureusement, avoir ces temps-ci le vent en poupe.